L "EXPOSITION
L'exposition était reliée directäment par une gare spéciale aux principaux chemins de fer des
États-Unis; de sorte que le voyageur, parti de
New-York ‘dù de tôute autre de wagon di À
g-yille, pouvait descen-
ir, Sans passer , que sant jo é voie circplaire,
s'arrêtaient devant la station.6t repartaient ensuite
pour une direction indiquée par.un large écriteau.
De ce côté, Je Système des comnunicatidns ne lais- se sait rien à désirer, mais il n’en ‘était. pas de même ;
par la ville de Philadel pl
en ce qui concernait la cité. S
Le chemin de fer de Mark -Street ne allait
qui toutes les demi-heures ; les bateaux à vapeur
s'arrêtaient fort loin du centre de. la ville, et les ra cr, malgré leur nombre, étaient tout à fait in- du à l'heure de la fermeture des portes.
timait heureux de pouvoir : conquérir tit coin sur un marchepied. Il m'est arrivé plusieurs fois de faire dans cotte position gênante un’ trajet
de six à sept kilomètres, pendant lequel, à moitié
étouffé par mes voisins j'avais bncore la préoccu- LA pation constante de maintenir mon équilibre. Dans PAS ces. cire onstances critiques, j'admirais la patience. + ?* k: |} Sans bôrne de la foulé amëricaine ; on se pressait | * + %
silencieusement les uns contre les autres; ; Jamais
crimination ; quel contraste avec la foule parisienne ! Les sergonts de ville eussent été sur les
Lie 152. SIX MILLE LIEUES EN SOIXANTE Jours Ï : AE \
; dents ; ici, on ne voyait pas un seul policeman et k | ‘T'ordre n'était jamais troublé. ue c EN La clôture de l'Exposition, le dimanche, me per.
«mit de consacrer un jour à la visite de la ville et “A
du parc Fairmouth. ‘© | Ê
‘L'Atadémie des, beaux-arts renferme quelques ou
bons tableaux d'anciens maîtres et une ection D
Le | de vêtements, autographes etsouvenirs storiques, “ MR . Près de là, dans Broadway, on rema que le temple … nt maçonnique, dont l’imposante façade en style go-" - * thique anglais est entièrement construite en gra- .
nit; à la suite s'élèvent trois ou quatre églises “6 d'architecture et: de cultes différents. A l’ancien À
: ; Hôtel de Ville « Independance Hall », est exposé, Je 7 à Tcchsion du Centenaire, le texte authentique MK ©
. … de déclaration d'indépendance :; on y montre .Pe Sal aussi là cloche qui donna le signal de la résistance. a Re Le collége Girard est un desédifices les plus re- .
Ê mätquables de l'Amérique ; il est construit en 40
#. :- forme de temple grec de deux cents pieds de long | 1 sur cent vingt de darge, entièremënt en marbre ne
blanc, y compris la toiture, formé&de larges dalles. .
Ce beau, monument, consacré à l'éducation de la l'a
r jeunesse, porte le nom de son fondateur, Étienne pl Girard, né à Périgueux, en 1770, et môft en 1831 à &T Philadelphie, laissant à la ville et diverses ins- M
.titutions philanthropiques la presque totalité de sa for
fortune. Par une clause formelle, le donateur a on
.Stipulé qu'aucun enseignement religieux ne serait oi
donné dans son école. Il en à même interdit l'accès
à tout prêtre, à quelque rligioru'il appartienne, 0
voulant que chaque élève, arrivé à l’âgee raison,
'E JOURS
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soit libre d'adopter! en cofinäissance de cause, la croyance de Sôh choix. : |
Le pont Girard, sur le Séhuylkill, ést un ma î-
- fique ouvrage en fer ; c'est.le pont le plus large du monde. Le Jardin oologique qui on sur la
. rive droite de la rivière, offre une délicieuse pro= . menade. Une foule endimanchée circule paisible- : À ment à l'ombre de gros chênes. Toùt ce monde, -
chiquant du tabac ou croquant des pommes, al'air “heureux et satisfait: Nul doute que ces prome- .
neurs dû dimanche, qui avaient payé vingt-cinq -cents leur entrée, n'eussent apporté de préférence leur argent à l'Exposition si elle eut/été ouverte ce jour-là. En quittant le jardin, je traverse la rivière en bateau pour me réndre à Lernon- Hill, dans le parc Fairmouth. Au sommet d’une colline on a construit un élévateur tout en fer. C’est. un gigantesque obélisque à claire-voie qui a couté 80,000 dollars ; il y en a deux autres semblables sur différents points.de la ville. L’ascension dure quatre minutes; on arrive à 238 pieds au-dessus du sol sur une large plate-forme avec salon intérieur à l'abri du vent. L’immense cité, de Philadelphie, plus étendue que Paris, se déroule tout entière à mes pieds avec son large fleuye qui se perd dans les brumes de l'horizon: au nord, le parc et la
, forêt sans bornes. ,
+ Près de là, se trouve un beau monument élevé en l'honneur du président Lincoln, qui y est représenté assis et tegant à la main la plume avet laquedle il vient de signer l'acte d'abolition de l'esclavage.
- LE PARC FAIRMOUTH |
QE
De petits vapeurs. circulent inces sam ‘eaux limpides du fleuve, dont les rives pittoresques
De larges allées sablées conduisent aux wfterworks établis sur les bords du Schuylkill, au pied d'une colline artificielle plantée de catalpas et servan? de base aux immenses réservoirs qui ali: mentent la ville. Chacun peut visiter à toute heure tes puissantes machines mues par la rivière ellemême, et élevant les eaux à une hauteur de trente
etun mètres, au moyen‘de huit. grandes pompes
foulantes. Une belle terrasse règne tout le long du fleuve. ae
© Philadelphie : s'enorgueillit avec raison de son beau parc de Fairmouth, qui couvre une super-
ficie de 1,400 ‘hectares, et s'étend sur les deux ti-
ves du Schuylkill et de.la rivière Wissahickon. ment sur les
et les îles recheuses offrent ‘une succession Continue de charmants paysages. Sur la rive gauche
S’étage, en amphithéâtre, le vaste cimetière de . LaurekHill, dont les innombrables monuments en.
marbre blanc se détachent sur un fond de sombre verdure. Une foule de légers équipages luttent de vit le long des allées.qui bordènt le rivage et
; disparaissent plus loin dans les profondeurs du
bois. La promenade le long-du Wissahickon est
surtout très fréquentée ; nulle part la forêt ne se
développe avec autant de majesté. Sous l'influence de l'automne, le feuillage s'est paré des couleurs
. les plus éclatantes. Nos parcs européens, ‘plantés
de main d'honime, ne donnent aucune: idée de pareilles splendeurs. Ici, c'est la forêt vierge avec
ses majestueux colosses, tels que la nature les à
JOURS
aux wüter- Ikill, au pied talpas et serirs qui alià toute heure rivière elleur de trente
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Au retour, je visitai la belle machine qui fournit
l'eau à tous les bâtiments de l'Exposition. J yre marquai une. réduction microféopique de la -même machine et fonctionnant par lé nfême pro- .cédé. Les cylindres et lès tuyaux en verre transpa- RD rent permettaient de saisir l'ingénieux mécanisme 4 jusque dans ses moindres détails.
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2e LE PARC FAIRMOUTH
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