VI PRÉFACE
grave qu'entreprises pendant que les travaux continuent elles sont destinées à devenir bientôt incomplètes et inexactes. Celle-ci, je le sais, n'échappera pas, avec le temps, au sort commun. Mais, pour qu'elle fût complète au moins au moment où elle verra le jour, je suis retourné à Rome l'an dernier, je m'y suis mis autant que possible au courant des découvertes récentes, et j'ai fait tous mes efforts pour que mon livre représentât l'état exact des fouilles à la fin de 1879.
On ne s'attend pas sans doute à trouver ici beaucoup de vues originales et d'idées nouvelles. C'est aux gens qui séjournent dans le pays, qui dirigent les fouilles ou qui peuvent les suivre, et qui voient jour par jour lou(e cette antiquité sortir de terre, qu'il appartient d'en parler avec une pleine autorité. Je me suis contenté d'ordinaire de résumer leurs opinions, quand ils sont d'accord, et de choisir, lorsqu'ils diffèrent, celles qui me paraissaient le plus vraisemblables. Si les lecteurs trouvent quelque utilité et quelque agrément dans cet ouvrage, c'est à ces archéologues expérimentés, à ces vaillants explorateurs du passé, à MM. deRossi, Rosa, Fiorelli, C. L. Visconti, Lanciani, qu'ils en seront redevables. Je dois beaucoup aussi à M. Jordan, qui a répandu tant de lumières sur la