‹ ProméthéeChapitre 9 sur 26 · T.B DIEU · texte numérisé non relu

T.B DIEU

A ton impiété que de grâces à rendre 1 Tu lui dois tout, ce roc, ce vautour et ces fers. pxomèth£e.

Je ne changerais pas les maux que j’ai soufferts Contre ta servitude et ton vil caducée.

J’aime mieux (jusqu’au bout je te dis ma pensée) Obéir à la pierre où mon corps est lié,

Que d’être du Très-Haut le sublime envoyé.

Allez I vous n’êtes pas ce qu’il vous faut paraître. L’aigle de Jupiter déchire aussi son maître;

Et quand la terre insulte au ciel humilié,

Le Caucase est souvent par l’Olympe envié.

Ah I des dieux surannés que je plains l’agonie !

Du sceptre embarrasser un moribond génie ,

Sourire dans l’instant où Ton voudrait pleurer.

Le nectar épuisé, d’absinthe s’enivrer,

Vers le passé qui fuit tourner un front de plâtre ,

De l’avare jncensoir trop tard réchauffer l’âtre ,

Tout voir sans rien comprendre , et s’écouter mourir.

Sc chercher sur l’autel et ne rien découvrir :

C’eit assez de cei maux dont le penser me navre , Et la pourpre est de trop pour vêtir un cadavre.

LC DIEU.

Suis-je au nombre fatal de ces dieux que tu hais) prométhêb.

Je hais sans les compter tous ceux que je connais.

LB DIE TT» v

Mais verrons-nous bientôt d’autres apothéoses?

PROHBTRÉB.

Le temps qui vieillit tout enseigne toutes choses.

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