‹ Prologue d'un règneChapitre 155 sur 177 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

(a) Voici la généalogie des princes de la maison de Savoie à partir de la séparation des deux branches :

(De i58o à i63o.) Ch. -Emmanuel, marié à Catherine d'Autriche.

Victor-Amédée I".

Ch. -Emmanuel II. —

M. -Jeanne-Baptiste de

Nemours.

Victor-Amédée II. — Anne-Marie d'Orléans.

Cli. -Emmanuel III. — Elisabeth de Lorraine.

Victor-Amédée III. — Ferdmande d'Espagne.

Charl. -Emmanuel IV. \ I I

\ ictor-Emmanuel l'

Thomas, prince de Carignan. — M. -.Marie de Bourbon, comtesse de Soissons.

Emmanuel - Philibert. — Angélique d'Esté.

Charl

imaiiuct icl. / es-Félix. /

Eugène-Maurice.

— Olympe Mancini.

Victor-Amédée. — Françoise

deSuse. François-Eugène,

I "dit

Louis. — Christine de Hesse. le Prince Eugène,

| mort sans

Victor-Amédée. — Josèphe alliance,

de Lorraine.

Charles-Emmanuel. — Caroline de Saxe.

Charles-Albert.

C'est à tort qu'on a prétendu que le titre de prince de Carignan était attaché aux fiefs français que Marie de Bourbon, comtesse de Soissons, apporta à Thomas de Savoie. Carignan est un fief piémontais, situé sur le Pô, à 40 kilomètres de Turin.

(b) Le 8 décembre, Charles-Emmanuel IV cédait à la France tous ses États de terre ferme. Le 24 février suivant, après avoir passé deux mois malade à Florence, il s'embarquait pour la Sardaigne, sous la protection d'une frégate anglaise. Son premier soin, en prenant pied en Sardaigne, fut de révoquer l'acte d'abdication que Joubert lui avait arraché.

(c) Ce fait semble avoir échappé jusqu'ici aux historiens de

NOTES. 33q

la maison de Savoie. Il ressort pourtant, indéniable, du texte que voici :

« On convient qu'il y a eu un traité entre le prince de Carignan et le général Joubert. Le prince de Carignan avait droit au trône, il y a renoncé par ce traité. En conséquence de cette renonciation, on lui a assuré ses biens. » (Observations sur l'avis du Conseil d'Etat du 25 février 1809. Affaire Carignan. Archives nationales, n° AF. 258.)

(d) Alexandre de Saluces, comte de Menusiglio, appartenait à l'illustre maison jadis souveraine des marquis de Saluces. Une lointaine parenté le rattachait aux Carignan. Le comte de Saluces fut, en Piémont, ministre de la guerre, du 17 novembre 1820 au 12 mars 1821. Collier de l'ordre de l'Annonciade, ambassadeur à Pétersbourg, sénateur, il mourut en i85i.

(e) Décret daté de Saint-Cloud, 22 février 1810.

« Napoléon, par la grâce de Dieu, etc., etc. Considérant que, par suite de la réunion du Piémont au territoire français, l'apanage Carignan a été éteint et réuni au domaine de l'Etat...

« Que le prince Charles-Emmanuel de Carignan, dernier possesseur dudit apanage, décédé à Paris, le 24 juillet 1800, a rendu des services à la France, à l'époque de la réunion du Piémont...

« Qu'Albert- Charles, son fils, se trouve réduit à sa part d'héritage des biens libres de son père, montant, en capital, à 800,000 livres environ...

« Voulant donner audit Albert-Charles de Carignan un témoignage de munificence impériale...

« Avons résolu de constituer, comme nous constituons, par les présentes lettres patentes, en faveur dudit Albert-Charles de Carignan, un majorât avec titre de comte et un revenu annuel de 100,000 livres de rente, au grand-livre de la dette publique...

« Nous imposons audit comte de Carignan l'obligation d'avoir un hôtel situé dans notre ville de Paris, et dont la valeur ne pourra être moindre de celle de deux années du revenu dudit majorât... »

22 juin 1810, Archives nationales, A. F. IV. 3472.

Voir, pour le changement des armes, Simon, Armoriai de l'Empire français, p. 33.

(f) M. de Montléart appartenait a une famille qui avait une certaine ancienneté dans la province de Guyenne. Sa mère était Saint-Simon, de la maison de l'auteur des Mémoires.

Jules-Maximilien Thibaud, comte de Montléart, était né à Paris, le 8 février 1787. Il épousa, on vient de le dire, en premières noces, la princesse de Carignan; en secondes noces, miss Grant, avec qui il ne voulut jamais déclarer son mariage. Enfin, il épousa, en i865, la princesse Félicie de La Trémoille. 11 avait alors quatre-vingt-cinq ans. Il mourut à Paris, le 19 octobre i865. — Le titre de prince de Montléart lui fut concédé en Autriche, en considération de son mariage avec la princesse de Carignan.

Page 1