Voir notes des Orientales
Il cite les premières strophes puis il continue ses remarques :
Voilà de la poésie de tous les temps, de toutes les écoles, c'est celle de votre phalange où je m'engage comme lieutenant.
11 cite encore une strophe et reprend :
Tout-à-coup le poète frappé de cette idée de citadelle oublie pour la décrire son sujet principal. J'aime cette brusquerie de transitions, c'est sans doute bien l'opposé de l'art...
Hugo a barré le reste de la phrase, mais il a traduit la pensée de Fouinet lorsqu'il écrit avant de citer les strophes en question :
« Le morceau suivant nous semble remarquable par le désordre lyrique des idées. »
Fouinet cite et après la strophe : Les étoiles tendant vers le couchant semblaient ces blanches vaches sauvages qui s'enfuient du bord de l'étang où elles s abreuvaient... il écrit :
Quel beau tableau ! Du haut d'une tour il voit les étoiles disparaître devant l'aurore comme les fauves devant le chasseur. Les vaches sont blanches comme les astres ; le ciel d'où les astres s'effacent semble un étang, c'est bien l'aube !
J'ai traduit tout ceci fort négligemment quant au style qui est plus arabe que français. Mais c'est ce qu'il faut, l'exactitude y est.
Comptez-y et regardez ce que je vous fais connaître comme votre propriété exclusive ; il serait beau pour moi de pouvoir vous enrichir. Tous les renseignements qui vous seraient utiles, demandez les moi et je vous les donnerai si j'en suis capable.
C'est un service que vous me rendrez en me forçant à ne pas oublier la clef de mes trésors de poésie.
J'espère que votre santé se remet ; j'irai m'en assurer un de ces jours; en attendant je vous serre la main en signe de bonne amitié bien franche.
J'écrirai aiasi tant que la colombe prendra un collier.
Ernest.
Abd allah hodiely.
Mes respects à madame. Je crois vous entendre dire que c'est l'auteur de la charmante ballade qui s'occupait de mes nouvelles, je
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serais désolé d'ilnnoser à l'obligeance d'un autre les démarches que je pourrais faire. Qu'il ait la bonté de m'introduire, c'est le grand point. Les courses sont de mon ressort.
Sixième lettre :
Monsieur et ami,
J'ai sur le conseil de mon oncle donné à notre Abraham le nom que lui donnent les orientaux, Hraehim...
En effet, je dois oublier la Genèse pour ne penser qu'au Korau. Je rime tant bien que mal des traditions d'origine biblique, il est vrai' mais arrangées à la musulmane. Hraehim porte le turban de Gherit dans la pensée du Kessai qui a composé à Mansoul l'histoire des prophètes. Soleiman fait les cinq prières de l'Islam, donc il n'est plus Salomon. David, suivant une autre traditiou, est suivi à ses funérailles de l'armée des Djins et des Péris, riantes inventions des arabes et persans ; ils nom nent le Roi prophète David, je dois les imiter. Qu'en pensez-vous '?
Peut-être vous vous plaindrez de mes réflexions écrites... je ne dirai plus que deux mots.
Votre ami,