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repos le promeneur qui s'égare en ce lieu solitaire: Les anciens remparts de Eima ont été démolis
aralyse tout esprit d° Re ise, placé, à l'entrée de la ville par la route de Callao, un très beau monument, destiné à perpétuer le souvenir du 2 mai 1866, date célèbre dgns l'histoire péruvienne. Ce jour-là l'attaque: de onze nayires espagnols contre les batteriés de Callao fut repoussée par les troupes régulières unies à la population. : Je me rappelais avoir vu le modèle de cette œuvre remarquable, à l'entrée du Palais de l'Industrie, à Paris, où il est resté ex posé pendant . toute une saison. r -Il existe à Iima un jardin botanique fort bien
nu, grâce aux soïhs intelligents de M. Donke-
laert; je le visitai avec intérêt. ainsi que le fârdin zoologique qui a été récemment établi autour du palais de l'Exposition. Dans ces deux jardins, les colibris sont assez communs; je ne pouvais me lasser d'admirer ces charmants petits oiseaux.
Le théâtre principal est construit en bois; son extérieur ne répond pas à ce qu'on serait en droit d'attendre. d'une ville de 150,060 habitants.
‘Néanmoins, l'intérieur est très convenablement disposé pour la commodité des spectateurs. Au moment 'de mon palläge, une troupe lyrique française y donnait des représentations. La première étoile, M"° Alhayza, était fort applaudie, . dans le rôle de Madaïne l'archiduc.
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2 ; Fe "4 LM : 269 Je me rendis un matin au marche principal, qui
est situé au centre du quartier habité par les.
Chinois. II ‘y règne une grande animation. Je reïharque que’ plusieurs échoppes sont -O£Cupées par des Français. Les femmes indiennes.ou mé- ‘tisses portent toutes de longs cheveux noirs sous un Chapeau de paille trés fin et très blanc. IL n'est pas rare de voir une simple marchande tte légumes coiffée d'un panama ‘qui a coûté plus de cént francs. Aux étalages sè trouvent les fruits de Yarbre
de bananes : le lucuyna, semblable à un prune et renfermant une pâte jaune et farineuse :
: Pain, originaire de Taïti ; de nombreuses: variétés
la paila (Laurus persia) : c'est l'avocat des An-
illes ow beurre végétal ; on le mange avec du sel et du poivre; la Chüünoya, nom vulgaire du fruit du corossolier (Anona Cherimolia), à la chair blanche et parfumée; des melons de diverses espèces ; le juca ou nanioc, les batatas, les camoles, pommes de terre douces, la pag amaritle.
pomme de terre jaune, etc. : FE :
À propos du märché je suis tout naturellement
‘amené à parler des Chinois qui, au nombre de plusieurs milliers, en habitent les alentours. Les :
fils du Céleste Empire fixés au Pérou ont, en général, fait le sacrifice de leur queue et de leur costume national. En cela ‘ils différent de leurs
tompatriotes de Californie, et particulièrement de
ceux de San-Francisco, qui ont formé une véritable colonie chinoise dans la ville américaine. A Lima, au contraire, le quartier qu'ils fréquentent West pas exclusivement habité par eux. Ils vivent
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côte à côte avec les blancs, les mulâtres, les nègres et les Indiens. Il.y a en outre quelques Canaques de la. Polynésie; aussi, par suite du mélange de
zambe le métis nègre et blanc, cholo, celui qui est / issu du troisement du blanc et de l’Indien, ct chino du nègre avec l'Indien ; mais je ne sache pas que les métis chinoisaient reçù un nom particulier. Les femmes chinoises sont en très petit nombre au Pérou. La race jaunè est venue compliquer encore une situation déjà passablement embrouillée, et n’a çertes. pas apporté avec elle beaucoup d'éléments de beauté. : ;
, Tous les-voyageurs ont vanté la beauté des Li- % = méniennes el Jéur gracieux .costumäé ; je ne ferai aucune. res{ n en-ee qui concerne a femmes
| issues de la* | 7. ment chafmantes : seulement je suis obligé de Fe 5 constater\ que oenne saya, jupe étroite qui | dessinait les formes, a presque compli tement disparu et a été remplacée par une manp > NCHIblable à celle dont j'ai parlé à propos du Chili. Les églises sont toujours très fréquentées |par les : dames. CI âque. ‘soir, à la sortie des offices, un A, prêtre, assis près d'une table qui supporte un crucifix et une tête de mort, distribue à ses belles “clientes des photographies et des images de sainteté, et reçoit en échange les chiffons indescriptibles qui ont partout remplacé la menue monnaie. Pendant ce temps, sous le portail de l'église, se 221 presse une foule généralement composée de jeunes
. les nuantes. de peau imaginables. On appelle
/ces races différentes, trouv e-t-0n à Lima toutes
espagnole ; ‘elles sont véritable-
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