‹ Projet de pénitencierChapitre 10 sur 16 · ET PLANTATIONS EN DEHORS DE CES CONTREGARDES · texte numérisé non relu

ET PLANTATIONS EN DEHORS DE CES CONTREGARDES

Le batiment circulaire du pénitencier est entouré d’une vaste contregarde de 13 mètres de largeur moyenne , fermée par un grand mur d’enceinte sur plan octogonal.

Le sol de cette contregarde serait abaissé ; parce que l’inclinaison générale permettrait de le faire , sans descendre au-dessous du niveau des terreins par lesquels les eaux devraient s’écouler. — Les terres végétales qui proviendraient de cet abaissement , et celles qui seraient extraites des fondations placées en dehors du grand mur formeraient une chaussée , qu’on planterait de cinq rangs d’arbres ; de telle sorte que cette épaisse ceinture ferait obstacle aux communications qui pourraient être tentées entre l'extérieur et l’intérieur du pénitencier, en même temps qu’elle contribuerait à rendre l’habitation d’autant plus saine , que les plantations seraient faites à une trèsgrande distance des logements, et que la chaussée } tout élevée qu’elle serait , aurait encore un niveau inférieur à celui du premier rang des logements.

Je dois revenir sur le grand mur d’enceinte , pour parler de sa construction. — La partie inférieure, destinée à soutenir des terres, présenterait un fort talus du côté de la contregarde, puis à une hauteur de quatre mètres au-dessus du pavé de cette dernière , une rangée de corbeaux

permettrait d’établir, dans la partie supérieure du mur, le chemin de ronde pour les gardiens, qui, partant de leur salle au-dessus du vestibule d’entrée y rentreraient , après avoir fait tout le tour de l’établissement. — Des ouvertures ou visières pratiquées dans la cloison en pierre ou parpaing qui serait du côté de l’intérieur, rendraient possible d^exercer, même pendant la nuit, à l’aide d’appliques de lumiè res ou réverbères convenablement disposés , une surveillance telle que je n’en conçois pas de plus complète.

Des tourelles construites aux huit angles formés par le mur, contiendraient des escaliers, dont la moitié, à la disposition des gardiens, leur donnerait le moyen de descendre de leur corridor de ronde, dans la contregarde. — Les quatre autres escaliers serviraient à monter sur le dessus des murs , où les sentinelles préposées à la garde de la maison trouveraient des guérites et des chemins de faction , d’où elles apercevraient tous les points qui auraient besoin d’être surveillés par elles.

Chacun de ces chemins de faction occuperait toute la longueur des

côtés formant les pans coupés de la contregarde : mais il ne passerait pas sur les autres côtés de l’octogone 5 parce qu’il est mieux que les sentinelles 11e puissent pas se réunir, et qu’elles soient, au contraire, forcées de conserver le poste qui leur est assigné.

dépendances

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