ERNEST FOU1NET
Mon oncle vous adresse une traduction musulmane qui pourrait ce me semble faire une belle orientale.
Suivent les traductions de deux poèmes, Traversée du désert pendant la nuit et pétulant le jour '. Quatrième lettre :
Monsieur et cher ami, Vous avez la bonté de penser à moi et moi je pense à vos Orientaux ; je viens de lire un petit poème b.en court, mais tout primitif, je vous le fais connaître. Voilà bien le cœur de i'homme et ses sentiments pro.onds. La nouvelle école est des premiers temps du monde :
— « Je suis descendu vers lf s gens de Malileb, dans l'hiver, étranger, sans asile ; c'était au temps de la disette ; je n'ai cess<- d éprouver lems bienfaits ; ils m'ont couvert, ils m'ont fait du bien, tellement que je me suis cru dans ma tribu. »
L'iiospitalilé e&t-eiie bien peinte dans ces deux ligues simples '.' Tâchez donc de venir dimanche à l'Arsenal, car je ne me lasse point de vous voir et je finirai à ce propos par une citation arabe :
— Je suis l'épée si ce u'est que i'épée s'émousse et que les coups que je te porte ne s'émoussent jamais.
Au lieu de coups mettez amitiés et tout sera vrai.