‹ Projet d'une langue universelleChapitre 32 sur 34 · ILC : Drap, mérinos, Casimir, flanelle, etc · texte numérisé non relu

ILC : Drap, mérinos, Casimir, flanelle, etc

ILD : Toile, batiste, ^tc.

ILF : Mousseline, percale, calicot, etc.

IM : Édifices et leurs dépendances.

IMA : Partie générale. — Édifice, bâtiment, demeure, logis.

— Palais, mausolée, château, hôtel, maison. — Collège, couvent, hôpital, hospice. — Métairie, grange^ cabane, baraque, chaumière^ tente.

IME : Parties des édifices. — Fondement, mur, pavé, voûte, toit, colonne, pilier, arc. — Façade, vestibule, portail, cour, basse-cour. Cave, citerne, puits, cloaque, égoût. — Perron, corridor, escalier, marche, entresol, étage, grenier, mansarde, donjon, coupole, dôme. — Appartement, comptoir, parloir. Antichambre, salle, salon, chambre, cabinet, alcôve, dortoir.

— Salle à manger, cuisine, foyer, cheminée, four.

IMI : Parties subordonnées des appartements. — Porte, gond, seuil, sonnette, marteau. — Croisée, fenêtre, balcon, ogive, lucarne. — Jalousie, persienne. — Grille, serrure, clef, cadenas, verrou.

IMO : Parties d'une t;i7/e.— Quartier, faubourg, banlieue. — Place, quai , promenade, boulevard. — Rue, ruelle, passage, impasse, trottoir.— Mairie, bourse, théâtre, lazaret, cimetière.

— Colonne, fontaine, etc.

IMU : Matériaux et instruments de la bâtisse. — Matériaux, moellon, brique, tuile, ardoise, chaux, gypse, mortier, ciment. — Charpente, chevron, poteau, solive, latte. —Truelle, oiseau, etc.

IN : Meubles, ornements et leurs analogues.

INA : Meubles. — Mobilier, meubles, ménage.— Lit, matelas, paillasse, oreiller, traversin. — ^Table de nuit, pot de chambre, chaise percée, bassinoire. — Siège, banc, sofa, canapé, causeuse, fauteuil, chaise, tabouret — Table, pupitre, planche.

INE : Armoire, commode, secrétaire. — CofiTre, malle, caisse, caisson. — Sac, bourse, boîte, tabatière. — Panier, corbeille. — Tonneau, barrique.

INI : Lustre, candélabre, lampe, quinquet, bougie, chandelle, — Poêle, chenet, tenailles, pelle, soufflet, écran. — ^Phos-

phore, allumettes^ amadou. — Bâton ^ parapluie^ parasol^ ombrelle. — Éponge.

INO : Ornements. — Miroir, glace, fleuron, tableau. — Rideau, tenture, embrasse, patère — ^TapiS; natte. — ^Toilette, couronne, bijou, joyau, cosmétique. — Pommade.

IN suivi d'une consonne : Équipages et leurs analogues. — Voiture, équipage, cabriolet, coupé, landau, berline, berlingot, carrosse, char. — Charrette , chariot, camion, brancard, traîneau, baquet.

IP, IN, IS, IT initiais : On les destine pour la médecine^ chirurgie et pharmacie.

Dans des matières si difficiles et si étrangères à nos études habituelles, nous n'osons pas proposer les classifications qu'on devra adopter. Nous nous contenterons de faire quelques indications générales pour engager les savants à donner ces classifications dans Tordre le plus convenable pour établir une nomenclature rationnelle et claire.

Notre principale indication est relative à l'utilité et même à la nécessité d'établir une nomenclature, qui soit basée sur des principes fixes et généraux qui facilitent Fétude de ces sciences, comme le réclament les médecins les plus distingués. En effet, les nomenclatures connues ont été prises très-souvent au hasard et sans aucune règle. La cause des maladies, leurs symptômes, leur forme extérieure, le membre attaqué, la saison où elles dominent, la marche qu'elles suivent, les auteurs qui les ont fait connaître et plusieurs autres circonstances non moins incohérentes, et souvent inexactes et fausses, ont servi à leur tour comme base pour donner les noms de ces maladies. De là il est résulté d'innombrables anomalies dans les nomenclatures employées par les savants, et par conséquent la nécessité absolue de l'étude de synonymes, qui est aussi difficile, aride et pénible, qu'inutile pour le fond de la science.

L'adoption de la nomenclature grecque peut atténuer un

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peu quelques-uns de ces inconvénients; mais il en reste encore plusieurs très-graves : 1** Cette nomenclature n'a été appliquée qu'à une partie de la science, et il est extrêmement difficile d'en faire une application générale. Aussi on a pris un très-grand nombre de mots du latin, du français, et d'autres langues. T U n'y a aucune base ni règle uniforme pour la formation de ces noms grecs ^ et ils sont dérivés ou composés le plus souvent d'une manière aussi anormale et incohérente^ que les dérivés et les composés latins dont nous avons parlé à la note du n° 31. 3» En conséquence de ces anomalies, la signification des mots est presque toujours vague ou équivoque. Ajoutez à ces inconvénients le temps et le travail qui sont nécessaires pour étudier la langue grecque, tandis qu'il est si facile d'apprendre celle du Projet.

11 est donc évident qu'une nomenclature claire, simple et basée sur un principe uniforme et applicable à toute la médecine, offrirait des avantages immenses. Ceux-ci seraient encore plus considérables, si le même principe était^pplicable à toutes les autres connaissances; puisqu'il en résulterait une très-grande habitude, et par conséquent une très -grande facilité et une très-grande promptitude, pour connaître la signification de tous les mots, et pour en faire l'application : telles sont les conditions des nomenclatures prises de la langue que nous proposons.

Yoici l'ordre qu'on pourrait établir pour former les nomenclatures dans les matières qui nous occupent.

IP : Santé et maladies en général.

IPÀ : Hygiène, santé, tempérament, vigueur, force, pouls, systole, diastole.

IPE : Généralités des maladies. Pathologie, maladie, indisposition, peste, épidémie, contagion, etc.

IPl : Symptômes. — Fièvre, ses espèces et ses degrés. — Douleur, prurit, démangeaison, etc.

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IPO : Cûurs dh mcdwites. —PtéàlspôsiûoÛ , Itlvasion, {)aroxysme^ crise, rémittence.

IPV : Caractères des maladies. — Aigli, chroi11(Jue, grave , léger, épidémiqùe, contagieux, endémique, stationnàire.

IR : Nomenclature spéciale des maladies.

IRA : Maladies qui ordinairement attaquent tout le corps de V homme. — Asphyxie, atonie.

IRE : Maladies qUi attaquent tantôt certaines parties du corps, tfxntôt d^ûutres, — Paralysie, hémiplégie, goutte, etc.

IRI : Maladies qui n'attaquent que certaines parties du corps, — Apoplexie, teigne, pulmonie, entérite, etc.

Remarque sur les noms des mjoladies spéciales de certains membres.

On pourrait former les noms de ces maladies en ajoutant une syllabe au nom de la partie attaquée. C'est ce qu'on fait à présent avec les terminaisons itis y pathie, algie ^ rhagie et d^autres ; mais ce sont des applications partielles et incomplètes, et non pas un système général. Pour obtenir cette généralité, on pourrait diviser tous les désordres et abeiTations du corps en un certain nombre de classes principales, telles que irritation, atonie, dilatation, obstruction, altération des liquides y gangrène, mauvaise conformation, etc., etc. Ensuite on subdiviserait ces classes générales en autres plus spéciales, et l'on destinerait pour chacune de ces classes une syllabe qu^on ajouterait au nom du membre attaqué, et qui déterminerait la nature de la maladie Ce que nous avons dit sur les syllabes additionnelles au chapitre tV de la deuxième section peut servir de modèle pour la formation de ces mots.

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