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Je les réduirai à deux. Elle doit être y comme celle de J. C- intérieure et extérieure. ( On expliquera comment la pénitence de J.C
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dans son désert étoit intérieure.) Quels étoient les sentimens de son cœur? Sentimens de confusion pour nos péchés. Confusio opérait facitmmeam; (Psal 68. ) il étoit tout pénétré de douleur : Dohrmeus in conspeciu meo semper, ( Psal. i3. ) Pour Textérieur, il jeûnoit , il afflîgeoit son corps, il s'humilioit dans la prière y il s'interdisoit le commerce des îiommes , il s'abaissa jusqu*à permettre au dânoQ de le tenter : bel exemple , M. F. , qui nous instruit parfaitement de la manière Aaat nous devons faire pénitence. H faut affliger notre corps, le mortifier par le jeûne et par d'autres austérités ; mais il faut encore plus affliger notre ame , en nous humiliant | en gémissant de nos péchés , en nous offrant à la justice divine , comme des victimes disposées à tout ce qu'il lui plaira de nous faire «ouffrir : voilà , M- F. , la pénitence que Dieu nous a préchée par ses prophètes, par les Apôtres, par son propre fils. On citera des passages de l'ancien et du nouveau testament , par ex. Convertimini ad me in fofo corde çestroj in jejunio , in flefu et in planciu \ scindite eorda vestra. ( Joël 2. ) L'office du bréviaire en est tout rempli : Exhibeamus nosmetipsos in jejuniis. ( 2. Cor. 6. ) Projicite à vobis omne$ proBçaricationes pesiras. ( Ezech^ 18. )
On montrera que celte pénitence, soit intérieure j soit extérieure j est fondée sur la
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nature même du péché, par lequel rhommie s'éloigne de Dieu et lui résiste pour se procurer quelques plaisirs mauvais; et qu'il est juste que le corps et Tame satisfassent à la justice de Dieu. On rapportera quelques exemples de la pénitence des Ninivites , et il sera bon de raconter au long cette histoire.
Est-ce ainsi, dira-t-on, que Ton fait pénitence ? Les uns se contentent dé Textérieure; les autres se persuadent que Tintérieure suffit. N'avez-vous point été dans cette erreur?
N'y êtes-vous pas encore ? Détrompez-vous , M. F. , punissez votre corps qui a été Tinstrument de vos péchés , et punissez-le d'autant plus sévèrement que vous l'avez plus flatté: Quantum in deliciis fuit ^ tantàm date iîli tormenlum et luctum, ( Apoc- i8. ) ( On dira quelque chose du jeûne corporel et des autres mor-r tifications extérieures , que chacun doit pra^' tiquer suivant son âgC;, ses forces et son état.) Mais appliquez-vous principalement à la pénitence , bien rare , à la vérité , mais néanmoins très-nécessaire. On s'y trompe souvent, on s'imagine Tavoir dans le cœur , tandis qu'elle n'est que sur les lèvres. A quoi la connoîtrezvous ? Vous la connoîtrez par vos actions , si vous fuyez le péché , les occasions du péché ; si dès ce jour vous fbus séparez de l'objet de vos péchés , etc. si , à l'exemple 4e David , vous faites de fréquens actes de
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contrition; si comme J. C. votre divin Maître, vous vous éloignez du monde, pour gémir en secret sur vos iniquités, si vous pratiquez, avec une sainte joie et avec ferveur, rabstinence et le j^eûne commandés.
Souvenez- vous , M. F. ^ que quand on 3*e8t éloigné de Dieu , on ne peut retourner à lui et recouvrer son amitié, sans beaucoup do peines , de travaux et de gémissemens : Ad quam not^itattm et inlegritaiem sine magnis nosfris flefibus et laboribus , dmnd exigente justUiâ^peT" i^enîre nequaquàm possumus. ( Trid. sess. i4* C. 3. ) Cependant, M. F., que la peine qui est inséparable de la pénitence, ne vous empêche pas de Tentreprendre; quoiqu'elle paroisse ne respirer que le sang et les larmes, elle n'est pas si dure qu'elle vous paroît; si elle a ses rigueurs, elle a aussi ses douceurs: si elle est toujours accompagnée de douleur, elle est aussi suivie de consolations abondantes : Secundûm mulfitudinem doîorum meorum in corde meo , consolationes tuœ lœtificaiferunt animam meam* C Psal. 93. )