LES ANTILLES
à da Guadeloupe, en face de la Basse
-Terre, rési-
dence du gouverneur colonial. La situation de la ville offre quelque ressemblance avec celle d'É-
viañ,-sur les bords du lac de Genèv l'admirable nature des tropiques Paysage son cachet particulier.
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. Au sortir de la rade, nous côtoyonsdla terre à ung faible distance; plus basse et moins boisée -. que-celle de la Martinique, elle me paraît bien Cultivée et offre partoutde ravissants points de vue.
Nous arrivons bientôt à la Pointe-à-Pître, port florissant et rich É c'est la ville la plus important de la Guadeloupe ; par son activité Commerciale, \ elle rivalise avec Saint-Pierre de la Martinique.
Le même jour, à une héure de l'après-midi, le Saint-Germain se met définitivement en route . pour la France. Nous avons employé dix jours depuis Colon pour accomplir un trajet de 2,600 kilomètres seulement; il est vrai que nous ävons
‘ . perdu beaucoup de temps aux sept escales de la | route. Désormais, nous ne nous arrêterons plusque dans les bassins du port de Saint-Nazaire, dont nous sépare encore une distance de 6,540 kilomètres. À
Nous passons entre la Guadeloupe et la. petite ile de- Marie-Galante. Pendant longtemps nous apercevons au nord une côte basse qui se termine par une arête de rocs dentelés. Du côté du sud, on distingue encore dans le lointain une terre élevée,
. Vers six heures, tout à disparu. Le vasté otéan Atlantique s'ouvre seul devant nous.
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out 16 iemps qu'avait duré notre navigation
dans la mer des Antilles, nous n’ '&vions ‘éprouvé aucun mouvement de roulis ni de tangage; le aint< Germain semblait naviguer sur un lac. Il n’en füt pas de même durantJa seconde partie de’ le traversée. Le mer, sans être absolument mauvaise ne cessa pourtant.jamais d'imprimer des secousses sensibles à notre navire.
Le 12 octobre, nous franthissons le tropiüe; le
thermomètre se maintient jour et nuit à 30°. C’est aussi la température de l’eau de mer; chaque matin, je prends un bain froid et je m'en trouve très ‘bien ;mes accès de fièvre ont disparu. , Le 13 et les jours suivants, nous traversons la . mer des Sargasses. De légers fucus jaunâtres flottent à la surface de l’eau ; je m ‘attendais à les rencontrer par bancs épais, au lieu de les voir ainsi disséminés çà et là. | / |
Le 14, nous trouvons un poisson volant échoué . sur le pont. La température abs isse . d'environ un degré par jour, à mesure/que. nous montons vers le nord ; le 15, le thermomètre | ne marque que 25° ; le 162%, et le 17, 23. n pers je le roùkis augmente. LA
! Dans là nuit. du 48, on/a jeté à la. mer le corps
[= d'un jeune soldat d'infanterie’ de marine, mort la
veille de la dyssenterie. Peñdant la traversée ‘des Antilles en France, le-changement de climat, qui manifeste aux ap roches du 40° degré de latiest souvent fatäl aux malades ; les plus gravement-atteints syCcombent ordinairement dans .ces. parages Dans la Soirée de ce même jour, nous passons assez Pl une petite lo faisant “par-
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’ hi LES AÇORES 317
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tie de l'archipel des Açores, Florès, autre île du mème groupe, est à peine visible à droite. La
.côte occidentale de Corvo, taillée presque à pic, : -s'élève, sombre et dénudée, à à la hauteur de 750.
mètres. On distingue quelques champs cultivés sur le versant oriental, mais aucune habitation n'est Des ‘oiseaux au mage noir suivent notre sillage ; on les appellé vulgairement. Satalliles. Une légende prétend que eà sont les âmes des mauvais capitaines qui, pendant hr eRsIence ontété durs envers leurs matelots ;\ après leur mort, ils sont condamnés à escorter les navires sous cette forme. ;
Le 22 seulement, nous rencontrons quelques bâtiments. Depuis douze jours, c’est-à-dire depuis notre départ des Antils nous n'avions pas aperçu une seule voile. |
Le jour suivant, le temps est affreux. Nous de= vons nous trouver dans les parages de Belle-Ile, mais le brouillard empèche de rien distinguer.
A midi, la couleur de l’eau indique que nous sommes à l'embouchure de la Loire. Peu apres, le pilote arrive; il est le bienvenu, car personne ne savait au juste où nous étions. Enfin, à deux heures, on aperçoit un phare sur une île basse, du côté du sud; bientôt après, nous longeons la côte de Bretagne, couverte de vignes. et de peupliers que l'automne a revêtus dé ses tein dorées. A trois ROUE nous sommes à Saint-Nazaire.
Ici s'arrête Ê telnet mes notes de
a nous ant par-
Mà promenade autour de l'Amérique du Sud, a duré 114 jours, dont 32 passés entièrement à terre, 21 partie sur terre et partie sur mer, et 55 en pleine mer. ' i En moins de quatre mois, j'ai eu à supporter les climats les plus divers : … Au Sénégal, la chaleur d'un été tropical.
Au Brésil, l'hiver sous la zone torride.
A Montevideo, l'hiver des climats tempérés.
Au détroit de Magellan, l'hiver des pays froids. Au Chili, le printemps des climats tempérés.
Au Pérou, le printemps sous la zone torride. à À Guayaquil, la saison sèche équatoriale.
À Panama, la saison des pluies.
Enfin, j'ai accompli un trajet total de 34,500 kilomètres, dont 31,200 :par mer, et le reste en chemin de fer. : |
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