XXVH. LES POURBOIRES SUR LE RHIN
Le plaisir de voir toutes ces choses belles ou curieuses, musées, églises, hôtels de ville, est tempéré, il faut le dire, par la grave importunité du pourboire. Sur les bords du. Rhin, comme d'ailleurs dans toutes les contrées très-visitées, le pourboire est un moustique fort importun, lequel revient, à chaque instant et à tout propos, piquer non votre peau, mais votre bourse. Or, la bourse du voyageur, cette bourse précieuse, contient tout pour lui, puisque la sainte hospitalité n'est plus là pour le recevoir au seuil des maisons, avec son doux sourire et sa cordialité auguste. Voici à quel degré de puissance les intelligents naturels 2 de ce pays ont élevé le pourboire. J'expose les faits, je n'exagère rien.
Vous entrez dans un lieu quelconque ; à la porte de la ville, un estafier s'informe de l'hôtel où vous comptez descendre, vous demande votre passe-port, le prend et le garde. La voiture s'arrête dans la cour de la poste ; le conducteur, qui ne vous a