‹ Projets d'embellissemens de Paris et de travaux d'utilité publiqueChapitre 20 sur 40 · DIFICE PROJETE · texte numérisé non relu

DIFICE PROJETE

Tameracemenr choisi vis-à-vis de l'École Militaire pour élever soit un palais, soit un hospice ou

tout autre édifice, offre une des plus belles situations des environs de la capitale, 1l est impos-

sible qu’un jour on ne construise pas sur ce terrain quelque grand et noble monument , dont les dépendances et les jardins nécessiteront un volume d’eau considérable, Cette eau ne peut être È prise que des bassins de Chaillot; mais ces bassins ne sont qu'à 100 pieds environ au-dessus de la

Seine, et leurs eaux ne peuvent être distribuées sur les parties hautes de Chaillot et de Passy : il |

est donc important d’a La première idée qui outre les difficultés « donner aux eaux plus

quantité. C’est donc st

viser au moyen de les élever davantage, sans rien perdre de leur volume, se présente est la prolongation du tuyau déversant de la pompe; mais e cette opération par la nature du sol , on sent que la pompe devant d'impulsion, pour les élever plus haut, n'en monteroit plus la même

ir les bassins même qu'il faut opérer, et c’est des eaux qu'ils renferment

qu'il faut chercher à distraire le volume dont on veut disposer, pour le porter à un réservoir

élevé, d'où puisse se faire la nouvelle distribution. L'emplacement de ce réservoir se trouve À naturellement indiqué par le pavillon qui sert aujourd'hui de demeure au gardien, et dont le ï comble est à 40 pieds environ au-dessus des bassins. Rien n’est plus facile que d'établir sur | le faite de ce bâtiment un réservoir en plomb, contenant environ 400 muids, et semblable à celui du château-d'eau du Palais-Royal. Le moyen d'y porter les eaux peut être obtenu par le

procédé le plus simple, et il est étonnant qu'on ne l'ait pas mis jusqu'à présent en usage pour

tout autre but. En effet, l'eau montée par les pompes est amenée dans deux petites tours d'où elle se dégorge dans les bassins avec une force et un volume supérieurs aux trois quarts des moteurs d'usines connues, (Voy. pl. IV.) Sa chute dans les bassins supérieurs est de deux pieds, et dans les autres de quatre; mais en pratiquant une ouverture dans les tours au point où l'eau se dégorge dans les vasques, la chute pourroit être de huit pieds et faire mouvoir une roue très-forte avant de se dégorger dans les bassins. À cette roue on se propose d'adapter deux pompes qui porteroïent un volume de vingt pouces environ à quarante pieds de hauteur, et par conséquent sur le sommet du pavillon indiqué, d'où on lui donneroit la direction que l'on jugeroit à propos. De cette manière il ne seroit véritablement distrait du volume général que la quantité dont on voudroit disposer, qui s’éléveroit par sa propre puissance, et sans perte

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