DE LAME
— La science de l'homme est bien digne d'être enfin émancipée et constituée en science à part, c'est-à-dire qu'elle doit se composer uniquement des choses qui sont communes à l'âme et au corps (4o).
— Les facultés très connues de l'âme sont l'intelligence, la raison, l'imagination, la mémoire,, l'appétit, la volonté, etc.. ; mais, dans les doctrines de l'âme, il faut traiter de l'origine des facultés, et d'une manière physique, en tant qu'elles sont innées dans l'âme et qu'elles y sont attachées (5o).
— Enfin, il nous propose de rechercher l'origine physique de l'intelligence, de la raison, de la volonté, de toutes les facultés, en un mot, qui s'exercent sur les sciences dialectiques et morales (5a).
iiï dî; mouvement
— Les anatomistes ont fait quelques bonnes
observations sur le mouvement animal; d'autres en ont fait de tout aussi justes sur le rôle que joue l'imagination dans ce mouvement; mais on n'a point encore recherché avec attention comment les compressions, les dilatations et les agitations de l'esprit peuvent mouvoir le corps en tous sens... Il ne faut pas s'étonner qu'on n'y ait rien compris, puisque l'âme sensible elle-même a passé jusqu'à présent plutôt pour une entéléchie et une simple fonction que pour une substance ; mais depuis qu'on sait enfin que cette âme est une substance corporelle et matériée (mater iatam), il devient nécessaire de chercher comment l'esprit, c'est-à-dire un air {aura), une vapeur si légère et si tendre, peut remuer des corps si grossiers et si durs (56).
— Nous savons maintenant ce que Bacon savait sur l'origine du mouvement spontané, il en faisait un objet de pure mécanique (58).