‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 28 sur 109 · OAKLAND HI · texte numérisé non relu

OAKLAND HI

impassiblos, lo spoctaelo animé qui se dessous d'eux. | De la terrasso de Cif-house, on peu, tout on déjeunant à son aiso, jouir de co curieux tablonu. -L6 climat de San-raneiseo eslorl singulier : contrairement à co qui so passe dans l'hémisphèro nord, l'été est la saison In Plus froide. Uno biso glacialo venant du nord-ouest ne cesse do souffler péndant los mois do Juin, juillet et août, Alors il ne pleut janais, pas plus-qu'en Septembre et oc tobre. Durant cos deux derniors mois, la températuro s'élève sensiblement. Toutefois, chaque soir, le vent {lu nord souflle avec force, Il sorait imprudent do sortir alors sans étre. chaudement. vétu. À partir de la mi-novembre, les pluios commencent à tomber pour ne cesser définitivement qu'au mois de mai, C'est, au dire des habitants,

passe au

saison la plus agréable de l'année, Le vent du no à cessé de soutller : une brise constante vonant du sud échautfre l'atmosphère et entretient” une tompérature égale, ni trop chaude ni trop froide. Ce singulior climat est du reste patticulier à la ville de San-Francisco. De l'autre côté de la baie, il est tout différent; les Saisons y suivent leur cours régulier. 4 in :

La plupart des négôciants do San-Francisco ont leur maison de campagne à Oakland. A l'heure

où seterminent les affaires, on S'embarque. sur

- Fan-des immenses vapeurs qui parlent toutes les

demi-heures et Peuvent transporter à chaque

voyage plusieurs milliers de passagers. Le diman-

che, surtout en été, Ja Population en masse, fuyant (TA

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109 SIN MILER LIEURR nulroranr FOURR

le climat inégal do San-lrancisco, y vient ehorcher, À l'ombre dos grands arbres, un ait plus doux ot los mille distractions do la cainpagne. Rien que constituée on ville, Oakland oflro un aspect essentiellement rural. an Comnorcoe y ex cireonserit dans un quartior réfroints tout le rosto do sol territoire, plus étendu que celui de San-lranciseo, est convert dé maisons de plaisance de jolios villas, do hboaux jardins, de ravisaantos propriétés. Lés tramways cire ulent partout. Cha-

… -quodemi-houre, à travors de larges aventos Dor-.

& des do beaux arbres au fouillage toujours vort,

Hu chemin dé fo “dessert les huit: stations com

prises: dans Éiutéri eur do la ville. Los Voyageurs qui so rondont, d'uné station à une autre, sans dé-

passer Los limifos de la cité, sont transportés gra

tuitomont,.

Qrâce à cos divors moyens de communication, li

villes'aceroit avee une rapidité prodigiouse, Douze

cents maisons vont-8té éditées dans l'espace d'une année, J'ai remarqué une belle églisegothiqie.etun hôtel nronumentali comme la plupart des maisons du pays, cos doux dditlces sont entierement on bois, afin do pétvoir résister aux tremblements de terre assez fréquentsalans la contrée, ,

La population d'Ogkland s'élève quarante mille habitants. Tout co pags est magnifique; la baie en limite caprice ivusement Les contours ely découpe des ol tus profonds et sinueux, ombragés par de

puissuits cucalyptus et d'énormes chênes au feuils

Jage fouffu, d'où la ville tire son nom. De petits vapôurs desservent les habitations éparses sur: les

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diecation, la use, Douze paco d'une hiquieetun Les maisons ent on bois, nts de terre

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rivages do cos Notds californions, Jo. dois Htoler jri un détail carnc Léristique ot qui Ont mnt j lieroment à ombellie Lo paysage, le jagdin de cha que maison de campagne parait. ouport à tout conant: dei point do mur entre da voie publiques ol lu propriété privée, point de porto formée quigenc la vues de plus souvent, il n'y a pas méme la moine dre € dôture quand alle HR Es sous Lt l'or

d'un léger troillage à poine “lové de trente centi-

métros au-dessus du ro beCatte disposition permel a promonour d'admirer à l'aise Lex DIHRET TE) do À fours, los bosquels de fachsins ot d ‘arbres sorts,

les fontaines jaillissantes el les vortes polousex Los

“de deux millus aux alentours.

jardins, Tous los styles imaginables sont roprisentés dans la construction des villas, Los architetes californions ont donné libre cours à leur fantaisie, Si quelquélois il Réchônt par lo goût, il faut convenir éphpendant quét l'onsemblo CE LONLET 2 grand, riche el leplus souvent élégant, Tout cela est bâti on bois, il est vrai, mais soigneuscment peint en blanc et d'une propreté irréprochable, On

N'y rencontre jamais do petites biur aques comme - dans cortains quartiors de la banticue de l'atis.

L'Université do That do Californie oce üpe un des silos Les plus charmants d'Oakland: elle est ouverte, SUIS AUCUNE rélribultion, aux - étudiants des deux sexes, Par une oi Séciale, la vente des. boissons alcooliques est interdite dans un à)

J'aurais bien voulu éfendre plus loin le eércle

de messexeursions, visiter les Goÿsers, les gros

arbres de Mariposa dont di haüteur atteint le

“« chiffre prodigieux de cent trente mètres, et surtout la célèbre vallée de’ Yosémili, le ( ‘hamounix de.l'Amérique. Par “malheur, le tops mo han “bail et il mo fallait songer sér ieusenront au retour. / ie

Contrairement à l'opinion généralement reçue, la ° ‘vie matérielle. êst à bien meilleur marché à à an-Francisco que dans toute autre partie des États-Unis. L'émigration chinoise a fait baisser énormément le prix de la main-d'œuvre ct par suit celui des denrées, De plus, le Chinois: est sobre, intelligent, patient et. laborieux; grâce à ces qualités, il réussit dans tout ée qu'il entreprend; en peu de temps, ik devient exe ellent maz raicher et parfait jardinier: C'est lui qui approvisionne les marc hésrde Sanek ranciséo de savoureux légumes et de frhits exquis. Il produit beaucoup et à bon compte. H résulte de tout cela'que vous trouvez à San-Francisco de bons restaurants fran- Cais, où, si vous voulez vous contenter du vin du pays, vous vivrez aussi bien et pas plus cher qu'à Paris, Le vin rouge de Californie n'est pas mauvais; Qn s’habitue bien vite à son goût de terroir. Dù reste une bouteille de Bordeaux ordinaire, mais ‘authentique, venue (le France en cent trente jours par le cap Horn, ne coûte que deux francs cinquante centimes.

Les loyers som toujours fort chers. Il en est ‘de méme des voitures, On vous demandera dix dollars (e inquante francs) pour une promenade de quel- ques heures ; dèux dollars pour une simple course en fiacre. Mais on n'en use presque jamais. Il y a

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