ERVOIR
nouvelle ni de combustible ni de l'eau employée à son action. Le savant mécanicien M. de Reichenbach, que nous avons consulté à ce sujet, et qui nous a fourni toutes les dispositions
de ce projet dans un Mémoire très-détaillé, n'estime pas la dépense de la roue et des
corps de pompes à plus de 25 à 30,000 fr. , et au double si on vouloit l'établir aux deux
réservoirs. Les changemens à faire au pavillon, d'après un devis très-détaillé et d'accord
avec le plan ci-joint (voyez planc he IV), s'élèvent à la somme de 11,500 fr. Ainsi, avec
moins de 50,000 fr., les vingt pouces d'eau destinés au Palais nouveau se trouveroient dis- ? Le]
ponibles dès- toutes
à-présent pour l'usage des travaux et pourroient être un jour répartis dans les distributions de cet édifice jusqu'à son comble. Quant au volume d’eau nécessaire aux Jardins, il pourroit étre fourni par le même procédé, en prenant pour moteurs et pour emploi les eaux de la quatrième partie de laqueduc de ceinture de l'Oureq : en effet cette quatrième partie, à son arrivée à Mousseaux, est encore de 50 pieds au-dessus des eaux de la Seine. Une chute de dix pieds qui éléveroit un volume d'eau convenable, laisseroit donc encore aux eaux employées comme moteurs une hauteur de quarante pieds, et par conséquent tout l'usage que l'on peut désirer d’en faire dans les quartiers adjacens. Je dois faire observer à cette occasion que ce moyen pourra remplacer un jour les pompes à vapeurs, et supprimer ainsi
dans toutes les usines la dépense considérable du combustible, L'Ourc q et ses affluens
doivent fournir un volume de 1 j,000 pouces d'eau; une force seulement de 200 pouces à la
hauteur de 80 pieds, où se trouve le bassin de la Villette, produiroit une pression aussi puis-
sante que celle de Fair dans les pompes à vapeur. C’est ainsi que dans une grande ville une
Opérauon sert à l'autre, et toutes se correspondent pour le plus grand bien-être de ses habitans. J'ai désiré, en entrant dans ces détails, fixer l'attention sur l'édifice commencé vis-à-vis r
palais, et marquer par un monument à la fois utile et magnifique , l'état actuel des arts en
ole Militaire. 11 n'existe nulle part une aussi belle situation pour construire un grand
France. Les terrains adjacens qui s'étendent au loin derrière les hauteurs de Chaillot, et qui se joignent sans interruption au bois de Boulogne ; pourroient composer le plus beau parc irrégulier connu, Le public ne souffriroit pas d'être privé pendant quelque temps de l’année de cette promenade , si on la remplacoit, ainsi que je le propose dans le dernier projet, par
une autre qui seroit plus à la portée de tous les quartiers de la ville et d'un parcours plus
agréable.
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Plan General
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DE FONTAINES NOUVELLES SUIVANT LE SYSTÈME DE DISTRIBUTION DES EAUX DE L'OT RCQ DANS L'INTÉRIEUR DE PARIS L TS } } \yanr d'introduire les eaux de l'Ourcq dans l'intérieur de Paris, inieur en chef, directeur des travaux du canal de l'Ourcq, eut l'idée heureuse de conserver ces eaux à leur niveau dans un long aqueduc de ceinture, embrassant tout le nord de la ville et les parties À les plus élevées, afin de pouvoir se servir de cette ligne culminante pour établir toutes espèces de distribution que l’on juger it convenable dans les quartiers situés au-dessous. À cet effet à il fit faire un nivellement de Paris fort exact, opération qui n’avoit point encore été tentée, et k qui devenoit d'une haute import ince. Ce mivellement servit à indiquer le plus ou moins de \ il hauteur des terrains, et pour ainsi dire les différens étages où l’on devoit placer des Fontaines, afin que les eaux pussent se reproduire de l'une à l'autre jusqu'au point le plus bas où elles se S jetteroient dans la Seine, On est donc en qu Ique sorte astreint dans les projets de nouveaux \ établissemens de ce genre à conserver cette méthode, afin de donner aux eaux tout l'effet qu'on À peut en attendre : c’est ce qui nous a dirigé dans le choix de l'emplacement des monumens dont on va donner les plans.
PAT ANR EEE Y | 4 FE NOCMION DE LELE AU: À } Château d’eau sur le boulevard Bonne-Nourelle, vis-à-vis la rue Hautesille , É à cinquante-quatre pieds au-dessus de léti .
1F e contour des boulevards, ainsi que l'a fort bien remarqué M. l'Ingénieur en chef des travaux du canal, offre une seconde ligne culminante presque parallèle à l'aqueduc de ceifiture et seulement de 20 à 25 pieds plus basse; il résulte de là que les fontaines établies sur les points l élevés de cette ligne, tout en décorant les plus belles parties de la capitale, peuvent encore distribuer leurs eaux dans des parties inférieures, et produire par là un double effet, Cette con- | sidération a fait choisir déjà à M. Girard l'emplacement du château d'eau actuel près de la rue de Bondi, et celui qu'il propose cette année vis-à-vis de la rue Hauteville, sur le boulevard Bonne-Nouvelle. Nous partageons son opinion, mais nous pensons seulement qu'il est possible de donner à ce monument plus de caractère, plus ( rance sans en augmenter beaucoup la dépense, et c'est dans cette vue que nous proposons le dessin de la planc be V, dont le plan se trouve indiqué sur la planche VIIL L'un et l'autre sont de la composition d'un jeune artiste plein de talent, M. Achille Leclerc, élève de M. Percier, et digne de l'école de ce grand maitre. Il est | |!
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PROJET à désirer que l'on apporte tout l'examen et tout le soin possible dans les compositions de ce genre, qui sont ac hetées par tant de dépenses, et qui donnent aux étrangers le type du goût
qu re,
ne dans nos arts. Il faut en étudier long-ti m ps les formes, se faire toutes les objections sans se laisser entrainer à un premier mouvement, et ne se décider qu'après le CONCOUTS , où du moins avec l'avis des artistes les plus distingués,
Le monument de la planc he V laisse apercevoir la rue Hauteville , et est aperçu d'elle avec
un égal avantage; il ne présente point de dépense considérable , et son peu de
élévation est
d'accord avec le peu de hauteur des eaux.