‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 46 sur 109 · AUS · texte numérisé non relu

AUS

policemen de service dans la rue..Jusqu'à une ljèure fort avancée la foule se presse dans les jeux de boule et de shuffle-boara, les tirs, les débits de bière et les nombreux oysters saloons in every : style. Dans ces derniers établissements, on ne sert que des huîtres, au naturel, frites, bouillies, en soupe et même en pâté. On en consomme en Améque une grande quantité. Ebes'sont plus grosses que celles d'Europe, mais aussi plus fades. On les : sert habituellement cuites et nageant dans ün bol de lait largement saupoudré de poivre. Si vousles : demandez crues, on ne vous les apportera jamais avec la coquille, mais entassées dans une petite ‘ soucoupe que l'on arrose copieusemeñt de vin- ‘aigre aromatisé. Citons aussi les débits de tabac, tout grands ouverts, avec la statue d'un Indién ou. ‘d'un gentleman grotesque en vedette sur le “ «trottoir. | Bien que Philadelphie soit à plus de cent vingt kilomètres de l'Océan, les plus gros vaisseaux remontent facilement le Belaware et viennent mouiller directement, le long des quais. Le fleuve, alors large de douze‘cents mètres, est incessanment parcouru par | s vapeurs et des voiliers venus de tous les au du globe. A chaque instant de gros ferries partent dans ‘toutes les directions et desservent la cité populeuse et mantfacturière de Camden, qui' s'étend le long de R rive opposée. Au milieu des eaux émergent deux ° ‘iles verdoyantes ; à l'horizon tuute une forèt de mâts se perd. dans la brume...

—— Les innombrabtes fabriques qui fonte

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I APRDELENTE

phie la premiere. ville manufacturière des États- ” Unis et la seconde du monde entier, entretiennent dans son portun mouvement considérable. Aucun sol n’est mieux dbué en richesses naturelles-que J'État de Penéylvanie dont elle est la capitale, ‘Outre “les produits de ses forêts, le pétrole, le fer et surtout de vastes bassins houilliers, offrent à l’activité de ses habitants des ressources inépuisables. Enfin de nombreux Chemins de fer mettent la ville

‘en communication avec les principaux centres de

l'Union.

, C’est le 4 juillet 1776, que fût-signée et promul-. guée à Philadelphie la déclaration d’ indépendance des États-Unis. Le 3 mars 1871, un acte du Congrès décida, qu'en l'honneur du centième anniversaire de cette date mémorable, une exposition universelle serait ouverte, en 1836, à Philadelphie. En 1872, fut vêté un crédit de dix millions de dollars. L'année suivante, une proclamation du

"| Président convoqua le peuple amégicain et les nations étrangères à prendre part à ne exposition

| internationale des beaux-arts, de. l'industrie, de | l'agriculture et dés mines. Les travaux commen-

cèrent aussitôt.

On choisit dans la plus bellé partie du parc de Fairmouth un terraïñ de cent hectares, d’une élé- :

vation moyenne de trente mètres au-dessus de la

rivière Schuylkill ; on l’entoura d'une clôture de ‘ cinq kilomètres d’étendue. C'est dans l'intérieur

de cette enceinte, percée de treize portes munies . compet mécaniques, ‘que l'on a construit

140 SIX MILHE LIEUES EN SOIXANTÉ JOURS

superficie de trente hectares et demi. A Vienne, en 1873, l'espace couvert n'était que de vingt hectares, et à Paris, en 1867, seulement de seize et demi. pt

Nous allons passer en revue, par ordre d'importance, les principales constructions :

En première ligne vient le grand bâtiment de l'Exposition (Mair Exhibition building) long de six cent vingt-cinq mètres, large decent cinquantedeux, comprenant trois divisions : les mines et la métallurgie, les produits des manufactures, l'instruction et les sciences.

Puis la galerie des beaux arts, construite à l'épreuve du feu, en granit, fer cet verre, et qui est destinée à survivre à l'exposition, afin d'en perpétuer le souvenir. C’est ün monument de cent vihgt

. mètres de long sur soixante-dix de large, parfai-

tement approprié à sa destination et surmonté d'une

£légante coupole.

La halle aux machiries, de quatre cent soixante

. mètres sur cent vingt; au centre se trouve u

moteur de la force de quatorze cents chevaux,

mettant en mouvement toutes les machines de

l'Exposition.

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RE f | L'EXPOSITION, ‘141

de large. Neuf fontaines décoratives en ornent la galerie centrale destinée aux .végétaux des tropiques. De larges escaliers conduisent à une terrasse qui fait tout le tour de l'édifice. On y jouit d’une

belle vue sur l’intérieur et aussi sur l'ensemble de l'exposition. «Avec la galerie des beaux-arts, ce

bâtiment est le seul qui sera conservé.

Indépendamient de ces cinq: principales constryction iSte une foule d'annexes ont la plus remarq\ St :

L'exposition du gouvernement des États-Unis, qui couvre une surface de près d’un hectare. Elle renferme des collections d'histoire naturelle, provenant de l’Institut smithsonien de Washington, des séries de belles photographies recueillies dans les territoires à peine explorés du) Far-West, des tableaux statistiques du plus haut: intérêt, les registres par États de tous les déiombrements de la populatiôn depuis 1776. Chaque période décennale exigeant un plus grand nombre de volumes, on peut suivre ainsi d’une manière palpable le développement prodigieux de chaque État. Dans le même bâtiment, à côté des travaux de la paix, le ouvernement a exposé tout le matériel de guerre

‘ de ses armées de terre et de mer.

Vingt États, “appartenant tous au Nord et à l'Ouest ont élevé autant de pavillons séparés. Dans chacun d'eux se trouvent des salons qui servent de lieu de réunion et de repos aux citoyens du “même État. Sur une table, abondamment fournie

om. Il

chaque-visiteur ê

142 Six MILLE .LIEUES ‘EN SOIXANTE JOURS

est à remarquer que pas un État du Sud n'a Suivi - cet exemple, Est-ce une protestation contre leurs ” frères du Nord qu'ils accusent d’avoir abusé de la vittoire, ou simplement une ‘conséquence de la situation précaire où languit:le .pays depuis la ‘, - guerre de ségession, Situation qui ‘s'est entore Me. aggravée depuis ces derniers temps ? Quoi qu'il en + ‘soit, un fait existe : le Sud s'est abstenu ‘et n’est Ê pas représenté à l'exposition de Philade]phie. … Quelques nations étrangères ont aussi élevé ‘des , + bâtiments spéciaux ê l'usage de leurs ‘Conêi- + tôyens. LE ,. :

re remarque une école suédoise dont. tqus les matériaux. et le mobilier viennent de Suède: et HR surtout une väste maison japonaise, curieux ‘spée .. Cimen de l'architecture nationale, avec l'aménar : à gement intérieur en usäge dans le pays. Elle io de demeure aux exposants japonais.

-Outre les restaurants et Les buffets situés à l'i in térieur des principaux bâtiments, il y a éncore - un certain nombre d’ établissements dé même na- . ture disséminés dns les jardins. Dans le nombre, : +. je citerai le grand réstaurant. Américain, les Trois Frères Provençau&, le restaurant du Sud, le res

h « . taurant Allemand, la brasserie Viennoise, le buffet

| Hongrois, le café Turc, .etc.

» Une des singulärités de l'exposition est le pa- \illon-des femmes. Les dames américaines seules ‘ont fourni par souscription les fonds nécessaires à

‘son érection. ‘C’est une élégante RMUenOn con-

taurant Français tenu par. Paul Sudreau, le res-""

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JOURS

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s 143 | femmes; cette exposition est régie par uncomité es de dames philadelphiennes. NU den - La photographie, partout en progrès, occupé, à Philadelphie, une large place dans lé expositions de toute nature, dont. elle’ est, ‘pour ainsi dire, le complément indispensable. De plus, .deux «bâti ments lui sont spétialement'réservés : une vaste.) "re annexe de la galerie des beaux-arts, et un maga- | sin de vente toujours ‘assiégé par:la foule.

Mais il me faut abréger cette épumération déjà bien longue; je passerai donc sous silence uneg. : À foule d'autres annexes qui, Cependañt, ne man-. -. ,'. ,:

‘| : FEXPOSITION :

La

quent pas d'intérêt, telle que l'exposition de ‘ *., Wagons et des voitures, l'office ,C0ok, “billets dot oi voyage pour le monde. entier, tés annekeside la, : ND, presse, de la poste, des télégra hes,etés 4. "à € "à L'ensemble, dui-terrain occupé par FÉxposition, : +")

présente la: forme: d'un triangle équilatéral dont à un sommet serait dirigé au ror@: Le sol, .légère= ELA S . nent ondulé vers.la b d, offre un relief ac- *.. ; | centué du, côté opposé, et -fornie deux ‘étroites : r + allées parallèles séparées par un. enflement‘de eh terrain. Partout l'eau circule én abondance; tân- É tôt elle s'épanche en làcs paisibles; tantôt ressepe * Ses à . Tée entre détx rives ‘escarpées, eHe se précipite : : ‘en bruyantes cascades à l'ombre des bedux arbres - ‘ du parc, dont plusieurs, à en juger par-leurs | E ils dimensions, doivent êfre co mporains* # de l'antique forêt qui couvrait toût ‘leWpays avant : «l'arrivée des Européens. .Au milieu des massifs de fleurs et: dés vertes pelouses se dressent des fon-

taiñes monumentalés, des pyramides de hoüihe ou __.:

utés par-des

. 144 Six a MILLE LIEUES EN SOIXANTE JOURS

de minerai’ et les vers trophées du travail et de l'industrie. ". AIRE

Pour faciliter | comiunications dans l'intérieur de l'exposition et éviter les pertes de tenips, on a construit un petit chemin de fer à voie étroite qui en fait le tour entier en vingt minutes, et re- “vient à son point de départ après avoir stoppé aux

ouverts, et la vue n'est arrêtée par aucun obstacle. Le voyage entier coûte cinq cents; un train part toutes les trois minutes. C'est une excellente manière de se rendre compte, sans aucune fatigue, de

procurer une bonne vue d'ensemble du’ haut des ‘tours du bâtiment principal. On y arrive au moyen d’un élévateur, ou bien encore, sion le préfère, en montarf{ un escalier d'où les regards plongent sur l'intérieur de l'édifice. ; |

J'ai entendu souvent répéter èn France que l'exposition de Philadelphie n'avait pas. réussi, qu'elle avait fait. fiasco. eg à une grave erreur.

. n'ait pas donné tout ce que l'on en attendait. Mais cela tient à la regrettable résolution prise-par les organisateurs de tenir les portes fermées le dimanche. L'entrée était fixée à un demi-dollar. Si \’Exposition fut restée ouverte le dimanche, cent mille personnes y: seraient entrées en moyenne.

1 Or, trente dimanches auraiènt produit une recette deplus d’un milion et demi de dollars. Les'gérants

endroits, les plus intéressants. Les wagôns. sont

la disposition générale du terrain et de la situation particulière de chaque bâtiment. ‘On peut aussi se :

Au point de vue financier, il est possible qu'elle u

« / | ne doivent donc s’en prendre qu'à eux-mêmes, si,

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L’'EXPOSITION 7 445 par suite d'un rigo solde en déficit. | J'ai passé quatre journées ‘entières à l'exposi- “üon.. Chaque fois la foule des visiteurs ‘était considérable, Aux heures du repas, fl était impossible ‘ de trouver une place dans les res urants, et pourant, Dieu sait s'ils sont nombrou 4 Les moindres buffets de il fallait faire queue

pour se, faire délivrer un petit pain et un verre de bière, -

risme outré, leur entreprise se

Les exposants étrangers se sont pläfnts amère ment des procédés de Ïa douane à leur égard. Je leurs récriminations étaient fondées.

J'ai vivement regretté dé ne pouvoir à cette belle exposition tout le tem ps.

lait. Quati jours

: n'ai pas é@ à même de vérifier jusqu'à quèl point

consacrer u'elle mérine Suffisent pas pour prononcer

- Un jugement absolu ; mais je dois dire cependant

que l’im ment fa

ression que j'ai éprouvée a été entièreorable ; que, dans son ensemble, corne .

dans ses/détails, l'exposition de Philadelphie m'a vivement intéressé, et, qu'en somme, elle m'a seni- ‘ blé touf à fait digné d Londrés et Vienne. VE Je-me suis attaché spécialement à la section américaine. Les Étatssentés à nos expositions européennes, fois chez eux ; i

e ses devancières de Paris,

ue ; b

| voisinage, était largement représenté. On remar- . . quait beaucoup les vitrines qui renfermaient ses a riches fourrufes et les mille objets de fantaisie { fa- sou briqués par les liens. L'exposition australienne qu présentait le plus vifintérèt. Parmi les photogri- ser phies, j ‘ai remarqué un pi morama du hävre’ desyd- ] ney, long de douze mètres, “et de belles vues des. an geysers de la Nouvellé-Zélande. Ea province de d'é Queensland à aussi exposé des photographies. de ol terrains destinés à la colonisation, avec indication la des. prix de vente. <f

Par ordre d’ importance, la France vient imimé- put

.. diatement après la Grande-Bretagne, avec une f2e surface de quar ante-quatre mille pieds carrés. Nos puis

émaux et nos faïencés artistiques, nos -bronzes ct tu

AC nos tissus de soie restent, comme toujours, sans toit Tivaux. A l'entrée de notre expositian se dresse déil

ns une magnifique glace de Saint-Gobain desix mètres‘ L

. cinquante de hauteur sur trois de largeur. deb:

On admire beaucoup les mosaiques et la bijou- SOU terieitaliennes, les mâlachites etl'orfévrericrusses. RE afilu:

ie Quant à l'Allemagne, elle ne se fait guère remar- Le tc

52 quer que par l'énorme canon sorti des atelicrs LE à a, à Krupp (1). ‘. | ET ‘ L'exposition japonaise a obtenu, un véritable l'hor

| à dé \ FE (2) Une notice, - imprimée en six langues, donne sur ce varie er monstrueux engin de guerre les ue suivants De ons]

. que je transcris tex tuellement : Calibre : 14 pouces. — Longueur du canon : 26.picds 3 nes Poids : 63 tonnes noue! "14. —, Poids du boulet : 1,160 livres. — Charge de poudre : vre 1e

est or

280 livres. — pre 15 inilles anglais ou 24 kilométres, i 00 mètres : 24 pouces dt 1 de fer.»

JOURS

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€ 7 ©" L'EXPOSRITION :

* + 1° $ À + : . n : - à É succés, Citons en premiéroigno ses bronzes mer-

: Yeilleux, ses magnifiqués vâses de trois mètres de

hauteur, ses laques et ses émaux cloisonnés, ses’ He RS ONE Q 199 d cnrieuses peintures sur soie, ses broderies, artisti-

ques et ses imitati Rs | imitations en reliéf de fleurs, d'in- °°,

sectes et d'oiseaux.‘ e | Lo Japon ne s'est pas’contenté d'exposer les pro duits de son industrie, if à auséi envoyé les cahiers

,? : LAB! Ce d'étude des élèves de l'université impériale de

Tokio. J'y ai lu une curicuse protestation” contre la suppression projetée de l+ langue. française « faute énorme du triste ministre brule publique». Signé : Onyedjuna, 25 juillet { ces élèves, dont quèlques-uns n'ont ét puis une aimée les langues européens excelleñte ücriture, ot leurs compositions parfois remarquables, dénotent une connaissqneo réelle

de la fanguo.

‘Le bazar japonais installé dauis le. parc a dû faire

de brillantes affaires ; chacun voulait emporter un souvenir de l’industrie japonaise, et les dollars

aflluaient dans Ta caisse des heuroux marchands

Le terrain environnant avait étéslisposé efærdin à la mode du pays; il était planté de petits arbres rabougfis. et bizarrement contournés. L'art de l'horticulteur au Japon consiste à rapetisser et hon à développer Ja végétätion; on‘obtient ainsi des varictés naihes présentant, malgré leur petitesse, ES io 'sse, j usqu'aux racines emergeant du sol et à la mousse qui couvre leurs trotics minuscules. Ce singulier paysage es orné ‘le ponts, jetés sur des vallées en in

Pi M Jr

pouces de fer.» +

Re sue

türe, au fond desquelles circule un cours d’ (CUITE

microscopique. Le tout forme.un ensemble Sinon. beau, du moins étrange paë sa bizarrerie,

. Dans la galerie des beaux-arts, l exposition francaise brilla dit du plus, vif: éclat; je reconnus un ‘grand nombre de tableaux et de séulptures que

j avais déjà vus aux “expositions annuelles des.

Champs - Elysées : le portrait de MU Croisclle, de Carolus Durad ; Respha-et-ses fils, de Becker: la mariée alsacienne, Fleiu des eh@mps, ale A. Morceau ; le pe lil ilation, de Moreau - Vauthier etc... F nfin les incomparables tapisseries des Gobelins. et

L'Italie expose tout un monde de grac ieusos ‘statues en marbre blanc, une intéressante série de, faïences du seizième siècle, et la magnifique eol- Jection dé bijoux AHMES appar tenant à M. «le Castellani. | ,

L'Allémagne à la statue colossale en bronze de Bismark, des bustes de énéraux. ct de membres de la famille impériale et, naturellement, beaucoup de tableaux -de batailles. ;

L'Angleterre et la Belgique exposent de bien jolies choses. Quand aux É tats-Unis, au miheu d'une foule de tableaux médiocres, de paysages ‘aux tons criards et outrés, on remarque quelques

bonnes toiles. Mais, en revanche, que de eroûtes provenant de l'Amérique du Sud ! Le mieux est de

n'en pas parler.

* On sait combien. Au est fière de ses pompes perfectionnées et de l'organisation de son corps de POMpIsr L'accumulation sur un meme

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JOURS

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© L'EXPOSÉTION - 149

point de tant de matières inflammables, l'agglo-= °. mération de dant de constructions légères, inspi- : raient de sérieuses inquiétudes. Dans ces conditions, 1@& moindre incendie pêuvait être la cause de malheurs itréparables ; aussi, les dispositions les plus minuticuses iwaient-elles été prises afin LA de parer à toute éventualité. Ces précautions ne x furent pas inutites: deux jours de suite, je fus à : * même d’en juger. | :, so La première fois, le feu: so déclara vers cinq heures du.soir dans la fabrique dé verre, près du Camp des Cadets. En quelques instants, les pompes ‘ à vapeur arrivorent avec leur machine allumée. Les tuyaux se déroulaiént mécaniquement au moyen d'un treuil fixé à une voiture ‘Jancée au, grand trot, Toutes les manœuvresse firent avec une rapidité extraordinaire : les pompes fonctionnèrent aussitôt: en peu d'instants, tout dansel sérieux avait disparu. Le lendemain, à la 1 “ même heure, nouvelle alerte; les iémMes ma | nœuvres sc répétèrént avec une égale précision. Mais cette fois, il ne s'agissait que d'un fou de cheminée au restaurant Lafayette.

Toute une ville nouvelle en bôis s'était élevée, ‘ aux abords de l'Exposition?’ c'élaient, l'hôtel qu (lobe, avec mille chambres, le ‘Franscontinental, M l'hôtel des États-Unis, le premier à de

;àyec Cinq cents | ° chainbres, le: second avec trois cents chambres :

. puis une foule d'hôtels secondaires, de restaurants, de bars, de-salons pour Concerts, cirques et théàtres de troisième ordre, orgues à vapeur et phé- :

Quelques hôtels à Philadelphie avaient adopté ‘les usages européens (european plan); on y payait tant par jour pour la chambre seulegfenf. Les repas, servis à la carte dans un restau ant dépendait

de l'hôtel, se soldaient, à part. Le « plan améri-. À

cain » est tout différent; le. voyageur .paye pi jour un prix fixe et invariable, généralement 4 quatre à çinq dollars pour les établissements de premier “ordre, de deux à trois dtilars et “quelquefois moins pour ceux du second ordre. Moycunant cette somme, on à droit au logemeñit, à nourriture et au service. Quatre repas s0nt servis par jour dans une salle à manger conimune; Un maitre d'hôtel vous assigne votre place à table: et vous remet la liste imprimée des plats ü jour. Vous pouvez les demander tous si cela vou plait: c'est votre droit, et vous n'avez aucun supplément! à payer. Le vih, la bière et lès liqueurs se payent toujours à part; du reste l'Américain n’en consomme jamais pendant les repas : un verre déMait ou d’eau glacée lui suffit. ‘ Dans les brasseries et les bars où il est d usage | de se faire servir une boisson quelconque que l'on consomme à la hâte et sans s'asseoir, on trouve, ordinairement à une extrémité du comptoir -un énorme jambon, un gros morceau de bœuf froid,

des salades, des hors-d' œuvre, des pickles, des fro=

. mages, des gäteaux. Pour peu que vous preniez ln verre de bière, vous avez le droit de goûter gratuitement à tous çes plats. Vous pouvez mênie vous tailler une forte tranche le : jambon où de bœuf

rôti sans que personne Y troXve à redire.

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aient adopté ; on y payait dent. Les rent dépendait plan améri-. .

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