‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 100 sur 109 · GUAYAQUIL · texte numérisé non relu

GUAYAQUIL

sions, il regorge de monde. Au centre, sur une plate-forme élevée, s’agitent une douzaine de masques grotesques qui ont le talent d’exciter les rires

du public, par leurs danses et leurs contorsions

bizarres. Mais je me lasse bientôt de ce spectacle; car les taureaux sont mauvais et refusent de combattre; de plus, la solidité des bancs, chargés outre mesure, ne ‘m'inspire pas une confiance absolue:

Je préféÿe continuer ma promenade : à travers la

ville.

Le poncho est peu, usité à Guay aquil : : il en est de même de la mante noire dont les dames ne se servent que pour aller à l'église: la chaleur du climat s'oppose à l’usage journalier de ces Yêtements. Les hommes de la classe moyenne portent pour tout habillement un pantalon de toile, une chemise de couleur, et un chapeau de paille. Quant aux Guayaquiliennes, vétues de robes claires, les épaules, la tête et les bras nus, elles sont tout

simplement charmantes. Elles. prennent le plus

grand soin de leur magnifique chevelure noire, dont elles laissent voldnticrs flotter les tresses abondantes qu'elles entremélent dé fleurs et ra-

‘ mènent ensuite sur leur poitrine: Apres le coucher

du soleil, elles se plaisent è à venir respirer au balcon l'âir frais de la soirée ; les rideaux sont alors relevés, et l’œilindiscret du pr'omeneur, pénétrant

jusqu'au fond des appartements, entrevoit sou- . vent quelqu'une de ces belles\nonchalantes, un: long cigare à la bouche, se balañçant à demi cou- :

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