‹ Projets de jonction de la Loire et de l'Yonne: le canal de Cosne à ClamecyChapitre 55 sur 63 · Arch. départ, de la Nièvre, Ls, n · texte numérisé non relu

Arch. départ, de la Nièvre, Ls, n

108 LA JONCTION DE LA LOIRE ET DE l'yONNE

citoyen commissaire qu'elle a investi de ses pouvoirs, pour que le projet d'établissement du <ianal de Cosne soit promptement exécuté et mis à fin; c'est le vœu général du district de Cosne, qui parmi les avantages que lui présente cet établissement compte beaucoup celui de multiplier ses relations avec une cité (Paris), qui a influé si puissamment sur la Révolution et sur le rétablissement des droits du peuple* ».

Cette délibération fut transmise au district qui y donna son plein assentiment, et le fit parvenir à Tadministration départementale. A Nevers, où de même qu'à Cosne, on désirait vivement que le décret d'exécution fût rendu, on s'occupa activement de hâter la solution désirée. On pensa profiter du crédit dont jouissait le représentant du peuple en mission dans le départe ment,Fouché, pour qu'il stimulât le zèle des comités centraux et de la Convention. L'un des membres de Tadministration départementale qui allait bientôt deveair administrateur du Directoire du département. Moineau, s'occupait activement de l'affaire. Il préparait un rapport, et le 14 août 1793 il priait l'administration du district de Cosne d'informer Frignet de la nécessité de se* présenter devant le représentant. « Le représentant est à Clamecy. Je ne ferai le rapport du canal de Cosne qu'à son retour ; en attendant, informez-vous si Jean-Henri Amelot demeurant à Paris rue de l'Egout, et Henri Frignet, ingénieur en chef des ponts et chaussées, vivent toujours; dans ce cas, il serait à propos de leur écrire que l'administration va reprendre cette affaire et qu'ils aient à se présenter de

nouveau M. Rameau-Montbenoist pourrait vous

donner des instructions sur ce que je vous demande le

l. Arch.municip, de Costic, registres dos délibérations, etc., 5, f.6.

me repose entièrement sur votre zèle et votre activité ;^

pour le service de notre commune demande. Engagez la municipalité à écrire au citoyen Fouchet(5îc) et à la }à

société de Nevers par celle de Cosne pour le canal. Ne négligez rien, je vous en prie *. » Frignet fut de suite informé et se hâta de répondre le 23 août : « Je viens de recevoir la lettre que vous avez bien voulu prendre la peine de m'écrire le 18 du courant. Je ne sçaurais trop, citoyens, vous assurer de ma reconnaissance de m'avoir fait part des nouvelles démarches du département de la Nièvre en faveur du canal de Cosne, dont je n'ai cessé de m'occuper depuis mon retour des opérations dont il sçait que j'ai été chargé pour arrester la situation des entrepreneurs du canal et flottage du Nivernais. Je fais, citoyens, l'impossible à la poursuite du décret, en abrégeant autant que je puis le travail du rapporteur, avec lequel je viens de passer une heure. Soyez assurés que je ne négligerai rien de ce qui pourra concourir à la pétition de ce décret, qui n'a été retardé que par les entraves qu'y a mises la mort de M. Amelot, mon beau-frère, arrivé il y a deux ans le 27 juin dernier, ce dont le citoyen Rameau aurait pu vous instruire. Resté seul à la tête de cette affaire que le rapporteur, envoyé aux armées du Nord, m'a remis avant son départ, je n'ai pas pensé devoir refuser la mission dont je viens d'avoir la faveur de vous parler, parce que je sçavais qu'elle me mettrait à portée de faire une apparition de quelques jours à Entrain, où j'avais quelques vérifications à faire et dont en effet je me suis occupé pendant les grandes chaleurs du 9 au 22 juillet. Il en est résulté outre de nouvelles connaissances que j'ai acquises et une délibération de rassemblée primaire du canton d'Entrain que je joins à mes autres pièces, —

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