VOYAGE EN ESPAGNE
PcrcERDA. J'entrai à Puycerda par le bout d'une rue, et i en sortis par l'autre. C est une bicoque de deux à trois mille âmes , peuplée de douaniers et de contrebandiers , se connaissant tous et vivant habituellement dans la meilleure intelligence. I! n'y a que dans de certaines circonstances extrêmement rares qu'on en vient aux hostilités.
Je ne sais ce qu'est devenu le temps où Crispiu disait :
De Puyceida , monsieur , les murailles sont fortes; Les habitans ruses avaient ferme les portes.
Aujourd'hui il faudrait qu'ils fussent bien fins pour fermer leurs portes , car il n'y en a pas plus que de murailles. Néanmoins la ville conserve nn commandant , je crois même qu'il a le titre pompeux de gouverneur.
Voilà ce que j'ai vu de l'Espagne, je vous renvoie pour les détails sur ce royaume, aux ouvrages de M. de Bourgoin et de M. de la Borde;
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ce sont des supplémens très - utiles au présent voyage.