L1MI1ES NÉCESSAIRES DE LA RAISON PURE
et conduit à la notion d'une cause par liberté, par conséquent d'une Intelligence suprême. Ainsi les Idées transcendan taies, sans nous instruire positivement, ont cependant cette utilité, de mettre un terme aux assertions audacieuses et restrictives du champ de la raison, qui constituent le matérialisme, le naturalisme et le fatalisme, et de donner ainsi carrière aux Idées morales en dehors du champ de la spéculation; ce qui expliquerait jusqu'à un certain point, si je ne me trompe, ces dispositions naturelles.
L'utilité pratique que peut avoir une science purement spéculative, étant en dehors des limites de cette science, peut donc être regardée simplement comme un scolie, et, comme tous les scolies, ne coastitue pas une partie de la science même. Cependant ce rapport est au moins en deçà des limites de la philosophie, de celle-là surtout qui se tire des sources rationnelles pures, où l'usage spéculatif de la raison en métaphysique doit nécessairement former unité avec l'usage pratique en morale. La dialectique inévitable de la raison pure, considérée en métaphysique comme une disposition naturelle, doit être expliquée autant que possible, non simplement co doit être dissipée, mais aussi la nature par rapport à sa comme surérogatoire, ne soi son, pour la métaphysique p
Quant à un second scôli6 matière et de la métaphysiqu la solution des questions qui
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que (t. II, p. 260-279). Car c'est là que.«e trouvent exposés certains principes rationnels qui déterminent a priori Vovdve physique, ou plutôt Tentendement qui doit en chercher les lois. Ils semblent être constitutifs et législatifs par rapport à Texpérience, quand cependant ils procèdent de la simple raison, qui, à la différence de Tentendement, ne doit pas être considérée comme un principe de l'expérience possible.
Ceux qui voudront examiner la nature de la raison, en dehors même de son usage en métaphysique, et jusque dans les principes universels propres à constituer systématiquement une histoire naturelle en général, auront à voir si cet accord dépend de ce que, tout comme la nature ne tient pas par elle-même aux phénomènes ou à leur source, la sensibilité, mais ne se trouve que dans le rapport de la sensibilité à l'entendement, de même l'unité constante de l'usage de l'entendement, en faveur de toute une expérience possible (en un système), ne peut convenir à cet entendement que par rapport à la raison, et qu'ainsi l'expérience est médiatement soumise à la législation de la raison; car j'ai bien présenté cette question, dans le livre même, comme importante, mais je n'en ai pas cherché la solution (1).
Je termine donc ainsi la solution analytique de la question principale que j'avais posée : Comment la
(1) Ma résolution constante a toujcturs été de ne rien négliger dans la critique de ce qui pourrait conduire à sa perfection, la recherche de la nature de la raison pure, si profondément cachée qu'elle puisse être. Libre à chacun de poursuivre aussi loin qui! le voudra son investigation, quand on aura seulement fait voir ce qui reste encore à faire; car c'est