‹ Promenade autour du monde, 1871Chapitre 35 sur 85 · En 18'i · texte numérisé non relu

En 18'i

lure de plusieurs ports chinois, le roi des Pays-Bas adressa au shogun le conseil de suivre l'exemple de la Chine. « Si vous ne le faites de vous-mômi^, lui disait-il, vous serez forcé de le riire; évitez-vous cette humiliation. » Le shogun répoadit par un re^ fus. Dans l'intérêt de sa navigation de plus en plus active dans le Nord-Pacifique, le gouvernement des États-Unis entreprit le premier de nouer des relations avec le Japon et d'obtenir, de gré ou de force, l'ouverture de quelques ports de refuge et de ravitaillement. Une escadrfî^ dirigée par le commodore Perry, vint s'embosser devant Yedo. L'année suivante elle reparut, et grâce à l'influence morale de ses canons, après de courtes négociations, un traité de paix et d'amitié fut signé dans le village de Kanagawa^ Deux ports désormais furent ouverts aux bâtiments et aux négociants do cette nation. La Russie et l'Angleterre, représentées par les amiraux Sterling et Poutiatine, obtinrent des concessions analogues ^

Mais à Yedo l'arrivée des Européens donna lieu à des tragédies sanglantes. Le parti hostile aux étrangers s'agita. Le shogun fut empoisonné ou massacré dans son palais. Son fils et successeur étant mineur, le sage et modéré li-Kamon-no-Kami prit comme régent les rênes de l'État. Soupçonné, à son tour, de sympathie pour les étrangers, il fut assassiné en plein jour à l'entrée du palais du shogun, sa tête envoyée et publiquement exposée à Kiyôto. Le coup

Page 1