‹ Projets de jonction de la Loire et de l'Yonne: le canal de Cosne à ClamecyChapitre 17 sur 63 · Ciez, Nièvre, arr. Cosne, cant. Donzy · texte numérisé non relu

Ciez, Nièvre, arr. Cosne, cant. Donzy

28 LA JONCTION DE LA LOIRE ET DE l'yONNE

Bouy S AUigny ', Dampierre ' et Saint-Sauveur ^ pourraient fournir annuellement 4.000 arpents ou 00.000 cordes ; les bois de construction^ merrains, lattes, échalas, cercles, prendraient un développement considérable. Comment pouvait-on en douter en présence des chifires fournis par les marchands de bois ?

Au reste, au dire d'Abeille, tous les renseignements obtenus étaient unanimes. Chaque année on voiturait do Clamocy à Avallon 3.700.000 milliers de chanvre dirigés vers Orléans et Nantes; 15.000 muids d'avoine et autant do blé, de froment, de méteil et d'orge étaient conduits dEntrains à Cosne ; on évaluait les fers à 3.200.000, les planches de chêne à 3.000, les bottes de lattes ài.000.000, le chanvre à 100 milliers, les bottes do cordes à 8.000.000, les merrains à 60.000 milliers, les laines à 80.000 milliers, que l'on amenait annuellement d'Ktitrains à Cosne; à ces chifires il convenait d'ajouter 3.000.000 de bottes de lattes, 80 milliers de morrains, 25 milliers de planches de chênes, 600 milliers de bottes de cercles, 50 milliers de chanvre, 40 de laines^ 400 milliers de fer, provenant de Donzy.

llu outre on pouvait escompter une production annuelle de 30.000 muids de vin fournis par Varzy * et Tannay *, 20.000 par Péreuse ', Lainsecq *, Treigny *, Sainte*Colombe ^^, Thury ", production qui

l > ÏVniy, Ni^vrt^, *rr« Cosne, c*nt. SainUAmand-^en-Paisaye. î* AUi^u>\ Nièvï^ *rr. el c«nt, Cosne.

4. l>««n>icrï^sous-Bo«i^% Nièvre, ârr, Cosne, c«nt. Saint- Amandett-l\ù»nye, 4^ ^int^ttv^«r-*n»l\ùsi*ye, Yonne, aw» Auxerre, ^* Vawiy, XièNTfes air. OUmecy, ^. Tan«i^\ ^4»

't^ IVïv«w^ Y<vnn^, arr, Anxerre, cani, Saint-Saav«ar. ^. lvainta^<>q. iÂ.

augmenterait rapidement avec une plus grande facilité d'exportation.

Le rapport d'Abeille fut envoyé à M. d'Argenson, afin que le duc d'Orléans pût se rendre compte de l'avenir probable du projet. Mais l'opposition ne désarma pas ; la lutte continua. On égara, paralt-il, le rapport *, et pendant plusieurs années on continua de produire mémoires et contre-mémoires, sans aboutir.

Ce fut seulement le 6 mars 1736, que sur le rapport du contrôleur général des finances Orry, le conseil du roi décida que « l'affaire serait soumise à l'examen de la grand'chambre du parlement de Paris, afin qu'elle examinât l'instance d'opposition pendante au conseil pour raison du fait dont s'agit entre M . le duc d'Orléans et autres d'une part, les intéressés au canal de Briare d'autre, et les intéressés au canal de Cosne encore d'autre part : pour y être fait droit sur toutes les demandes et contestations des parties, circonstances et dépendances, jusqu'à jugement définitif inclusivement, ainsi qu'il appartiendra *. >

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