Ces tableaux sont encore aujourd'hui à Antipas
si elle recherche de préférence la fréquentation des étrangers, c'est qu'elle ignore presque absolument la langue française, alo-s quelle s'exprime en anglais aussi facilement
qu'en hindou.
Elle voyait peu de monde à Montpellier, soit que les moqueries à son sujet l'aient éloignée des compatriotes de son mari, soit qu'elle ait trop peu séjourné dans cette ville pour s'y créer des relations aussi suivies qu'à Pans ou a Londres.
Toutes ses lettres à son mari sont écrites en Anglais.
Voici la traduction de deux de ses lettres :
« Les pauvres Taylor ont aussi perdu un fils en Egypte et ils doivent être dans une grande affliction. Ce jeune homme était employé comme ingénieur dans la suite du Pacha, je pense. Point de lettres d'Alger.
Le Moniteur Algérien arrive comme d'habitude. Je veux souscrire au Galiniani, indépendamment du New. Ce sera le moyen de conserver mon anglais.
Cette langue depuis que vous êtes parti est considérablement
rouillée.
Une lettre de M. Cauter, l'auteur, est arrivée de Milan pour vous. Je la mettrai dans ma prochaine ; à présent je ne veux pas faire une lettre trop chargée. Je clorai maintenant ma communication par une lettre finale avec mes propres contrariétés et les chagrins des autres. J'ai vu et connu leurs espérances,
Pauvre Maline ? pauvre Pirousli? Vous deux si jeunes coupés comme une fleur. Ah ! les réflexions de triste nature ne font pas de bien aux esprits déprimés. Dieu vous bénisse et vous garde mon très cher mari. Avec mon tendre amour et mes baisers, je demeure votre attachée et affectionnée