‹ Pronostic et du traitement des brûluresChapitre 4 sur 13 · ES · texte numérisé non relu

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plus grave qu’une brûlure au troisième ou au quatrième : dégré, plus limitée. N'est-ce pas les brûlures superficielles 45 mais très étendues quiexposent particulièrement aux accidents RS. de la stupeur générale, à cet état plus ou moins grave connu ee. sous le nom de shock, et que caractérise «l’affaiblissement è ë des. pulsations- du cœur, l’abaissement de la température, la pâleur des tissus, un certain degré d’anesthésie joint à la faiblesse musculaire, avec conservation de l'intelligence.» (Piéchaud, th. d’agrégation, 1886). Re.

Relativement au degré, les brûlures profondes présentent ESSAIS des dangers inhérents à la suppuration qui peut affaiblir le malade à l’excès ou entraîner après elles les complications les plus diverses : septicémie, pyohémie, tétanos, hémorrhagies secondaires. Pour les brûlures des derniers degrés, la gravité du pronostic est en-raison directe de leur étendue en surface et en: profondeur. |

Quant au siège de la lésion, on ne saurait établir de comparaison entre les brûlures des parois de l’abdomen, du thorax, de la face et celles des membres, au point de vue de leur gravité.

Le sexe, l’âge, le tempérament et la constitution des brûlés sont encore des conditions qui peuvent assombrir le pronostie. On a vu, par exemple, des brûlures graves et même mortelles chez des enfants ou des nourrissons qu’on avait plongés dans un bain chauffé, pensait-on à une température convenable, souvent aussi un bain de pieds trop chaud, préparé à la hâte pendant une attaque de convulsions, fait de vastes brûlures. On à vu la mort résulter de petites brûlures du troisième degré surtout chez les enfants et les vieillards.

Dans le jeune âge, les congestions viscérales sont plus faciles; en outre, au moment même où l'accident se produit, le jeune enfant est plus fortement atteint, il sait moins

échapper à l’action comburante. Chez le vieillard, le pronostic est aussi plus grave; les forces vitales sont diminuées et l’on comprend bien qu’il ait une résistance moindre à opposer aux effets pathologiques que la brûlure entraîne.

D'un autre côté, le contact gradué ou habituel du corps avec la chaleur amène à la supporter à un degré étonnant. Les forgerons, les verriers, les tuiliers,les potiers, les fondeurs de cristaux sont habitués à manier des corps qui brûleraient vivement d’autres personnes; c’est ainsi que des forgérons passent pieds nus sur des barres de fer encore rouges. Gillet de Grammond cite le cas d’un Espagnol qui restait dans un four où on pouvait faire cuire un poulet. (Dictionnaire de médecine usuelle.)

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