‹ Promenade en Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 75 · NET A LAN TON POI TER: POLE RE MUC · texte numérisé non relu

NET A LAN TON POI TER: POLE RE MUC

t pour Arrivée

peur, oyen semd'imtrème

nécessité. La certitude d’être arrivé à peu près à jour fixe est un si grand avantage, et il est si incommode, au contraire, de ne pas savoir combien de temps on restera en mer! Cependant la voile a aussi son mérite ; elle est plus pittoresque ; je suis bien aise de faire connaissance avec elle. Il y a certainement un charme, ignoré sur le bateau à vapeur, dans l’absence du bruit que font la machine et les roues, et de la trépidation qu’elles impriment au bâtiment. La vapeur est une force violente, elle marche à travers les obstacles contre vent et marée, heurtant la lame, fendant la vague, allant droit au but, comme un homme au caractère fort et dur brise tout ce qui résiste. La voile tourne les obstacles ou leur cède à demi pour les vaincre, et, s’ap-

puyant même sur le vent contraire, avance par des

manœuvres habilement conceriées. C’est comme une puissance intelligente et insouciante qui conduit, au lieu d’entrainer. Il y a plaisir à sentir notre corvette onduler avec le mouvement de la mer, et obéir à l'impulsion du vent. Ces efforts concourent harmonieusement, au lieu de se contrarier, comme il arrive quand la vapeur et le vent sollicitent en sens contraires le bâtiment qui, à la faveur de la première, doit lutter contre le second. De plus, notre pelit navire, avec ses huit ou dix

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