‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 72 sur 109 · LE DÉTROÏT DE MAGELLAN · texte numérisé non relu

LE DÉTROÏT DE MAGELLAN

écrire ; cette pârtie du navire est plus tranquille ét .

plus favorable pour cette occupation que l'arrière,

‘où l'on a le désagrément de la trépidation incessante occasfonnée ‘par la rotation de l'hélice, et

du bruit qui en résulte. En

‘: Pendant les jours suivants la mer se calme peu à peu, mais il pleut souvént, et le temps se maintient sombre et triste. Nous faisons route. plein nord, à une centaine de kilomètrès de la côte, mais nous ment. Il était écrit que, dans ce voyage, nous aurions constan@ment vent contraire, soit dans l’At-

- avons vent de bout et nous n'avançons que pénible-

à lantique alors que nous allions au sud, soit dans

le Pacifique alors que nous nous dirigeons vers le nord. ei Du FAN CRE

Pas un navire n'est en vue ; les voiKers'ne pas-

sent jamais par le détroit-de Magellan; ils doublent

le cap Horn et suivent une rotte beaucoup plus oc- Se : dire

cidentale.

D re RE . ’ e De jolis oiseaux de mer nous tiennent compagnie ; leur taille est celle d'an gro$ pigeon; on. les appelle dameros, ou damiers, à/cause de leur

plumage blanc, moùcheté de’ noir. Au nombre.

d'une centaine. enviroh, ils passent et repassent

dans leurs interminables circuits, à quelques .

mètres du navire, effleurant parfois le sommet des vagues du bout de leurs longues ailes. Rien de ce

qu'on jette à la mer n'échappe à leur vue perçante.

Le cuisinier a-t-il vidé un seaupak-dessus le bord ;

FRS I IRRESITS

joyeux. Cependant le vaisseau s'éloigne rapidement. Tous alors reviennent à tire d'aile-Ct reprennent leur poste d'observation autour de

nous. ‘ rs À mesure que nous remontons vers le nord, la

__mètre- marque 44°; on enlève enfin 1a toile .qui rester une semaine entière dans l'obscurité.

Le’20 août, nous nous trouvons à la hauteur de Valdivia, après avoir passé successivement au large des grandes îles de Hanôvre, Wellington, Chiloë, et de la péninsule de Taïtao, mais sans jamais apercevoir la côte. : ET * Le lendemain, à dix heures, nous sommes en vue de la terre; on double l’île Santa-Maria, puis “on pénètre dané. une large baie ou se trouvent les ©" villes d'Arauco} Coronel et Lota. C’est en face de

cette dernière quenous devons nous arrêter vingtquatre heures pour renouveler notre charbôn.

Pour la première fois, depuis Montevideo, nous

rencontrons des navires! voiliers et steamers.

et

sagers*

. Le charbon est extrait a ; là plupart des + - faleries -plongent sous T'océh, et s'étendent au large à plus de’cinq cents mètres. Presque toutes les maisons de Lota sont construites en bois et.

de cuivre installée sur le rivage même dé la mer.

température se radoucit ; le 19 août, le thermo-

recouvrait les fenêtres du salon. Nous venions de

Je m'élipresse d'aller à tèrre avec quelques pas-

L » . , SE 4 . La ville de Lota, de création récente, doit son . existence aux mines ‘dé charbon ét à la fonderie .

4 n'ont qu’un rez-de-chaussée, précautio

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