Louise-Félicité de Noailles
3. Madeleine-Elisabeth d'Estrées et Tourbes, sœur puînée du maréchal, morte en 1750.
4. Louis-Félicité-Michel le Tellier, marquis de Courtanveaux, fils aîné de Louvois, avait épousé Marie- Anne-Catherine d'Estrées, sœur du maréchal*
de Saînt-Germaîn-des-Prés, et inspecteur général de la navigation et de l'approvisionnement de Paris *. Nul ne semblait mieux qualifié pour cette tâche. Dès le 26 juillet 1736, il commençait son enquête à Montargis^ descendait le canal de Briare jusqu'à Châtillonsur-Loire *, visitait les écluses de Rogny ' alors en réparation ; cet examen l'occupa jusqu'à la Toussaint, jour de son arrivée à Cosne. Mais, à en croire les allégations du parti d'Orléans, Pelet se serait facilement laissé influencer par les récits volontairement erronés qu'on lui aurait fait, relativement au long chômage du canal de Briare et à la durée de sa traversée.
Arrivé à Cosne, il étudia le cours duNohain jusqu'à Entrains, et suivit le tracé projeté du futur canal jusqu'à Surgy. Là, il convoqua une assemblée des marchands de bois, afin de connaître leur opinion,et de l'aveu même des adversaires d'Amelot, ces marchands ne firent pas d'objections absolues, formulant seulement des réserves sur la possibilité de continuer le flottage. Partout Pelet avait recueilli des plaintes et des récriminations sur le manque de communication et les entraves apportées au commerce. Dans son rapport, il conclut nettement en faveur du projet d'Amelot ; le canal d'une navigation facile, pourrait d'après lui être pratiqué toute l'année, et grâce à lui on pourrait, suppléant avantageusement le canal de Briare, utiliser pour l'approvisionnement de Paris, les bois de la haute vallée de l'Yonne, jusqu'alors sans emploi.
Cette intervention autorisée de la ville de Paris servait la cause d'Amelot. L'instruction de l'affaire traînait *, l'influence du duc d'Orléans ne pouvant dé-