LES AGORES. | — SAINT-NAZAIRE
Il m'est souvent arrivé) dans le cours de mes voyages, d’éprouver comme un sentiment de:tristesse, à la penSée que j'allais quitter, pour ne plus la revoir, une contrée ou une ville lointaine. Ja-mais je n’ai ressenti plus vivement cette impression qu'à mon départ de ‘Lima, le 13 septembre
1877. En effet, pendant le peu le temps qu'il m'a-
vait été donné de passer dans la capitale du Pérou, j'y avais trouvé la vie si facile, et j'avais contracté des relations si agréables que je ne pouvais. m'en séparer sans un véritable serrement de cœur. Parmi les personnes qui m'ont témoigné une sympathique obligeance, je dois mentionner .
particulièrement M. Antonio Raimondi. Né à:
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Milan, mais ayant, depuis de- longues années, fait is
du Pérou l'objet de ses constantes études, ce sa- M caté, vant distingué a exploré successivement les di- “Î gum
* verses provinces de la République. Toutes les une sciences lui sont également familières: de ses : sous
. nombreux voyages, il à rapporté une série dé man collections et de documents précieux qu'il classe, thou en ce moment, pour en faire un musée national. 1] tués. poursuit en même temps, sous les auspices du mun gouvernement, la publication d’un grand ouvrage, [M chois véritable ‘encyclopédie: des sciences historiques et -cont naturelles du Pérou. | due :
Le stearer l’Islay, de la compagnie anglaise du . grou Pacifique, sur -lequel j'avais pris passage pour me Indie rendre de Cällao-à Panama (distance 1,545 milles [M -maill ou 2,863 kilomètres), doit faire …. à" Payta et : Tor
. à Gudÿaquil. est bien moins grand que le Potosi étern et tout autremênt distribué. C'est un ancien ba- D du P
. teau à roues, jugé éncore assez bon pour faire le: d'un service des côtes, Sur une mer où jamais le mau- serte: ‘vais temps n'ést à craindre. L’entrepont est ou- M Le vert À farantye qui facilite le chargement. Dans D de la ces parâges {pujours calmes, cette disposition ne ment présente auéun inconvénient; il n’en serait pas de Le même s’ils'agissait de franchir le détroit de Ma- Je m gellan ou/d’affronter les orages de l'Atlantique. misér Les passagers de premiére classe ont de jolies d'herl cabines/extérieures,’ et: juin un spacieuse délab: promenade sur la dunette. Hinstallation de la M. des a troisième classe est intéressante à visiter, à cause nombi - de l& coûleur locale et de la variété des types que DM (ar là 1e Loi y rencontre. La plupart des passagers de cette Se ° ù - rivière
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“rivière, d’où provient l'eau consommée à Payta, et‘
PAYTA 291
< ‘catégorie sont des marchands ou marchandes de lé- . gumes ; on leür loue à l'avant, à tant du pied carré, : un emplacement où ils disposent leur campement sous une espèce de tente. Là, ils font la cuisine, mangent, boivent et dorment entre deux tas de thoux, de melons ou de salades: ce sont les habitués. Les autres passagers de troisième sont tous munis de leur matelas, ou de leur hamac; chacun choisit une place à sa convenance, sans autre abri -Contré la pluie ou le soleil qu'une simple toile téndue au-dessus de la tête. Cà.et là se forment des groupes pittoresques, nègres, Chinois, mulâtresses, ‘ Indiennes, etc., avec force chiens, chats et marmaille. . FU | Toute la journée du 13, nous restons en vue des éternelles montagnes de sable qui forment la côte du Pérou. A six heures, nous passons au milieu d'un groupe de petites îles montagneuses et désertes, Le thermomëtre se maintient à 22°.
Le jour suivant, navigation sans incident hors ‘de la vue de terre; temps couvert, mer absolu-
Le 15, à midi, on jette l'ancre en face de Payta. Je me rends à terre. L'aspect du pays est le plus misérable que lon puisse imaginer ; pas un brin d'herbe, pas même un pot de fleurs. Sur les murs délabrés du cimetière, un artiste du pays à peint des arbres-bleus; il est probablé qu'un certain nombée des habitants r Le d'autres;
n'en‘ont jamais ve à trente-
bord d’une
deux kilomètres au nord, sur le
292 < aie DE-L'AMÉRIQUE DU SUD
qui y est amenée à dos de mulèt, Le plus bel édi-
fice de la ville est la douane qui a été COR lite en.
‘ Europe; elle est entièrement en fon Se Les
magasins. Les rues sont étroite@et s de .
maisons d'assez triste . pen cé. eur de cases sont faites de bambous
des lanières lle cuir et fort ee tréillage dont les intersticés sant remplis de boue séchée. à
- Paytan est qu'àr au sud de l'équateur; les ardénts rayons d'un soleil : presque vertical, réverbérés par les murs bjanchis à la chaux, y rendent pendant la-journée la chaleur intolérable. Partout on enfonce jusqu'au-dessus de la cheville . dans un sable fin et surchâuffé, ce qui rend la mar-
che fort pénible."On comprend difficement CON.
ment une population de plusieurs milliers d'habitants peut se résigner à vivre. en un lieu pareil. Cette ville si'déshéritée à cependant une grânde notäbilité cc umerciale ; c'est par son port, parfaitement abrité contre, les vents du sud, que s'effectue tout le trafic de là partie nord du Pérou. Un chemin de fer, actuellement en conâtruction; lnemeñt le relier à Piura, importante
ét gt chef-lion de, kÿ province de
». $ DT a À
in, par un temps. cbavert et ‘une délicieuse température de-2#, nous naviguons dans Je golfe de Guayaquil, à l'embouchure du fleuve Guayas. L'île de Puna est en vue à gauche. A droite, la terre ferme apparaît vaguement à travers le brouillard. :
- Enfin,/nous en avons fini avec ce monotone et
inter de lon Chili « - Ja fror mence traste une ve monta, La vue nous 1] une h:
taillé à Plus lo caché :
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«de som Linfini, .cable ré fouillis végétati lui-mêr
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