‹ Propagation de l'électricité: histoire et théorieChapitre 10 sur 158 · CHAPITRE II. DÉBUTS DU XIX* SIECLE. DAVY. BARLOW. BECQUEREL · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DÉBUTS DU XIX* SIECLE. DAVY. BARLOW. BECQUEREL

19. — C'est en cette inriiic annre iS-iOque |»Hiaitl»* inriiioiro dans le<|ucl Ohm étalilit enliii Ja loi vrritahie dr la loiifinieiir par <Ii*s expérii.-nees failes au movi'a du couple Uierinoélectrique.

Laiss<'int [Miur Je rliapitre suivant, où nous ^^tudienms l'oMivre d'Ohm »'ii détail, les mémoires de cet éininent physicien, constatons spulemeut cpi'ils noxerciMent {tendant une dimine d'années aucuDi' action hors d'AlIcrnii^'ne. Pouillet <;n 182Î), dans la pn*inirTe édition de Sun Traité de Physique (') consacmit aux lois drs courants |HTnianofit<, à la notion de lonf/uenr rèduHe, donnéis comme résultant de ses propres recherches, quelques pnj^es, aussitôt traduites «lans les Annales de iN>;^;5endorff (-; sous le titre île " KecluTchcs sur la conductiiiilité électrique dans difféicnts métiiux», et auxquelles Ohm ne fait aucune allusitm dans ses mémoires ïiostérieurs. Mais ce n'est (|u'en 18^7 que parut aux Comptes Rendus le détail des expériences de Pouillet avec toutes les conséquences qu'il tirait de la notion de longueur réduite, comme Ohm lavait lait auparavant de son coté.

20. — Il est curieux <lc voir «piels scrupules préoccupaient alors les phy7«icicn< : critiquant la méthode de Davy, et décrivant hi sienne propre, Becquerel reconnaît qu(î ni l'une, ni l'aulre ifi'st « à l 'ah ri de la i>crte d'électririté qui a toujours lieu ?; quand l'élettricilé fia-sse d'un conducteur dans un autre. *» p. 7(»).

On aura une idée de l'incertitude qui ré-^nait sur les pcmvoirs conducteurs «l'après le tahleau suivant «jue j'<*iiq»runh* à A. (]. Ilecqucrel, en le condensant. (Voir Ir tiddcan de la ita^cî 20).

f De tous ces résultats, conclut Becquerel il n'y a «pie ceux qui •/mt compris dnns la seconde et la quatrième colonne qui puissent être comparés ; car les autres présentent des dillérences trop considérables. Xous le répétons encore, il en sera toujours ainsi, quand on n'iq)45rcra jws avec dcrélectricité provenant rh In ntnw^ aouvre. » El voilà le sec^nid scrupule expérimental, aussi lé«;iti me qu'il cîst <m-

t») ElèmraU de Physique exiger imeniale, t. I, p. 7.V1. f2) Pngff. Annal, t. XV, iSarj, p. yi-gT».

PROPAGATION DB L'iLBCTRlClTé

blié, aujourd'hui qu'on le sait inutile : L'élertricité qui provient de différentes sources n'a-telle point quelque quîdilé particulière à chaque source ; la lumière, la chaleur, le son en ont bien ! Rien de plus instructif à ce sujet (|ue la longue série de mémoires publiés par un physicien genevois, bien oublié aujourd'hui, Elii» Warlman» pour reconnaître si l'éleclricité n'est pas un état vibratoire, en essayant pai- exemple de produire quclcpie interférence d'action de deux électrodes plongées dans un lifpiide conducteur.

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