‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 23 sur 109 · OAKLAND · texte numérisé non relu

OAKLAND

le longitude à-dire sos averse l’An-

ait, en 1847, 0,000 âmes.

lerre entre ie était céaprès, la >» points du m du petit s toute les Francisco, général de ions.

'avaux que

put S’accomplir la transformation de ce tevrain mouvant, sablonneux et‘accidenté. Des collines entières furent renversées dans la mer, etle sol

nouvellement conquis sur la baie, consolidé au

moyen d'innombrables bilotis. Au taux.où'était la main-d'œuyre à cette époque, les dépenses furent énormes; mais les loyérs atteignirent des prix si exorbitants, qu'en moins detrois ans, le constructeur était entièrement. remboursé. La ville s'éleva comme par enchantement sur ce. ñouvel emplacement, eten peu de temps déborda sur les hauteurs voisines. à -

Depuis cette époque, ce prodigieux accroissement s'est à peine ralenti. San-Francisco est devenue la première place de commerce sur l'Océan pacifique. Ravagée par de nombreux incendies,

elle a rebâti chaque fois ses maisons en matériaux

plus solides. Aujourd’hui, dans les quartiers principaux, le fer, le marbre et le granit sont à peu

Malfré un sol extrêmement accidenté, la plu-

| près ré employés dans les constructions.

part des rues se coupent à angle droit, seton l'u- st sâge américain ; on n’a tenu aucun compte dest se iñégalités du terrain dans leur tracé invariable- ‘

ment rectiligne. Il en résulte parfois des perspectives bizarres et choquantes. RO ACT | Les rues principales sont sillonnées de nom-

breux cars de formes variées; j'en ai vu d'oblongs, | d'autres tout à fait ronds. Dans les rues trop in-

clinées, la traction à l’aide de chevaux serait im-

possible. Les cars, sans moteur ‘apparent, sont

remorqués par un cäble souterrain; ils Gravissent ne

SAN-FRANCISCO PE

86 six MILLE LIBUES, EN SOIXANTE JOURS

ét deseendent rapidement les pentes les plus cousidérables.

. Montgomery, Kearnei y, Market Street sont les principales rues. Elle sont bordées de beaux édifices, de superbes magasins, de nombreux offices de change. Leur.brillant éclairage, jusqu'à une heure

avancée de la huit, leurs ‘larges trottoirs, encom-

brés par la foule élégante des promeneurs, me rappellent jusqu’à un certain point les beaux quartiers de Park Dans les autres viltes américaines, les magasins se ferment en général de bonne heure, et le quartier des affaires, si bruyant ét si animé dans la journée, devient, le Soit Calme et silencieux. : ° Les hôtels ‘sont nombreux, bien tenus et leurs

prix modérés, Le Grand-Hôtel était cité comme. l'un des plus remarquables des États-Unis ; son: architecture de bon goût, sa riche façade couverte :

de sculptures en font encore ü principaüx monuments de la ville. Maisil être dépassé par le Palace : Hôtel, : qu'ont, dit être le plus grand du monde entier. C’estiune immense cons- “truction,. uniformément peinte en blanc, tout en fer, en vérre et en briques, avec sept étages de . balcons en saillie, trois : ascenseurs, une vaste cour “couverte, plus de mille chambres et une infinité de salons et salles splendides, cabinets de lecture, agences de télégraphes et de chémins de fer, etc. En AMérique, le rez-de-chaussée des hôtels est

comme unlieu public; c'est pe promenoir ouvert

à tous, où chacun peut aller et venir à sa guise, se reposer en lisant les journaux, faire sa sieste à

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