‹ Promenade en Amérique [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 75 · PRIT · texte numérisé non relu

PRIT

TÉÉEES RES SE na: us cdd amie:

De PROS LU moi M Poe de Loir HO

jeter ce fort inutile par terre, ou plutôt dans l'eau,

ment soit entraîné sur des écucils. On recommande aux voyageurs de se hâter de débarquer leurs effets, autrement il se pourrait qu’on ne leur donnât pas le temps de les prendre avec eux, et qu’à peine mis à terre, ils vissent le bâtiment s'éloigner avec leur bagage et aller prendre le large jusqu’à ce que le norte eût cessé de souffler, Ce terrible norte est l'élément dramatique de la traversée. Menacé d’être condamné, au moment de toucher le port, à le fuir pour courir devant la tempête pendant plusieurs Jours ou plusieurs semaines, le voyageur est dans des transes perpétuelles, et à chaque léger changement dans l'atmosphère ou dans le ciel il croit voir ce vent fatal fondre sur lui pour l'écarter du rivage qu'il est près d’attemdre.

Cette fois le norte, bien que souvent annoncé, nous a été épargné, et nous arrivons au pied du château de Saint-Jean d’Ulloa, qui nous rappelle doublement le souvenir de la France. Il a été pris vaillamment par nos soldats, et il avait été construit par un Français nommé Grandpierre. Ce château fort n’a défendu Vera-Cruz ni contre les Français ni contre les Américains des États-Unis. Je ne sais vraiment à quoi il sert, et je suis assez de l’avis de notre capitaine, lequel disait qu’on ferait bien de

st

re

air 1rs ans geoir age

cé, du elle D ris ruit eau çais sais s de de

Pau,

PROMENADE EN AMÉRIQUE. Los

pour en faire un môle qui rendrait tenable la rade de Vera-Cruz. En ce moment sont étalées devant nous les carcasses d'une vingtaine de bâtiments jetés tous à la côte le même jour par ce fameux coup de vent dont on parlait tant à la Havane avant notre départ, et dont nous voyons aujourd'hui les tristes effets. Et il n’y a pas à éviter cette chance, car alors on s'expose à des chances encore plus fàcheuses. Comme le dit M. de Humboldt, pour arriver à Vera-Cruz, il faut choisir entre la saison des tempètes et la saison de la fièvre jaune. Les tempêtes valent mieux, surtout quand, comme nous, on ne les rencontre point ; mais c’est vraiment avoir du bonheur, et je ne m'y attendais guère à cctte époque de l’année, après avoir Ju dans Volney ce formidable renseignement : « Les marins citent celte mer pour être la plus féconde de toutes celles de la zone torride en orages, en tonnerres, en trombes, en tornados ou tourbillons, en calmes étouffants et en ouragans. »

Vera-Cruz, 24 janvier.

Enfin nous voilà au Mexique. Malgré ce qu’on nous avait prédit à la Havane, Vera-Cruz n’est point en révolution. La représentation de la comédie révolutionnaire ou contre-révolutionnaire qu’on nous

- 2 + BP :

ER Lens pi pie :

he : = x es trs ée

rte,

PSE e RTS PER =

Taser

RS

Fe

Page 1