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—Hourrah! vive le glorieux quatre de juillet ! hur. la-t-il en anglais, tout en titubant et en déposant son précieux flacon au pied du mât du pavillon du consul des Etats-Unis, qui faisait flotter son drapeau en l’honpeur de l'anniversaire de la proclamation de l’indépendance de son pays.
Puis avisant Agénor, il lui mit la main sur l'épaule en lui disant :
— Capitaine, vous êtes Prussien: vous allez trinquer avec un compatriote.
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C'était la première fois de sa vie qu’'Agénor se faisait prendre pour un amateur de pendules. Peu sensible à cet honueur, il passa outre en haussant les épaules, Nous avions quelques emplettes à faire. Le temps pressait pour retourner à bord, L'aventure allait être oubliée car cinq minutes après nos poussions au large, lorsque nous entendimes quelqu'un crier du quai:
— Garde à vous!
Un bruit mat se fit entendre, et Raymond, un de nos matelots, tomba sur son banc de rame frappé par un bout
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de madrier que venait de lancer l’allemand en goguette,
Il faut l'avouer, Raymond n'était pas la patience même, ET brandissait déjà son aviron, et suivant son expression, se disposait ‘à ramer sur le dos ” de son adversaire, lorsque nous parvînmes à le calmer, Mais à peine obtenions-nous ce semblant de paix, qu’un second projectile fit son entrée dans ja baleinière, Ma casquette dis-
parut alors aplatie sous la pression du talon de la botte droite du Teuton, pendant que la botte gauche allait s’enfoncer dans le Miramichi. Restait Agénor Gravel, cause de tout ce tapage, puisqu'il n'avait pas voulu s’annexer à ce Prussien en bonne humeur. La main sur la barre du gouvernail, notre ami nous représenta comme il serait ridicule de s'entreprendre avec un pochard, et il termina son allocution en disant à nos gens:
— Allons, mes enfants, ne faites pas attention. Nagez
ferme !
Mais horreur ! Un parfum de gendarme incompris $0 répandit soudain dans l’embarcation, et chacun d’abandonner la nage pour se prendre le nez. En désespoir de cause et n'ayant plus de munitions, le Prussien s'était mis pieds nus. Ilavait jeté ses chaussettes sur la tête du malheureux Agénor qui, au milieu de son asphyxie, trouva le courage de nous dire d’une voix éteinte :
Pouah ! elles sentent véritablement plus fort encore que tout ce qui sort de la tabatière du roi de Prusse,
N'en pouvant mais après cet excès de propreté, le Poméranien était déjà dans la rivière, nageant comme un poisson, et se blanchissant à vue d'œil; ce qui ne devait pas l'empêcher de reprendre sa couleur ordinaire,
Le lendemain Agénor appuyé sur le bastingage rêvait gans doute au triste dénouement de la veille, quand il
m'appela. Une chaloupe passait sous l'étrave du Nupo-
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léon III. Gravel m'indiqua du doigt le fond de l’embarcation. J’y apergus un paquet ficelé ayee autant de soin que s’il sortait de la pharmacie, mais il était tout déchiré, trempé d’eau de mer, maculé de sang, C'était le Prus. sien, je n’eûs pas de peine à le reconnaître, et pendant que l’embarcation filuit à toutes voiles, nous vîmes son capitaine—espèce d’Hercule du Farnèse—se pencher sur l'ennemi d'Agénor, et examiner attentivement les progrès rapides que faisaient sur les yeux de son matelot déserteur deux énormes coups de poings qu’il venait de lui décocher.
— Tant il est vrai, me dit alors Agénor Gravel, en me prenant le bras ct en commençant sa pronnade habituelle sur le pont, que ce ne peut être sans cesse le tour de la Prusse,
Nous devions reprendre la mer le lendemain, et nous ne voulions pas quitter Newcastle et Chatham sans rendre les visites que nous avions reçues. En voyage il se fait bien des lacunes dans une malle Nous n'avions plus de cartes. Un matelot fut dépêché à terre avec consigne de s’en procurer. Zi fit vainement le tour des boutiques de ces deux villes. A chaque instant notre homme se heurtait contre un horizon de bibles, de pots plus ou moins étrusques, de bijouteries et de morues sèches: mais des cartes de visites, point | Un marchand de tabae, plus aviséque les autres et voyant son embarras, lui offrit de découper en morceaux de la grandeur voulue par la mode, une carte où s’étalaient de
gros bracelets en verroterie. Mais notre marin avait des notions d’éti quette. Il hésita, finit par trouver le car ton trop épais, s'en fit donner un échantillon et revint à bord demander notre avis. Nous ne pouvions prendre sur nous d'être excentriques à ce point, aussi fines-no 18 tant bien que mal nos adieux sans la précieuse carte, et prenant congé de tous ces amis d’un jour, nous redescendimes le Miramichi sur Île Napoléon III, laisgant derrière nous Newcastle, que l'ombre du crépuseule envahissait déjà, pendant que Chatham était encore éclairée par le sol il couchant. Bientôt ces deux villes disparurent elles aussi, ne laissant dans notre mémoire que le souvenir des douces heures pasgées à rire, à faire de la musique et à causer avec des gens aimables, qui, une fois rencontrés en chemin, ne sauraient plus s’oublier. Nous étions au mois de juillet : Ja nuit était calme, toute éclairée par la lune, et rafraî chie par une légère brise qui nous apportait les odeurs des foins et des moissons. Il faisait bon de respirer et de causer pir un temps pareil, et nous passâmes la veillée à nous promener sur le pont du Napoléon IZI et à converser comme d'habitude sur les faits historiques qui s'étaient passés dans les pays que nous parcourions. Ces bois silencieux, ces rives endormies par le murmure du fleuve sur lequel nous olissions, avaient jadis entendu les plaintes des Acadiens, de cette poigmée de 3500 hommes qui av.it réussi à passer à travers les lignes anglaises, et qui s'étaient réfugiée ici, protestant de
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le murient jadis oigmée de ravers les testant de
son inaltérable dévouement à la France, et ne demandant que ‘“ du pain et des armes ” pour recommencer la guerre contre les bourreaux de l'Acadie, Hélas | la patrie qui leur avait coûté si cher ne put leur donner que des lambeaux de morue salée ; ils expirèrent de misère sur une terre française,” et il en est déjà mort trois cents ‘* écrivait Doreil au ministre le 25 février 1758.”
Tout en causant ainsi des choses du passé, nous nous reportions vers les temps de la découverte de cc pays, et le mystérieux énigme qui avait fait rêver jadis plus d’un missionnaire, revenait se poser devant nous. Ici a vécu cette tribu indienne des Porte-Croix dont la CrOYance fait involontairement songer au Dieu inconnu qu'adoraient les Athéniens, du temps de Saint-Paul, La légende acceptée par les sauvaes du Miramichi et de la Gaspésie, rapporte qu'un jour—dans un moment où la peste ravageait toute la contrée—un homme resplendissant de lumièreet de douceur a} parut aux anciens. Il leur donna une croix, en leur disant que tant que cesigne serait en honneur parmi eux, il serait un gage de salut et de bon. heur. Depuis lors, la croix remplaça le totem des tribus du Miramichi (f). Avant d'allumer les feux, on la
(*) Le P. Charlevoix traite cette croyance de “ fausse tradition” dans son histoire de La Nouvelle-France. Néanmoins ü ajoute aussi que ‘“ Monseigneur de Saint-Valier, évê jue de Québeso, dans une lettre publiée au retour d’un premier voyage qu’il fit dans son diocèse, parle de ce culte comme d'un fait avéré” Je
doine ces légendes à titre de renseignements pour l'histoire de golfe Saint-Laurent.
ouigouam du conseil. Les ambassadeurs ur la poitrine lorsqu'ils allaient à l’évœux et les ordres de la nation, et les étaient encore protésés par ce signe ant la vie les avait suivi partout, les uns dans la forêt, lorsque chaussés de légères raaient la chasse à l'orignal ou au caribou, lorsqu’en poussant ces côtes déso-
plantait dans le ge la mettaient 8 tranger porter les tombes des morts consolateur qui, pend
quettes il donn
les autres sur leurs canots d’écorce,
leurs cris de guerre ils voyagoaient vers lées du Labrador où vivait leur ennemi héréditaire, le petit Esquimau.
A. cette légende de la croix s’en joignent d’autres ui Læ) 2
tion biblique. Que penser de-
se rapprochent de la tradi qu'on 8e racontai*
a création et du déluge, feux du ouigouam, € qui étonssionnaires de ces tribus ?
ces récits de | alors le soir autour des nèrent si étrangement les mi
enfants de la forêt, au P.
4 Dieu, disait un de ces *, IdF
Chrestien LeUlercq, créa tout ce grand univers \
mettent
on excellent ouvrage intitulé:
“ Notes pour servir à l'histoire, à la bibliographie et à la cartohie de la Nouvelle-France et des pays adjacents (1545-1700)”
donne les détails suivants sur ce père récollet :
« Chrétien LeClerey est né dans la province d'Artois et entra de bonne heure chez les Récollets. Ces rehigieux ayant enfin obtenu en 1669, par les instances de M. Talon, un édit qui leur
rmettait de revenir dans 12 Nouvelle-France, ils y envoyèrent le 15 juillet suivant quatre d’entre eux qui, par suile d’un naufrage sur les côtes du Portugal, ne purent reprendre leur voyage
u’au mois de mai de l'année suivante: mais ce me fut qu’en 1675 que le P. LeClereq, alors jeune novice, partit pour le Canada. Il
(*) M. Henry Harrisse dans 8
Pure.
ù ; deurs ; visa promptement la terre en plusieurs parties séparées les à l’é- unes des autres par de grands lacs, et dans chacune il fit et les naître un homme et une femme qui multiplièrent et vécue sivne rent fort longtemps. Mais étant devenus méchants avec leurs ss t enfants qui se tuaient les uns les autres, le soleil en pleura de rtou : ‘ ' . douleur. La pluie tomba alors du ciel en si grande abondance Les que les eaux montèrent jusquesà la cime des rochers et des ribou, montagnes les plus hautes et les plus élevées. Cette inonussant dation fut génerale par toute la terre, et les oblisea de s’em- déso- barquer sur leurs canots d'écorce pour se sauver du gouffre ire, le furieux. Ce fut en vain. Ils périrent; un vent impétuer x les culbuta et les cnsevelit dans cet horrible abîme, à la , réserve cependant de quelques hommes et de quelques Le à femmes qui avaient été les plus vertueux et ies meilleurs ser de- 4 des sauvages. Dieu vint alors les consoler de Ia mort de contal sos leurs parents et de leurs amis, puis les laissa vivre sur la 1i éton- pu terre dans une grande et heureuse tranquillité, leur donnant bus ? avec cela toute l’adresse et l’industrie nécessaire pour prendre des castors et des orignaux, autant üuu’ils en ja à avaient besoin pour subsistance.” ). Har Portés à la poésie par ia nature même de leurs traditions, il ne faut pas s'étonner si les peuplades du intitulé: | L Miramichi et de la Gaspésie touchaient hardiment aux , la carto- ; à 45-1700)” "1 Li & ; et entra resta cinq ans dans la Gaspésie, dont il nous a laissé une descriprant enfin tion. Après un voyage en France, il fut envoyé à Montréal en t qui leur 1682 pour y diriger une mission et y établir une église En 16.0 nvoyèrent le P. LeClereq revint en France, où il remplit jusqu’à sa mort les d'un nau- fonctions de gardien du couvent de Lens, ou de Supérieur de son ur voyage ordre. Paquet dit dans ses Mémoires qu’il mourut en 1695, mais qu'en 1676 Hennepin dans la préface de son “ Nouveau Voyage,” publié en janada. Il 1699, le nomme ‘“ Définiteur actuel des Récollets d'Artois.”
choses qui parlaient à l'imagination. Le père récollet LeClercq se plaisait à écrire que leur langue “ ne sortait pas de l’estomac comme celle de Hurons, des Suisses, et qu'elle était très imagée.”” Un de ces sauvages voulant un jour expliquer à M. Ferland comment il se faisait que la rivière Nipissiguit était aussi sinueuse, lui raconta l’histoire suivante:
—Le grand esprit faisait chaudière sur le cap. Il venait de prendre une grosse anguille et s’apprêtait à l’écorcher, lorsqu'elle glissa entre ses doigts, tomba dans le bassin, et en s’enfuyant vers la mer, creusa dans le limon le chenal étroit et tortueux qui cause tant d’ennui aux pilotes.
En parlant des saisons, le Gaspésien disait que le printemps était venu “lorsque les feuilles commencent à pousser, que les outardes paraissent, que les faons d’orignaux sont d’une certaine grandeur dans le ventre de leur mère, et que les loups-marins font leurs petits.” S'il voulait parler de l'été, il désignait cette époque en disant que c'était celle où ‘les saumons remontent les rivières et que jes outardes quittent leurs plumes: ” l'automne était ‘la saison où le gibier retourne du nord au midi,” ct l'hiver celle ‘ où les ours se retirent dans le creux des arbres.”
Un jour, un de leur chef, après avoir admiré le travail d'une colonie de castors, finit néanmoins par leur tirer un coup de fusil :
— Les castors ont de l'esprit, disait-il, en ramassant
scollet son gibier ; ils sont une nation à part et je cesserais de ortait leur faire la guerre s’ils parlaient un tant soit peu pour es, ob m'apprendre s’ils sont véritablement mes amis ou mes ulant ennemis, aisait ui ra- Dans leur langue, la grande et la petite Ourse portaient le même nom que leur donne chez nous l'astro- | nomie; mais ils ajoutaient que ‘les trois gardes de boit à l'Etoile du Nord sont trois sauvages qui s’embarquèrent + un jour dans un canot pour surprendre ces ours du firele mament, et que par malheur ils n'ont pu, jusqu’à ce dans jour, les rejoindre, Seule la tradition de la croix distinguait jes peuplades que le du Miramichi des autres tribus de l'Amérique ; car il noent faut l’avouer, leurs mœurs étaient semblables À celles faons des nations voisines, Comme Ja plupart d’entre elles, les entre Porte-Croix étaient volages, waipropres, dissimulés, mo- TL queurs, portés au suicide par la moindre contrariété, ; ué-on À ingrats, très-hospitalicrs, doux et paisibles pendant la it les Û paix, cruels à l'extrême durant la guerre, superstitieux Ti : en tout temps. Une de leurs sauvageses qui avait nord été baptisée, vécut fort longtemps, menant dans les bois dans une vie de recluse, Elle mourut à l’âge de 114 ans, laissant derrière elle une grande réputation d’ascétisme. Quand - on ouvrit son ouigouam et qu’on voulut voir les objets site de sa dévotion, on n’y trouva qu’un roi de cœur, le pied r tirer
d’un verre et une médaille qu’elle adorait avec tant de
‘à autre pour le commenter et y mettre l’action du dialogue,
respect, dit un père récollet, ‘ qu’elle se prosternait devant ces bagatelles comme devant ses Divinités.”
Les idées des Porte-Croix sur la vie future étaient de ces plus curieuses. Ecoutez plutôt ce véritable conte bleu que nous entendîmes dans le petit salon du Napoléon III Inutile d'ajouter qu'Agénor Gravel avait la parole.
— Il est bon de vous dire, mes amis, nous assura-t-il gravement, qu'en ces temps, le grand chef des Porte- Croix venait de perdre son fils unique, La chasse au castor, la pêche au loup-marin, les expéditions où se levaient les chevelures, tout avait été essayé pour chasser sa douleur, mais en vain : rien ne pouvait distraire ce guerrier de son noir chagrin. Nuit et jour une idée fixe l’obsédait : revoir son fils Or le pays des âmes n’était séparé du sien ‘“ que par le trajet d’un étang de quarante à cinquante lieues qu'on traversait facilement à gué.” Ilse décida done à y aller, et voici le fidèle récit qu’une des chroniques du temps nous fit de ce mé-
morable voyage.
Agénor Gravel plongea alors la main dans ce fanieux sac où était déjà le régit des tribulations de l’aniral Walker et bien d’autres choses encore, sur l’histoire du littoral du golfe Saint Laurent, puis en tira la relation de la Gaspésie par le P. Chrétien Leclerc 1, et nous lut le passage suivant, en ayant soin de s’arrêter de temps
nait de-
étaient éritable alon du Gravel
sura-t-1l s Porte-
S où se ir chasistraire ne idée es âmes tang de lement le fidèle Ce mé-
fameux l'aniira] histoire la relaet nous le temps ialogue,
‘Le chef des Porte-Croix n'eut pas beaucoup de peine à tale ce voyage à des gens qui ne demandaient pas mieux que de l’entreprendre, et ils se trouvèrent bientôt en état de partir et de commencer cette course périlleuse qui fait encore aujourd’hui l’étonnement de tonte la nation Gaspésienne. Ces voyageurs s'étant munis de tous les vivres qui leur étaient nécessaires, et armés de leurs arcs, flèches, carquois, casse-têtes, ainsi que de plusieurs perches de neuf à dix pieds de hauteur, se mirent à l’eau, et marchèrent à grande journée, avec beaucoup de peines et de fatisues. Le soir étant venu, ils piquèrent dans le sabl, quelques-unes de leurs perches, pour en former une espèce de cabane, afin de s'y reposer durant la nuit; ce qu’ils observêrent toujours dans la continuation de ce pénible voyage, jusqu’à ce que plusieurs d’entre eux étant morts de fatigues, les cinq ou six autres qui restaient en vie, arrivérent heureusement au pays des âmes. Nos voyageurs furent surpris et consolés d' y voir en entrant, une infinité d’esprits d’orignaux, de castors, de raquettes qui voltigeaient agréablement devant leurs yeux, et qui, par je ne sais quel langage inconnu, finirent par leur faire com. prendre qu’ils étaient au service de leurs pères. Mais au moment où ils s’extasiaient le plus devant ces merveilles, ils penserent mourir de frayeur, S’étant approchés d'une cabane semblable à celles qu’ils avaient dans leurs pays, ils aperçurent un homme ou plutôt un géant armé d’une grosse massue, d’un arc, de flèches et d’un sarquois,
—-Qui que vous s0;ez, leur cria:t:il en les regardant avec des yeux étincelants dé colère, disposez-vous à mourir, puisque vous avez eu la témérité de venir tout vivant re le pays des morts, Je suis le gouverneur des âmes.
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