‹ Pronostic et du traitement des brûluresChapitre 10 sur 13 · FERRIERE TASSE · texte numérisé non relu

FERRIERE TASSE

pe

niers jours, est plus calme. On refait le ssétient Suppu-

ration assez abondante avec reflets bleuâtres. On re

le cou de sous-nitrate de bismuth.

3 mai:

Les douleurs ont bien diminué d’intensité. Hier soir, mou-

vement fébrile assez marqué, température 39°7. Le blessé était arrivé depuis quatre mois de NReter administration de 0,50 de sulfate de quinine.

7 mai: :

La suppuration se tarit peu à peu.Le malade sort de l’hôpital le 25 mai, pour jouir d’un congé de convalescence.

Thymol.

Le D' Fuebler ( Dublin medical Journal, mai 1881) a adopté le thymol dans le traitement des divers degrés de la brûlure. Tout blessé prend d’abord un bain chaud, les surfaces brûlées et leurs environs sont lavés avec une solution de thymol à !/,595 à la suite, pendant quelques minutes, on fait une pulvérisation avec la même solution. Le malade est couché sur un matelas imperméable; les applications de thymol doivent être répétées chaque fois que les parties sont sèches.

Acide phénique.

Proposé dès 1860 pour la première fois par Lemaire, dans le pansement des plaies, l’acide phénique fut bientôt adopté par la très grande majorité des chirurgiens, après Ja publication de la méthode de Lister et les travaux de J. Lucas-Championnière, G. Poinsot, KF. Panas et FE. Cross, de Nancy. ar

Mais cet Chasiiome des premiers jours ne tarda pas à

être troublé par le récit de quelques cas malheureux, et

l'acide phénique eut bientôt à répondre d’accidents surve-nus après son emploi et que l’on n’hésita pas à lui attribuer. Lemaire, dans la deuxième édition de son livre, avait écrit:

«1 faut éviter d'employer la solution phéniquée sur de

grandes surfaces, car l’acide peut être FHRORUS et produire des accidents généraux.»

Lister avait insisté, lui aussi, sur la possibilité desemblables accidents et conseillé l'emploi d’autres antiseptiques, surtout | chez les enfants. En effet, à part quelques cas desusceptibilité spéciale, c’est de l’âge que doit être tirée la principale contreindication à l’emploi de l’acide phénique. Chez les enfants, et les vieillards surtout, ont pu être constatés des accidents analogues à celui que nous mentionnerons dans l’observation suivante, extraite de la thèse de M. Brun (Th. d’agrégation, Paris 1886).

Observation V. (Bilbroh,- Chirurg. klin. Wien. 1871-1876).

Louis H..., 75 ans, robuste pour son âge. Brûlures de la peau de l’avant-bras gauche.et de la paroïithoracique gauche. Se présente à la clinique trois jours après son accident. Ses brûlures gagnent en profondeur et il a la fièvre, la peau était dans un état intermédiaire à la production des phlyctènes et à l’escarrification totale. Etat général satisfaisant. Tempé-

rature 38°. Le lendemain (17 janvier), les brûlures furent

lavées avec une solution phéniquée à 5 p. 100 et pansées avec la gaze de Lister. Le soir, collapsus rapide, tempéra-

ture 35°. L'état comateux se prolonge toute la nuit et la mort survient à 6 heures du matin.

Eng RE

Autopsie. — Atrophie cérébrale, dégénérescence graisseuse du myocarde, reins atrophiés. :

Faut-il, dans la crainte de voir se produire des accidents pareils, renoncer à l'emploi de-l’acide phénique dans le traitement des brûlures? Evidemment non; car, agir ainsi, ce

serait oublier que, dans la très grande majorité des cas, les.

accidents se produisent dans des conditions spéciales, et qu’à part quelques exemples de susceptibilité impossible à expliquer et à prévoir, ce n’est pas la substance antiseptique

elle-même, mais la manière dont elle a été employée qui a

pu être incriminée.

L’acide phénique, en effet, possède à un degré remarquable la propriété de diminuer ou de supprimerecomplètement la douleur, quand on l’applique sur une surface brûlée. Oom-

biné avec la vaseline ou l’huile d'olives, il constitue un pan-

sement éminemment adopté au traitement des brûlure. Outre ses propriétés, calmantes, il a le grand avantage, capital en pareil cas, d’être un antiseptique puissant.

«Depuis plusieurs années, dit Georges Morton à l’art. Brûlures de l'Encyclopédie internationale de chirurgie, on traite au Pennsylvania Hospital toutes les brûlures par le feu ou les liquides, par l’acide phénique sous une forme quelconque. Les préparations les plus en usage sont la vaseline phéniquée, l'huile d’olives phéniquée et quelquefois la pommade à l’oxyde de zinc, additionnée d’acide phénique. Ces préparations répondent à toutes les exigences. On sait que l’acide phénique crée une anesthésie plus ou moins marquée de la peau, et son action est ainsi des plus ufiles. Sa combinaïson avec la vaseline nous donne un pansement très calmant, agréable, adoucissant et antiseptique, facile à appliquer et qu’on peut enlever en causant peu de souffrances, puisqu'il

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