CHAPITRE VIII
(a) Voici cette lettre : « Sire, les saintes fêtes de Pâques approchent. Tous mes devoirs, soit de chrétien, soit de neveu à Votre Majesté, m'obligent, à l'approche d'un jour si solennel, de venir supplier Votre Majesté de me pardonner tous les torts que j'ai pu avoir envers Elle, en quelque temps que ce soit, en la suppliant d'agréer l'expression de mes plus vifs regrets sur des fautes qu'Elle attribuera certainement à une jeunesse inconsidérée, et non à un cœur qui, dans le fond, fut toujours dévoué; ainsi que le désir sincère dans lequel je suis de toui faire dorénavant pour mériter ses bonnes grâces. » (Archives de Sonnaz.)
(b) La nourrice, nommée Thérèse Zanotti-Rasca, ne survécut pas à ses blessures. Charles-Albert fit une pension à son mari et pourvut généreusement à l'avenir des enfants qu'elle laissait. On plaça, en 1860, au Poggio Impériale, dans la chambre où avait eu lieu l'événement, une plaque commémorative avec cette inscription :