Ibid,^ p
Soumis au vote de 1* Assemblée le 27 janvier» le projet suscita plusieurs observations, notamment que Tarrêté du comité était suffisant ; et ce dernier fut envoyé aux départements de la Nièvre et de l'Yonne^ afin d'y satisfaire le plus rapidement possible.
L'on ne pouvait douter de la bonne volonté et de la célérité que mettrait le département de la Nièvre à s'occuper de l'affaire.
Il en était malheureusement autrement du département de l'Yonne. Sollicité depuis le mois de décembre, le Directoire d'Auxerre n'avait, à la fin de janvier 1791, fait aucune réponse. Aussi le 30 de ce mois, Amelot et Frignet, intervinrent-ils pour que l'on eût connaissance de sa résolution et le 10 février, le Comité d'agriculture intervint à son tour *.
Ce fut seulement le 10 mars que l'administration du Directoire de l'Yonne mit le projet en discussion. Le rapporteur conclut au rejet. « Considérant, dit-il, que des entreprises de cette nature ne doivent avoir en vue que des objets d'utilité majeure, comme l'ouverture de grandes communications ou un riche commerce ; que le pays dont il s'agit est posé d'un côté sur l'Yonne, et de l'autre sur la Loire, qui sont Tune et l'autre navigables, que les seules parties de commerce bien connues qui doivent charger le canal sont les bois et les fers ; qu'une partie des premiers flotte sur TYonne du côté de Clamecy, et l'autre sur le Nohain du côté de Donzy ; considérant la difficulté que présente le front de la montagne d'Entrains, dont l'exfodiation d'une profondeur de plus de cent pieds dans des parties se continue pendant deux lieues, la difficulté de tirer des eaux autres que celles des étangs d'Entrains, ressource qui paraît insuffisante en