ET LES GENS A CHEVAL
P ; ; : ; ; aRIS qui renferme un si grand nombre de Jardins publics, de Boulevards et d’autres
promenades de touts espèce, pour les gens à pied, n’en a pas une seule destinée aux gens à heval
et aux voitures légères. Le luxe des équipages, cette marque si éclatante de l’opulence d'une
grande ville, ne peut s'y déployer avec avantage. Ceux qui veulent se Promener à cheval, soit pour leur santé, SOit par gout, ne trouvent aucun lieu qui Soit destiné à cet usage à la proxi-
mité de leur demeure : il faut qu'ils aillent chercher le Bois de Boulogne, distant d’une lieue
de Paris, par une route pavée que l'on partage encore avec toutes les petites voitures de St.
Cloud, les charrettes, etc. etc. Cette route d’ailleurs , passé les Champs-Élysées , ne présente
aucun aspect agréable, ce sont, pre que partout, des murs de clôture et des bas fonds. Le
temps qu'il faut pour la parcourir détourne beaucoup de gens des quartiers éloignés de s'y
rendre ; mais ce qui les en détourne davantage, c'est l'impossibilité où ils sont d'y trouver un
terrain soigné et commode. La moitié de l'année les revers du pavé en sont impraticables
tandis qu'il existe à droite et à gauche deux contre-allées que l'on interdit aux voitures et aux
gens à cheval, sans qu’elles servent davantage aux gens à pied. Ceux-ci ont à droite et à
gauche pour leur usage la totalité des Ch umps-Flysées, jusqu’à l'allée des Veuves, et de puis
ce point jusqu’au Bois de Boulogne, une seconde contre-allée qu'ils prélérent et qui leur est suffisante,
Aucun motif n'empécheroit donc d'abandonner aux gens à cheval et aux voitures lésères les deux contre-allées, ou du moins une seule, dont on feroit une route solide et commode. Mais en rattachant cette idée à un plan plus étendu, on pourroit pratiquer à la porte de Paris une promenade publique ou Corso, qui n'auroit rien à envier aux dispositions de ce genre dans les autres grandes villes.