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Et cependant nous sommes réellement en possession d'une science naturelle pure, qui présente des lois, a priori^ et avec toute la nécessité requise pour
72 PROLÉGOBfÉNES A LA BfÉTAPIfïSIQUE.
des propositions apodictiques, lois auxquelles la na-. ture est soumise. Je n en donnerai ici comme preuve que cette propédictique de la physique, qui sous le titre de physique universelle, précède toute autre phy* sique (qui est fondée sur des principes empiriques). On y trouve une mathématique appliquée à des phénomènes, et des principes purement discursifs (par notions) qui constituent la partie philosophique de la connaissance pure de la nature. Mais il s'y trouve cependant beaucoup de choses encore qui n'est pas entièrement pur et indépendant des sources de Texpérience : comme la notion an mouvement^ de V impénétrabilité (fondement de la notion empirique de la taatière), A^d\ inertie^ etc., qui ne permettent pas de