‹ Promenades biographiquesChapitre 47 sur 61 · DAVID · texte numérisé non relu

DAVID

Toute cette période de 1837 à 1847 est comme l'apogée de la réputatiou de l'orientaliste. Sa littérature demeure

inconnue mais les Pérégrinations en Orient sont goûtées des plus difficiles comme un livre d'une haute portée scientifique, politique, historique et économique.

Les travaux d'Antipas sont terminés. On y voit deux beaux portraits l'un d'Eusèbe de Salle et l'autre de sa femme — celle-ci coiliée d'un turban indien.

Il y a aussi dans le salon ' d'Antipas une petite peinture représentant le sacre d un chevalier à Jérusalem, il y a aussi un portrait de Saint-François de Sales. Car l'auteur de Sakontalà n'abandonnera jamais ses prétentions nobiliaires, pas plus qu'il n'oubliera les distinctions dont il aura été l'objet.

Aux Antipas, les tableaux que je viens de dire sont là dans le salon même pour le faire voir aux visiteurs, .hmsèbe de Salle ne séjourne d'ailleurs qu'irreguiière;nent dans son pei.it manoir. 11 voyage toujours, Home, Londres, Paris, Alger, Marseille le virent avide d honneurs, remuant le personnel des Ambassades pour une place de Consui ou celui des ministères pour un bout de ruban.

Les parents de Montpellier ie connaissent à peine. Il arrive cuez eux à 1 improviste, au retour d'un long voyage: « liens, fait lun deux uabitué de ces façons, c'est le cousin Eusèbe 1 »

Le cousin n'est là que pour quelques semaines, pour quelques jours, pour moins que cela encore.

Son épouse — son indienne disent irrespectueusement les Montpeiliérains — l'accompagne quelquefois ou l'attend rue Maguelone.

Il est assez difficile de retrouver dans Sarah de Salle les traits et le caractère de la Sakontalà du roman écrit en 1822.

Elle est devenue, avec les années, une femme aux manières simples et s'est fait apprécier pour la douceur de son caractère à laquelle s'ajoute cette espèce de mélancolie propre aux orientaux exilés. Elle a une distinction naturelle qui plaît, tout-à-lait dépourvue d excentricité et

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