‹ Promenades à l'expositionChapitre 3 sur 10 · IMPRESSION SUR ÉTOFFES · texte numérisé non relu

IMPRESSION SUR ÉTOFFES

— Dis donc, Aglaé, j’ai envie de faire faire le portrait de... mon mari sur étoffe.

— Farceuse! sur étoffe changeante alors?

une femme désespérée. — Ce désespoir provient sans doute de ce que sa blanchisseuse lui a perdu tout son linge

— Pardon, monsieur! vous me paraissez avoir une perruque, voulez-vous me permettre de là comparer avec celles de l’Exposition , afin que je voie le perfectionnement?

— Les belles cannes!

— Vous aimez les cannes, vous... on voit bien que vous n’avez jamais été mariée!...

— Ce sont des caisses qu’il est impossible d’ouvrir. C’est là le perfectionnement.

— Mais pour retirer ce qui se trouve dedans?

— Inutile , puisqu’on ncpeut pas ouvrir, on ne peut rien y mettre.

— Quelle section monsieur désire- t-il visiter?

— Oh ! moà être venu à l’Exposicheune rien que pour visi-ter le buffet.

— Monsieur, il a beau faire chaud, vous n’avez pas le droit d’ûter vos habits.

— Excusez! Quand j’ai regardé dans celte vitrine, j’ai cru que c’était permis.

— Un lit en or et en argent, ça doit êlrc bien ennuyeux... Tantôt le lit monte, grâce à la hausse de la rente , tantôt il descend avec la baisse; on doitèlre bien mal couché!

— Quelle différence votre savon a-t-il avec les autres savons?

— Monsieur, le mien est imperméable!

Page 1