DAKAR. — PASSAGE DE LA. LIGNE
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Cinq grandes coMpasIeS entretiennent deux : lois par nroïs des commuiitations régulières entre k Brésil et les ports de Bordeaux, Marseille, de :
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fre, Southampton et Liverpool. Paris n'est plus ot. o Ce"à une concutrence active, le prix de 1x . travë le France au Brésil est relativement ue . ne ex PES moindre que shr tout autre Point du globe.
Lo ÿ juillet48n, j le paquebot l'Æyz legy', de là Compagnie des Mes- ” Sgéries maritin s."Ce magnifique bateau, récemi LD T—* : à. É ñ à . Q meñtconstruit à laGiotat, ne mesure pas moins dé 123 mètres dé long sr 12 de large et 40 de profon-
x : * (4 “à ; nes ie :-deur du: creux.de J'\quille au pont'Son aména- .semepl intéricug,
tPproprié avec ‘Thtel genie à la destination: du
navire, c'est-idire à la navigation des mers de la RE roots ee 5: à *
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jourd'hui qu'à vingt jours 'de : io-de-Janeiro,. SL Î ot JOUr
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zone torr ide. Les cabines sont percées de larges fenêtres: le grand salon, de plain-pied avec le pont, reçoit Jdes flots d'air et de ‘lufnicre; il est surmonté d'une duneltelevée, vaste êt commode observatoire, s'étendant sur une longueur de qua-
ante mètres et comprenant toute la largeur du’
navire; autour du salon, on a ménagé une galerie
couverte qui sert à:la fois de promenade et d'abri
contre le vent, la pluie et le soleil.
En mettant le piéd sur l'hôtel flottant qui-doit labriter pendant quelques semaines, tout -voraeur s'empressé, ordinairement, par un examen rapide, de faire connaissance avec sa nouvelle demeure. Cette impression du premier moment
- s'efface difficilement par la suite. En ce qui meconcerne, elle fut de tout point favarable, et l'expirience ne fit que la confirmer.
A sept heures du soir, le petit vapeur: qui nous amenés de Bordeaux, rompt ses amarres cet s'éloigne de notre bord; les derniers adieux s'échangent et nous commencons à nous mettre en: route. Vers onze heures, une longue ligne de lumières nous indique l'emplacement de Royan. Bientôt après, le feu rouge du phare de Cordouan reste seul en vue à bâbord; puis, tout retonrbe dans l'obscurité : la terre de France à disparu.
Pans la journée du lendemain, le golfe de Gascogne, malgré sa mauvaise réputation, se montre
fort clément. Peu de passagers ont à s'en DRE
sérieusement.
Le 7 juillet, de grand matin, nous longoons, à une faible distance, les côtes accidentées et pro-
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sh è LA coféaxr | 175, fondément découpées” de là Galice: on laisse à droite la baie sinueuse au fond de. laquelle se trouve le port militaire du Ferro]. Peu après le: pilote vient à bord et nous dirige au monfllage de la Corogne. 4e ae RU Vue du navire, la ville qhi s'étend en demi-cer- * cle le long du rivage, avec ses “hautes maisons ornées de vastés balcons vit rés (üradores) peints en vert, a fort bon aspect, ct parait: plus considérable qu'elle fe l'est réellement: Son port et ses fortifications forment toute son. importance : c'est à peine si elle renferme 25,000 habitants. :
‘ La plupart des rues sont dallées ; la voie principale, la calle real, malgré l'heure matinale, prée sente une grande animation. Des groupes de paysans galiciens attirent nion attention par la singularité de leur costume ; longues guètres, culotte courte, veste à collet droit et bonnet de forme étrange, semblable à Ja barrette de nos chantres de village, K tout en gros drap brun ; on les dit sobres et trävailleurs: ce sont les Auvergnats de l'Espagne. Une foule déguenillée se presse autour des fontaines ; de jeunes femmes, vêtues de robes claires et pieds nus, rentrent chez elles la tête chargée d'un tourd baril plein d'eau.
ruclles tortueuses conduit à Ia ville
Une série de :
haute, où se
trouve un petit jardin public, renfermant le tombeau du général anglais sir John Moore. On y jouit d'une belle vue sur la rade et la ville, qui, du resté, il’offre aucun monument remarquable.
Dans l'après-midi, nous r'eprenons ‘la mer: la l'aspect de hautes
côte d'Espagne se présente sous
montagnes dénudées, surmontées parfois d'une blanche église. Souvent un avant-poste d'ilots’ formés de rochers abrupts interdit l'accès du rivage. Vers le soir, nous doublons le cap Finistère, et faisons route au sud, croisant sur notre passage
plusieurs grands steamers. Ce point, très fréquenté, se trouve sur la route directe d'Angleterre aux Indes. 0.
Le lendenjain à midi, noug apercevons les iles Berlingas, groupe de rochers environnant un ilot de forme bizarre, et dont le dôme arrondi, séparé en deux parties et coname fendu par le milieu, supporte un phare. Quelques heures après, nous longeons la côte du Portugal, très élevée en cet. endroit. Au point culminant, se dressent l'église et 18 château de Cintra, résidente-d'été du roi. Bientôt la couleur de l'eau, qui, du bleu foncé, passe
au vert päle, nous avertit que nous e $ dans le Tage. La rive droite du fleuve, avee illages, ses châteaux et ses jardins en. terrasse, offre un aspect enchanteur; le panorama devient splendide; la blanche cité de Lisbonne nous apparait, ainsi que Rome, étagée sursept. collines. Le ciel est d’une pureté admirable. Nous dépassons rapidement le faubourg de Belem, avec sa merveilleuse toûr mayresque, sentinelle avancée sur le fleuve. Quelques instants après, l'Équaleur jette l'ancre à un kilomètre environ de la ville, en face du palais du gouvernement. Plus loin, l'estuaire formé par le ‘Fage s'élargit et forme une immense rade intérieure, semblable à la pleine mer. .
Mon premier soin, en débarquant, est de pren-
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