II AVANT-PROPOS
à ceux qui pouvaient encore en douter que cet ordre de recherches a définitivement conquis son droit de cité dans notre haut enseignement. Les craintes exprimées par quelques personnes relativement au danger que la discussion publique de questions délicates entre toutes pouvait faire courir à la sérénité des études, ont été démenties par les faits.
J'ose ajouter que je me suis fait une loi de concilier, autant que possible, les exigences de la liberté scientifique et celles du respect dû aux convictions que mes opinions personnelles auraient pu froisser. Mais évidemment mes efforts auraient été vains, si je n'avais pu compter en même temps sur les dispositions libérales, le savoir-vivre et la bonne volonté de mes auditeurs.
Il me sera permis de regarder comme une consécration de l'œuvre dont l'initiative m'a été confiée la création toute récente encore d'une section nouvelle des Hautes Études, où les diverses branches d'histoire et de critique religieuses, dont mon cours au Collège de France ne peut être que la synthèse, seront étudiées sous la direction de spécialistes auto-