II. RÉFLEXION
On a détaillé plus haut les effets de la foi en J. C. on lira ce qui en a été dif, aussi bien que les apparitions de J. G. On pourra même se servir du reste de Tépître de S. Jean pour confirmer dans la foi en Jésus ressuscité. Cet Apôtre y parle du témoignage que les trois personnes divines ont rendu de J. G. et de celui qu'en ont rendu l'esprit , l'eau et le,
3i6 Pour le IL Dimanche
sang. Ce que Ton^eut entendre de ce qui arriva h la mort du Sauveur, lorsqu'il rendit son esprit , et qu'il sortit de son cAté de l'eau et du sang. Si l^ion reçoit , conclu l'Apôtre, si l'on reçoit le témoignage des komxnes^ coni'' bien plus doit-on recevoir celui d*an Dieu.
Pour te IL dimanche après Pâques»
VJ E dimanche est appelé lé dimanche dû bon pasteur, parce qu'on y lit à la messe l^évangile tiré du dixième chapitre selonrS.
Jean , où est rappelé l'entretien que le* Sauveur eut avec les pharisiens, dans Iccfûelil leur déclara qu'il ' étoit le bon pasteur. H y caractérise les faux pasteurs, les pasteurs mercenaires; il "marque quelles sont les véritables brebis ; il y détaille les devoirs des ouailles envers leurs pasteurs ; et enfin il assurie qu'il* doit un. jour rassembler toutes ses brebis, pour en former un seul troupeau qui n'aura qu^un seul pasteur.
L'épître dé la messe, qui est prise du chap.
2. de la première épître de S. Pierre, confirme à ce dimanche le titre du dimanche du bon pasteur; S. Pieri^ rappelle aux pre-
après Tâques. 3i7
miers fidèles qu'ils ont été autrefois des brebis égarées ^ mais qu'ils sont maintenant retournés à celui qui est leur pasteur., Pévêque de leurs âmes : après leur avoir remis devant les yeux ce qu'il lui a coûté de ^peines, de souQbances » pour expier leurs péchés , rgaërir les plaies de leui^s âmes., et les faire vivre pour la justice. La sagesse de l'Eglise éclate d'une manière admirable dans le choix de cet évangile et de cette épître. Comme "Son but , dans le temps paschàl , est de conserver les fidèles dans la grâce, et de les attacher inséparablement à J. C. , pouvoit-il ttùeux y réussir, qu'en leur représentant la tendresse de Jésus à leur égard dans tout ce qu'il a fait et souffert pour eux? U y a différens sujets à traiter en ce jour, tous pris de l'évangile même , ou dans un sens littéral , ou dans un sens moral.
Le premier , et le plus naturel , c'est de faire voir comment J. C a rempli , h l'égard des fidèles , tous les devoirs d'un hou pas* teur ; et comment les fidèles doivent remplir, il l'égard de Jésus, les devoirs des véintable: brebis.
Le second^ qui se trouve dans les dei^dières paroles de l'évangile , c'est la connoisiance de la véritable Eglise de J. C. , le bon* lieur de ceux qui y sont nés , et leur reconioissance poiu* un tel bienfait. Ces deux su*
3i8 Pour le IL Dimanche
|ets se prennent du texte même ëvangélîqae.
Plusieurs pasteurs , à l'occasion de cet évangile, traitent »des devoirs mutuels des pasteurs et des paroissiens. Les obligations des inférieurs à Tégard de leurs supérieurs, et pidssim : les devoirs des chefs de famille à l'égard de ceux qui ïa composent , et le bon règlement des familles , trouveront aussi fort bien leurs places dans ce dimanche.
Premier sujet. Sur le bon Pasteur*.
XJORSQu'ON traitera le premier sujet , qui est, ce me semble, le plus naturel, on prendra son exorde dans ce qui vient d'être dit au préambule.
Le dimanche où nous sommes, M. F., s'appelle le dimanche du bon pasteur, parce que nous j lisons l'évangile où J. C. lui-même se nomme le bon pasteur , dans lequel il nous montre en- même temps comme il en a rempli , à notre égard , toutes les qualités , et ce que nous devons être , pour mériter de porter à juste titre la qualité de ses brebis fidèles. Vous entendrez sans doute avec plaisir, la lecture de cet évangile.
Entre plusieurs sujets d'instruction , que contient cet évangile , nous choisirons celui qui se présente le plus naturellement;^, et que
après Pâques 3 19
l'Eglise a ea, ce semble , en vue premièrement de nous proposer , en fixant cet évangile au second dimanche après Pâques, et en y ajoutant une ëpître tirée d'une lettre de S. Pierre, <^ a rapport à l'évangile , et qui nous rappelle J« C , Pevêque et le pasteur de nos unes*
Voici quel est mon dessein. Je vous représenterai , dans une première réflexion , Jésus le bon pasteur, qui en a rempli, à votre égard , tous les devoirs. Dans une seconde reflexion, je vous expliquerai comment vous devez vous acquitter , à Tégard de J. C. , des avoirs d'une brebis fidèle. ( Il seroit bien d'aèesser ici une courte prière à Jésus dans sa •çialité de bon pasteur.)
L POINT
Pbrsonne n'a jamais porté et ne portera jamais la qualité de bon pasteur à plus juste titre que Jésus , parce que personne n'en à rempli et n'en remplira si parfaitement que lui les devoirs. Quels sont en effet les devoirs d'un véritable pasteur , à Tégard de ses brebis? J. C. lui-même vous les a détaillés. Le premier devoir d'un bon pasteur est de con- Qoitre ses brebis. Le second, de les nourrir. •Le troisième , de veiller sur elles , de les défeodi^e du loup, et de les guérir. Le quatrième,
220 Pour le IL Dimanche
de souffrir pour elles les peines, et les fatigues, et de ne point craindre de s'exposer pour leur .CQ^servation , et pour 1^ ramener au bercail, lorsqu'elles s'en éloignent. Or, M. F., quel pasteur , s'est jamais acquitté plus parrfaitement de tous ces devoirs , à l'égprd de ces brebis , que J. C. l'a fait à notre égard? Ecoutez couime il s'en explique d^s Tévangile. Je.copnois mes brebis, ego cognosco oçes nuas. .Oui SQpt qes brebis? Cessant tous lés vrais fidèles qvii ^e recpni^sseot .pour leur ch^, qui fopt profession de sa dacti*ine; c'est vous , M. F. , c'est moi , .c'^t chacun de nous. Il connoit le pauvre comme le riche, l'enfant comme le vieillard ; il ne nous perd jamais de vue; en tout temps, eu tout lieu il pense à nous , il est occupé de ce qui nous regarde; en un mot , rien de ce qui nous concerne, ne lui est inconnu : à ce moment xuême il a les yeux attadiés sur nous : Ego cognosco ovcs meas. Le vrai pasteur , ajoute-til , connoît chacune de ses brebis par son nom; quelque grand qu'en soit le nombre^ il a de chacune une connoi.ssance parfaite.
Ah ! quelle consolation pour nous , d'avoir on tel pasteur ! Mais cette connoissance jque Jésus a de ses brebis , n'est pas comme celle de la plupart des hommes, qui n'opère rien par rapport à ceux dont ils connoissent les mi* sères; c'est une connoissance amoureuse 9
après pâques*^ Zoli
tonte pleine de tendresse et de raflectiou la plos sincère , une connoissance efTicace et agissante. Eh! jasqu'oîk ne va pas son amour? Vous le savez, M. F., vous eu avez fait, en ce temps de Pâques , la douce expérience. ; jusqu'à nourrir ses brebis de sa propre chair. Trouvera-t-on un pasteur qui porle à cet excès Tafiection pour les brebis dont il est chargé ? Ce que Ton exige du vrai pasteur , c'est qu'il donne à ses brebis une nourriture convenable , qu'il les mène dans de bons pâturages.
Mais Jésus ne se contente pas de noumr notre ame par les pâturages de ses instructions, par ses inspirations , par quantité de sages avis , d'exemples édiHans ; son amour lui a fait trouver un moyen de nous nourrir , qui ne peut être que Veffet d'une chaiité excessive, aussi bien que d'une puissance et d*ane sagesse infinies. Vous devez être instruits de l'excellence de ce nwyen , qui n'est autre chose que la divine Eucharistie. O !
quelles actions de gi aces ne mérite pas une telle bonté ! Il n'est pas moins attentif à satisfaire aux devoirs de la vigilance, dont i^aque pasteur est diargé envers ses brebis. ^el soin n'a-t-il pas de tous les fidèles !
Jue de précautions ne prend-il pas pour les >rcserver du péché, les conserver dans la ^âce y les^ fortifier contre les ennemis de
322 Pour le II. Dùnanche leur salut! Lés sacremens d'Extréme-ODCtTon^ de Confirmation , d'Ordre , de Mariage ^ et principalement celui de Pénitence, en sont un témoignage manifeste. ^ ^^ pourroit dire quelique chose des secourd que procurent ces sacremens^ : on relèveroit sur j tout la vertu du sacrement dé Pénitence^ \ pour guérir les plaies de nos âmes. ) Mais que "VOUS dirai- je de fout ce qu*a fait ce bon pasteur , de tout ce qu'il a soufîert pour ses brebis ? C'est ici que l'on connoit par- \ faitement et particulièrement le pasteur véri- \ tàhXevBonus paslàr dat aniinam suam pro wM \ surs. \
On expnquera ce qui est dit dans ?épltre ^ du jour, des souffrances de Jésus ; on en fera * l'application aux auditeurs. Pour qui Jésus a-t-il tant souffert, et pourquoi tant de différens supplices ? Ecoutez S. Pierre qui vons l'apprend : Christus passus ist pro nobis^ dit-îi c'est pourquoi il a porte nos péchés en soa corps sur la croix, afin qu'étant morts aït^ péché, nous vivions pour la justice : Pacatif^ nostra îpse periulit in cor pore suo^ super lîgnm^ cujtts Itvore sanati' estîs. Car vous étiez , ajouta l'Apôtre, vous étiez autrefois des brebis égarées ; et maintenant vous êtes retournés au pasteur et à l'évêque de vos âmes. C'est lui qui vous a rappelés , qui est allé vous chercher , qui vous a rapportés sur ses épaulés;
après raques* 323
Ah ! M. F. 9 quelle reconnoissance ne devezvoos pas témoignera ce bon pasteur! adorezrle sous cette qualité qu'il a bien voulu prendre lui-même , et qu'l a remplie si par- Ëùtement , ainsi que je viens de vous le faire voir: Venite adoremus , quia ipse est Dominus Deus.nosfer ^nos autempopulus ejus et oves pasmt ejus^ etc. ( Psal. 74* ) Mais n'oubliez lien de votre part, pour vous acquitter des devoirs d'une brebis fidèle.
IL P O I N T
C-£ST J. C lui-même , M. F. , qui nous instruit des obligations d'une véritable bre-^ bis à regard de son pasteur. Le premier devoir de la brebis fidèle , est de connoître la voix de son pasteur ; cognoscunt me vieœ. Le second est d'entendre sa voix: Ches meœ votem meam audiunt. Le troisième est de suivre son pasteur j de ne le point quitter: Sequun- ^ me. Voilà , M. F. ,. vos devoirs envers J. C. fe bien connoître , prêter l'oreille à sa voix , ûiaixher après lui. Appliquez-vous à l'explication que je vais vous en donner.
Vous le savez, M. F,, et je vous l'ai déjà 4it en diSerentes occasions, la connoissancé de J. C. est d'une nécessité absolue pour tous les chrétiens. Vous n'ignorez pas, et il ne t»ut jamais l'oublier , qu'il est le vrai fils de Dieu, Dieu, et homme tout ensemble, etc.
324 Pour le IL Dimanche Mais quelle doit être votre connoissance 7 rjTelle ^ peu près que celle que Jésu^ a de vous-mêmes! une connoissauce qui vous porte > à penser souvent à lui , à vous en occuper non seulement à Téglise, mais encore en plusieurs auti:es occasions , dans votre travail , vos voyages 9 et 1|B plus souvent que vous le pourrez. Le fi^ites-vous , aim^z-vous à penser à Jésus, le cpnqoissez-vous bien? On fera usage , si Ton veut y de ces paroles : 2anîa tempore çobiscum sum , et non cognomiis me 7 Il y a si long-temps que je vous parle de Jésus : mais combien peu parmi vous qui le conuoiss^t biea , de cette connoissance amou« revise et pratique, de cette connoissance qui rend attentif à sa divine parole : c'est le se* eond devoir.
Les brebis fidèles entendent la voix de leur pasteqr 9 dit le Sauveur ; elles la distinguent de to^t autre: Sciant vocem ejus : non f^overunt aocem alhnorum. Et quelle est cette vpi$ que le vrai pasteup fait entendre à ses brebis ? Comment leur pai-le-t-il? En différentes manières ; 1.^ par lui-même, en les .éclairant intérieurement , en excitant dans leiw çççur de saints desii'S ; 2.^ par ceux qui tien*»* ]f[)ent sa plac/e ; les pasteurs , les prédicateurs.^ Ie3 çoofesseurs , et tous ceux qui nous do»> nent de sages avis et des exemples édifians ; quelquefois par une image qui se présente à
après Pâques. 3a5
nos yeax , et qni nous rappelle ce qu'il a bien voulu souffrir pour nous ; par une cérémonie de lEgUs*) qui nous touche , etc. En certains temps 9 il nous parle doucement ; en d'auti^es , il ipenace , il frappe , il épouvante, il punit , etc. ( Application aux auditeui*s. ) Eotendez-vous bien la voix de ce charitable pasteur? N*y faites-vous point la sourde oreille? Ny en a-t-jl point parmi vous à qui on pour* toit adresser ce reproche, qu'il fit autrefois aux Juifs aveugles et incrédules: t^on creditis y. fuia non eslis de oçfbus meis : Vous refusez de croire ce que je vous dis , vous fermez les yeux à la lumière , et c'est ce qui vous rend indignes d'être comptés parmi les brebis ? Ah ! M. F. , il vous parle aujourd'hui par notre bouche, n'endurcissez pas vos cœurs; Hodiè si çocem ejus audieritisy nolile obdurare corda çestra. Soyez des brebis dociles , ne vous contentez pas d'entendre la voix de votre pasteur , suivez-le fidèlement , attachez- vous à lui : c'est la troisième et la principale obligation.
Les brebis fidèles suivent leur pasteur , parce qu'elles connoissent sa voix : Ot^es ilîum sequunfur , (fuîa scinnt vocem ejus. C'est pour cela, dit S. Pierre dans notre épîtrc, que J. C. a souffert; il nous a laissé l'exemple, afin que nous marchions sur ses pas : Vohh reliaquens exemplum^ ui sequamui çesiîgia epis^
326 Tour IL le Dimanche ( On rapportera la suite de Tépitre qai fÀ le détail des difierens exemples que Jésus novts a donnés. ) Interroges- vous à pr^nt , M. F. , vous dit S. Grégoire le grand ; ( S. Grég. .
mag. homel. i4 in Evang. ) voyez si vous êtes des brebis de Jésus-Christ ; Vîdete siom ejus estis; videte si eum cognosdiis ; \oyez à vous le connoissez: voyez si vous êtes bien instruits Je la doctrine qu'il vous a enseignée, si vous aimez bien à Tentendre ; Fideie d lumen verîtatîs sciiis. Scifis , dico y non per fir dem^ sed per amorem ; non ex creduliiaie ^ sei ex operatione. Examinez sur-tout si vous la réduisez en pratique ; si votre vie est conforme à celle de votre pasteur, si vous faites , chacun dans votre état, la volonté du Père cé^ leste , qui vous y a mis. C'est par-là que J. Cl a prouvé qu'il connoissoit son Père , et qu'il raimoit : Ego cognosco Palrem ; et animam meam pono pro oi^ibus mtîs. Etes- vous prêts à donner votre vie pour ce bon Pasteur , qui a donné Fa sienne pour vous? Helas ! qu'il en est peu qui soient dans cette disposition ! Elle est cependant nécessaire et essentielle à tout chrétien; puisque sans elle on ne peut avoir un amour de préférence pour J, C. Elle est aussi infiniment avantageuse : elle nous mente l'amour dé J. C. même , et nous assure une place parmi les prédestinés. Oui, M. F^, ''^'my)ns Jésus , et ne nous réparons plus de- luf;
.après Pâques* 32'7
.3 en a ramené plusieurs pendant ce temps de
Piques , qui Tavoient abandonné ; qu'ils pren*
neot bien garde, ces pécheurs couvertis, de
s'^[arer de nouveau ; qu*ils se tiennent sous
fi conduite, ils y seront en sûreté. Personne,
dit le Sauveur lui*même , ne m'arrachera une
lirebis d'entre les mains : Non rapiet eas guis-
fuam êe manu meâ ; aucune ne périra , et je
leur donnerai à toutes la vie éternelle.
On tâchera ici d'eshorter les différentes personnes qui composent la paroisse à ne jamais abandonner J. C. le bon Pasteur , et on le leur fera promettre durant la messe. Pour ceux qui pourroient encore être égarés , on les pressera de répéter ces paroles du prophète: Errai^î ^ sicut om quœ periiti quœre ser^ fum tuum. ( Psalm. 1 18. )
On finira en proposant le bonheur des brebis véritables qui , au jour du jugement , seront séparées des boucs ; aussi bien que la yne incompréhensible dont elles seront inondées dm'ant toute l'éternité, où elles seront toutes réunies avec leur souverain Pasteur.
La fin de Vhomélie de S. Gi'égoire conviendra fort bien à cet endroit»
On pourroit finir d'une autre manière , qui ne seroit pas moins touchante; ce seroit de demander aux auditeurs, comme autrefois le Sauveur le demandoit à ses' disciples , s'ils veulent se séparer du bon pasteui^, s'ils ne
l'ill
828 Pour le IL Dimctnche ^
sont pas plutôt résolus de le suivre par-toni On leur représenteroit h quoi ils seront cfr posés 9 en s abandonnant à la fureur da loiij^ infernal , qui ne manqueroit pas de les ëgop* ger, de leui' enlever la vie de la gi'âcc , «ïde les entraîner avec lui dans les enfers. Oft-' leur suggéreroit de faire-, pendant la messe^i. la prière suivante: Ne permettez pas, ô JÔol le bon Pasteur ! que je me sépare jamais de .| vous ; faites que j'entende toujours votre voiX| que j*y sois fidèle , et que je vous aime I^ ] reste de ma vie, comme vousm*avez aimé; préservez-moi des embûches du démon, rt conduisez-moi à la vie éternelle.
Second sujet. Sur la connoissance de la
çéritable Eglise*
Xje Siecond sujet d'instruction qu^un pasteur trouve dans Tévangile , et qu*il ne peut se dîs^ penser de traiter de temps en temps , c'est la connoissance de la véritable Eglise. Ce jour paroit le plus propre à cette fin , puisque J. C. annonça lui-même, dans notre évangile, rétablissement de TEglire , que ce fut après sa résurrection qu'il en parl^ à ses Apôtres , et qu'il les instruisit de ce €[u'ils dévoient, faire pour la fonder, et réimir dans un même peuple les Jui& et les Gentils.
après Pdques» 3 29
•Dans Tévangile de œ jour , M. F. , que tious appelons ^évangile du bon Pasteur , et ^e je vous ai déjà expliiqué dans une autre tHX'asioD 9 J. C nous prédit qu1l doit ras- •KOibler toutes ses. brebis dans une même bcrjerie , et sous un même pasteur. C'étoit prédire clairement {établissement de la religion chrétienne, de l'Eglise catholique, apostolique , et romaine : prédiction dont il nous importe infiniment de connoitre la vérité et l'accomplissement, puisqu'il n'y a point de \ salut à espérer hors de cette bergerie ou de cette Eglise dont J. G. est le souverain Pasteur.
Vous avez, M. F., le bonheur d'être nés dans cette Eglise catholique ; comprenez en ce jour l'obligation que vous avez à Dieu , et apprenez ^n même temps ce que vous devez être en qualité de catholique. L'Eglise catholique, apostolique et romaine est la seule véritable Eglise de J. C. : c'est le premier point. Â quoi nous oblige la qualité de ca^ tholique : c'est le second point.