DU SUD PASSAGE DE LA LIGNE
revétu des Couleurs les plus variées ne se ren- , (ontre que dans les hautes mers des pays chauds : il nage et rame à l'aide de ses tentacules tandis ‘ue Sa crête dorsale, surmontée d'une lame cartilagineuse, lui sert de Voile.. Le même ion heure de l'après-midi, teur, "toujours ‘à fort agréable, s dé mer. Le baptème de la ligne, tel qu'il se pratiquait autre lis, est depuis longtemps tombé bord des Messa
urs le paquebot
aVONs déjà fran- 61 qui séparent :
iS- NOUS ne nous rs Suffirontmain- ..Lai.1e..regret… ne visiterai ni :
.-it-atratt-alli"
e seconde partie ar, la mer avait rie que le mouet que personne se. Maintenant une façon bien ltrpis fois les et les violons ent les. tringles jettir..les bou-— dant les repas.
rü, le thermolu Sénégal, se tte portion dé S Marins, s'apfréquence des versent l'horin Sont la con-
p de poissons ulgaire de la phorescent et
Louis XVI. Nous dépassons plusieurs petites îles: le célèbre pain.de sucre se dresse à notre gauche. semblable à une sentinelle avancée veillant à l'entrée de la rade; on s'engage dans un étroit passage gardé par les forts Santa-Cruz etSan-J6a0. Devant nous s'ouvre l'incomparable baie de Rio, dominée par un cirque de hauts sommets dentelés, aux formes bizarres. Le soleil brille alors de tout son éclat; pas un détail de te: merveilleux panorama n'échappe à notre vue. A dix heures, nous jetons
l'ancre en face de la ville, à proximité de L'ilelas Enchadas, où les steamers, avant de poursuivre.
leur voyage, ont l'habitude de renouveler leur ‘provision de charbon. A
U SUD urs petites îles:
à notre gauche.
> veillant à l'enn étroit passage in-Joao. Devant le Rio, dominée s dentelés, aux ors de tout son leux panorama res, nous jetons
mité de l'fe‘las de poursuivre.
enouveler leur -
: RJO-DE-JANEIRO ET sks ENVIRONS) + .. Q --LE-JARDIN BOTANIQUE, — LA TJUCA. — pf ROPOLIS.... LE CORCOVADO, — PRAYA-GRANDÉ. Re sa EN |
Rio-de-Janciro, capitale Qu Brésil, est située, * par 22° 54° de latitude sud ét 43° 36° de lon itude ouest, à soixante kilomètrés enyirün’au, nord du . tropique. du Capricorne, et par Conséqüent, CQm- ,. *.. prise dans la zone torride! C’est fa ville la plus importante, non seulemerñt,de l’Aérique du sud, mais encore de tout l'hémisphère. austral. Sa : population, qui s'élevait à peine, ty a.Ccinquante ans, à 400,000 habitants, dépasse aujourd'hui . 400,000 âmes, dont plus de la moitié se compose
de nègres et de mulâtres.
La ville se di
résidént la plupar | st la plus belle ct a plus animée ; au luxe des éta-
brables toits rouges’ sombres massifs de elle est adossée. Plus ua bassin parsemé de jusqu'à quarante kil terres,
tableau. Le c les étranger.
l'été, qui est de novembr
PT
lages, à la magnificence de l'éclairage, on retonnaît les boutiques de: nos<Compatriotes. 1] y a
presque autant d'enseignes lugais. Autour de la vieille quartiers neufs, aux rues ]
mais peu fréquentées,
en français qu'en por-
ville sé groupent les arges et bien payées,
avec de grandes places nues
et désertes, entourées de constructions monumentales. Plus loin s'étendent, dans une foule‘de directions, d'interminables faubourys, qui longent la
baie ou bien s'enfoncent d Sur ouf leur parcours une ravissante succession
ans la campagne, offrant
de charmantes villas avec de jolis jardins bicn
entretenus.
La rade de Rio est l'u
naturels du monde entier l'entrée en est tellement
ont: inutiles. La ville,
sûre que les pilotes y.s | ssise sur le: rôvers occidental. de la
gracieusement a
’ n des plus’ beaux ports
baie, se détache merveilleusement, avec ses innom-
ét ses hauts clochers, sur les verdure éternelle, auxquels loin la rade s'élargit, forme nombreuses îles, et s'enfonce omètres dans l'intérieur des
Malheureusement une ombre existe à ce riant
limat y est assez malsain, surtout pour S nouvellement débarqués. Pendant aussi la saison des pluies, ‘et qui dure e-à avril, la fièvre jaune exerce de cruels ravages. Au moment | étions en plein biver, où saison sèche; c’est l'épo-
que la plus favorable pour Parcourir le Brésil -et
de ma visite, nous
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RIO-DE-JANEIRO aussi la plus saine de l’année, fléau disparaît alors presque complétement ‘pour ‘ne leparaïtre qu'avec les Chaleurs de l'été
La température Moyenne à Rio et est de 25" Centigrades. Pend thermomètre marquait ordinairement 23° “heures du matin, 29 à midi et 26°
soir. Les habitants se Plaignaien qu'ils trouvaient extraordin . et aussi d'une sécheresse
Le. ter Hible
aux Cnvirons ant mon séjour, Je
à "Six à dix heures du t de la Chaleur,
Mais il est renos. Climats est plus ur humide des pays nce énervante de cette der- Mouvement est une fatigue : au
“onnu que la chaleur seche facile à Supporter qué la chal tropicaux. Sous l'influe niere, le moirdre plas petit effort je Course qui en Fr S devient ici uné expédition Pénible.
La vie est généralement chère on V trouve. un Certain nombre d aurants fran
Monétaire est le reis, qui vaut un La pièce de
à Rio cependant ‘hôtels et de r'es Modérés. L'unité. quart de centime.
| dont la plupart des Voyageurs sigh fois la malpropreté, vient d'êtr
alaient autre- ‘e dotée d'un vaste
- 196 AUTOUR LE L'AMÉRIQUE DU SUD Fat
“: système d'égouts perfectionnés, transformant en engrais les immondices qui souillaient auparavant le pavé des rues. Plusieurs Tignes .de chemins ‘de * ë, fer ont été entreprises et achevées malgré d'é- - ; normes difficultés de terrain. D'autres sont .ct,# voie d'exécution, et partout les travaux publics sont poussés avec activité. De rapides et commodes: | tramways attelés de mules sillonnent à Chaque instant les principales rues de la ville et relieñt - | 2h les faubourgs les plus éloignés au centre de la cité, £ # / Crest là un véritable. progrès ; Cependant ils renÿ dent la circulation assez dangereuse dans certaines voies étroites des quartfés-e erçants, là où le +: drottoir est au niveau du sol. À peine restget-il au ‘piéton un espace suffisant pour-se ranger le long des mâisons et éviter le choc, du lourd véhicule, ordinairement lancé à toute vitesse. on C4 Le jour même de mon arrivée, chassé de la vicille ville par l'atmosphère étouffante qui y règne dans | l'après-midi, je pris le trañnway qui conduit au QUE Jardin botanique, en passant par le long faubourg de Botafogo. À péine sommes-n us hors de la ville, (u’une brisé délicieuse soufflaht de la mer tient nous-rafraîchir et rendre la chaleur supportable. + Nous passons en revue de déliciéuses maisons de. plaisance n'ayant ordinairement qu'un réz-de- | chaussée entouré d'une large véranda. La plupart . Sont peintes de couleurs éclatantes : d'autres, ets. ce sont les plus jolies, ont la façade entièrement 1 revêtue de capréaux ‘de faïence blancs et bleus ï + disposés æec art et f6rmant de gracieuses ara- “besques. Dans leurs frais jardins, clos d'une simple
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UD LE JARDIN ROTANIQUE Fu -197 U SU | ‘ansformant en grillo, se développe libremerit l'exubérante végétase auparavant ion des tropiques. A notre droite surgit, au milieu € à , A ù … Ra À d'un océan de verdure, le PIC aigu du Coreovado,
“absolument inaccessible de ce côté, ‘rivage Capricieusement déc perdre de Vue, à gauche, la tête chauve du Pain de sucre; aù loin, sur les bords de la mer, s'élèvent les blanches Constructions do l'école Militaire et de l'hôpital des fous, me Au bout d'une heure, je mets
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autres sont en Travaux publics les et commôdes | nent à Chaque ville et relieñt +
entre de la cité, endant ils rendans certaines ‘çants, là où le Le restest-il au anger le long urd véhicule,
Nous suivonsle Oupé de la baie, sans
pied à terre à l'en trée du jardin botanique. Là, un Spectacle féerique
s'offre à mes regards. Devant moi se dresse une splendide avenue de palmiers aux troncs blancs et polis surmontés d’une tige vert clair, lisse et bri]lante Comme si on l'avait vernie, Sang à un élégant pañache se rejoignant d'u à l’autre et formant, à cent pied voûte naturelle d'un effet gr
ssé de la vieille i y règne dans ui conduit au long faubourg ors de la ville, > la mer tient r supportable. :
es maisons de l’un réz-dea. La plupart ; d'autres, ets.
* entièrement ncs et bleus icieuses arad’une simple
‘long des routes,
t virons de Rio. D'une régularité parfaite et, semblables à de hautes colon=
nes de granit, ils se prêtent merveilleusement à Ja ‘décoration des parcs et des jardins. Ce Magnifique
Le jérdin botanique Un demi-siècle d’exis arbres se font déj
de Rio ne Compte pas encore tence, Cependant quelques à lemarquer parleurs dimensions