‹ Promenades d'un homme de lettresChapitre 23 sur 82 · GUSTAVE NADAUD · texte numérisé non relu

GUSTAVE NADAUD

Un des hôtes habituels de Nice est le chansonnier Gustave Nadaud, qui vient de se faire construire un pavillon dans la magnifique propriété des Palmiers, — à l'extrémité de la promenade des Anglais.

Gustave Nadaud a appelé son pavillon le pavillon Pandore, en souvenir de son fameux gendarme.

Brigadier, répondit Pandore, Brigadier, vous avez raison.

Il y reçoit avec la chanson sur les lèvres, cela va sans dire. Olivier Basselin est devenu châtelain.

Seul, le dimanche est réservé à la clientèle populaire. C'est là qu'on peut étudier le type niçois.

Il y a quelques années, j'avais broché tant bien que mal quelques rimes sur Nice, qui se terminaient de la sorte :

Écrit en février, En mangeant une orange, A l'ombre d'un palmier, Étrange! étrange! étrange!

Un jeune homme « de la ville » me pria de les lui laisser transcrire pour l'album de la comtesse de M*'*. Je l'y autorisai de grand cœur.

Mais le jeune homme était distrait, — peutêtre était-il amoureux, — et il copia les vers ainsi :

Écrit en février, A l'ombre d'une^orange, En mangeant un palmier...

Étrange ! étrange ! étrange !

Quelle drôle d'idée on a dû avoir de moi chez la comtesse !

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