LES CHEMINS DE FER EN AMÉRIQUE
j'ai pu, sans beaucoup de fatigue, passer dans le ‘ même train six journées et cinq nuits consécu-
Tives et franchir ainsi une distance d'environ mille ‘ Les wagons américains sont beaucoup plus longs dr
plus larges et :pluS’élevés que les nôtres. A Chaque extrémité un escalier commode, donne accès à une __plate-forme:sur-laquelle s'ouvre la porte d'entrée. Un long couloir traverse toute la voiture ; de chàa- .--° que côté'sont des sièges à bascule pour deux per" sonñes. Un poêle et une fontàine d'eau glacée occu-. | pent l’une des extrémités ; à l’autre ‘extrémité se ' “trouve un cabinet dont l'emploi se devine Là plupart des compagnies n’ont qu’une seule classe de voitures. Mais sur toutes leslignes à longs parcours, il y a des wagons dortoirs appelés Sleeping cars ou silver palaces (palais d'argent); moyennant un supplément de trois dollars par jour, tout.voyageur peut prendre placé dans les Salons réservés de ces voitures,de luxe. À la nuit, F ‘un nègre de service démonte les banquettes et 5," abaisse la paroi supérieure du. wagon/ Il en tire des oreïllers, couvertures, draps et yideaux. qui sont bien vite installés : de sorte qu'en moins d’une demi-heure le salon: a fait place à un long dortoir renfermant ‘vingt-quatre lits rangés sur deux étages. Ces lits. sont très larges suffisants , Pour deux personnes, et plus confortables . que ceux des bâtiments à vapeur. Chaqué section est séparée par ure cloison ; une double rangée d’é- |: pais rideaux laisse libre le couloir du milieu. Les
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seuls qui permettent la vue de la campagne. Le matin, en vous levant, vous'trouvez vos chaussures cirées, et à chaque extrémité du wagon un cabinet, de toilette, l'un réservé,aux, dames, l’autre
“aux hommes, Dans chaqüe Voiture, il existe en outre un petit sälon-pour les dames et une chambre à llusage des fumeurs, smoking room. Le voyageur est libre de retenir-sa place dans un de ces wagons pour toute la durée du voyage. S'il préfère passer la journée. dans les cars ordinaires, il n'aura qu'à payer un supplément d'un dollar et demi ou de deux dollars parichaque nuit:
Le système des chèques employé pour les ba- ‘gages est'aussi très commode, On donne ce nom à: deux rondelles de cuivre numérotées et Suspen-
dues à une lanière de cuir; .l'yMe.est attachéé sur votre malle; on vous remet. @utre, qui porte le
© même numéro. Chaque voyageur a droit au trans- . port gratuit d'un colis pesant cent livres. Mais il
est fort rare de voir peser les bagages ; l'employé, toujours pressé, ne remplira cett@ formalité que si, d’un rapide coup d'œil, il à jugé que le poids ré-
‘ glementaire est dépassé. Aux approches des grandes villes, un agent de la compagnie parcourt le train, vous demande votre chèque et, en même temps prend note de là maison où vous comptez descendre.fEn arrivant-à la gare, vous n'avez plus à vous “occuper de vos bagagès. Vous allez à l'hôtel, soit à pieden vous promenant, soit par le premier car venu,-et vous êtes certain de téoùver exactement votre malle rendue à destination. En Amé-
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d'octroi y est inconnu. Mais, comme je voyageais sans bagages, l'opération était encore plus simple
..en ce qui me concernait, et je n’eus point l’occa- . sion ‘de faire usage de ce procédé que tout le ‘
“monde s'accorde à trouver à la fois commode et expéditif. “#e. !
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traire qui est 1} Wérité. Sur quelques lignes par-
faitement construites, aux environs de New-Yor d: et de Philadelphie, la vitesse de nos trains rapides . est quelquefois atteinte, mais jamais dépassée. En
Amérique, y Eve de trains express; sur beau- L'h’y a que deux et même qu'ün.
- seul départ par jour. On s'arrête à toutes les stalions, très peu de temps, il est vrai: mais; en somme, la vitesse moyenne n'est guère que de 30° à 32 kilomètres à l'heyre, On parle bien d'un train express, franchissant en vingt-quatré heures. les 400 lieues qui séparent Novwr-déis de Chicago ; mais ils’agit d'un train spécial os journaux
et dont l'unique voiture ne prend pas dé vôya-.-
geurs* Rss Enfin, et comme complément de ce léger aperçu,
je dirai que les États-Unis seuls possèdent près-.
que autant de voies ferrées que le reste du mo de - entier; leur réséau qi, au commencement de 1876, s'élevait à 136,500 kilomètres, suffirait à au-delà pour faire trois fois le tour dwglobe. Notons aussi
LES CHEMINS DE FER EN AMÉRIQUE 7 de
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Ag. nent répändue en “urope, Fo EMchenwins de fes ricains # üe les nôtres ; c'est l ge
Que les tarifs, extrêmement Variables, dépendent
moins grande. C'est ainsi que, dans la récion de l'Atlantique, ‘sillonnée en tous sens par de nombreux railways, les prix sont très modérés, tandis qu'au contraire ils sont relativement: élevés. dans l'extrême Ouest, et notamment sur le chemin de fer du Pacifique, encore seul à.exploiter les communications interocéaniques. “ |
On ne fait jamais queue aux guichets du che-
min de fer qui, du reste, sont ouverts à toute heure. Le. plus souvent, le voyageur arrive muni de son billet; on en trouve partout, dans les principaux hôtels des grandes villes, et aux agences des diverses compagnies qui, ordinairement. réunies sur le même point, dans lesquartiers les plus fréquentés,
se font entre elles une concurrence acharnée,
Comme un billet à long parcours est valable pour dix jours et donne au porteur le droit de s’arrêter -- Sur sa Toute, on trouve” aussi dés revendeurs de billets aux environs.gés stations. Mais il faut. se défier du ticket qu'ils vous présentent au rabais; beaucoup sont faux ou bien périmés. Enfin toute personne peut circuler librement dans les gares et monter dans les wagons quand il lui plaît. Dans £e Cas, On paie sa- place au conducteur pendant le voyage. |