‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 101 sur 109 · PRE · texte numérisé non relu

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r / , K AUTOURDE "AMÉRIQUE DU SUD

des plus médidtri » je me rendis au théâtre ; mais il y faisait si chéud malgré l’aération de la salle, que je »m'enfuis àu plis vite. | Le lendemain, point du jour, ma première visite fut pour le-maÿché duMôle! où je vis des ananas énormes et qui passent pour les meilleurs qui existent, dés monceaux d’oranges et de noix de Coco, et des bananes dont un seul régime forme la Charge d’un homme. | FRET Tout le long des quais, les transactions sont très animées. Les Indiens amènent leurs marchandises dans des canots petits et étroits, conduits par. un seul homme et Surchargés de telle sorte qu'on a peine à croire comment ils ne Chavirent pas à chaque instant. LE Mais je n'ai pas le temps de m'attarder ; l’Islay a terminé son chargement de lagua ou ivoire végétal, fruit du Prytelephas macrocarpa. À huit heures, on lèv l'ancre, et nous profifons de la marée destenda ne pour nous mettre en route. C’est pendant ce trajet dé retour que j'aperçus pour la première fois ‘des Faïmans : quelques-uns, sem”. blables à de grosses joutres échouées sur lerivage, restent immobiles ; h a peine à les distinguer des troncs d'arbres voidins ; d’autres regagnent lentement la rivière en\ se traînant sur la vase. La longueur des plus grands ne dépasse pas 4 mètres. Nous revoyonsles admirahles forêts de la veille ; les eaux, plus basses, laissent à découvert des bancs de sable, où se pressent une multitude d'oiseaux. Vers quatre heures, nous sortons du fleuve ; peu

après, nous sommes en vue de l'ile

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GUAYAQUIL “4 299 nommée aussi El Muérto, à cause de sa ressém-\ blance avec un cadavre gigantesque qui serait |

étendu sur le dos. Cette île est surmontées d'un |.

phare et d’un télégraphe. | Aujourd’hui on nous a servi, au repas du soir,

Nous sommes mieux traités ici qu'à bord du

Potosi. Renseignements pris, j'apprends que tout . - l'honneur en revient au maître coq, qui est ‘Alsacien. On voit que les Anglais, quand ils en:

trouyent l’occasion, recherchent volontiers la cui-

sine française. . ;

Le 18, au matin, nous franchissons l'équateur,

‘avec une température de 28°. Me voici rentré dans

l'hémisphère boréal, après deux mois de séjour

* dans l'hémisphère austral. Une terre haute et boi-

sée est en vue à tribord: c’est le cap San Lorenzo: nous nous en éloignons rapidement. On aperçoit quelques poissons volants de petite taille et des marsouins: ;

Le 19, le thermomètre marque 30° : plongé dans

une baignoire que l’on vient de remplir avec de.‘

l'eau puisée à la mer, il s'élèvé encore à 29%, Le temps se couvre ; de nombreux grains passent au-

un iguane, sorte de lézard d’un mètre de long,àla . . Chair blanche et délicate. | +.

dessus de nous ; nous entrons dans la région des :

pluies. Au coucher du soleil, les nuâges, illuminés par ses derniers rayons, se reyêtent des couleurs les plus éclatantes. Dans la nuit, l’horiÿon est à

Chaque instant sillonné par d’éblouissants éclairs. Nous avons aperçu dans la journée quelquesgrosses

tortues de mer.

:400 © AUTOUR DE L'AMÉRIQUE DU sub.

+0seplembre. — J'ai dormi cette nuitsur le pont ; pas à à quatre heures, réveillé par une averse torren- ses e tielle, je r'egagne nia cabine. Quelques heures plus verd tard, on signale la terre. à bâbord : c'est le cap Pa Mala.. Nous entrons dans le golfe de Panama, sui- répu vis par une Ür'oupe sans cesso renouvelée de mar- mat ,SOuins, qui semblent lutter de vitesse avec lo”na- des p vire, etse livrent sous nos yeux à de curieuses À - alors évolutions, dans une mer transparente et d'un bleu - asséz d'azur incomparable. De grands oiseaux, perchés À n'ya sur des troncs d'arbres flottants, nous regardent etlat passer sans témoigner la moindre inquiétude. Bien- Æ lesa -tôt de nombreuses îles s'élèvent du sein de l' Océan; À: anné semblables à des corbeilles de verdure. Parmi elles, liats, on remarque la grande‘île montagneuse de Taboga, ; avec sa petife ville aux toits rouges et pressés, ses riches cultures, ses plantations d'ananas ct de bananiers, ses beaux palmiers et son ép: tisse végétation tropicale, semblable à celle d’une sôrre -derni chaude. dl HE Comp Un peu plus loin, nous nous arrêtons à l'âbri Hâvr d’une autre île plus betites c'est là que mouillent sije x les grands navires auxquels le peu de profondeur tendr de l'eau interdit les approches de Panama. je me Devant nous, à six kilomètres, au ‘pied d'une entre ligne irrégulière de collines boisées'se dessinent etles de blanches murailles, restes des ancieunes forti- ‘ l'Eur fications espagnoles ; au-dessus des maisons X demi Ava cachées par d'élégants bouquets de cocotiers s'élè- ” faire « vent les vieilles tours des églises. Vue du large, la + Æ. tentio ville produit une impression très favorable, et il vait ét faut être réellement prévenu cons sus pour nc À Tousl

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