‹ Propagation de l'électricité: histoire et théorieChapitre 14 sur 158 · IV · texte numérisé non relu

IV

aSoi/j

afK)

aa3 '/j

aa4 3/;

ia4»/4

ia4»/4

laT.V*

iSoP'/rI.

(1) On sait en outre depuis Saint- Venant que le moment de torsion est considérablement moindre pour le fU laminé.

CHÀPITRB III. «^ OHM 29

Plusieurs autres ne sont pas moins l)onnes. La force mafinétique est «loue bien donnée par la formule

Dans les piles <\ liquides, la force olectromotrire a (die erregonde Kraft) est incomparablement plus grande que dans les piles thermoélectriques (*) et h n'est comparable que grAce à l'énorme surface des électrodes de la pile à liquide.

G>tte formule est d accoitl avec celle qu*a obtenue Becqu(»rel pour de i»etites variations relatives de j: par rap|>ort à by qui comprenait la résisUmce du gnlvanomctre multiplicateur.

29. — Ainsi en i)ossession delà loi de la résistance des conducteurs. Ohm en poursuit immédiatement les ap|)lications théoriques : j'en donnerai seulement les énoncés abrégés.

L'intensité du courant fourni en court circuit par un nombre quelconque d'éléments Volta en série est la même que celle d'un seul élément ; mîiis si les éléments sont montés en parallèle, Thitensité est proportionnelle à leur nombre.

L'inbmsité du courant fourni sur uu cin^uit très résistant par des éléments en série est sensiblement proportionnelle à leur nombre.

Dans les autres cas elle est intermédiaire ; il cite à ce sujet des obs4?rvations de Bischof.

Puis il discute le nombre de tours de fils du multiplicateur eu égard à la résistance du reste du circuit, et montre Texistencedu maximum (1 action, dépendant du nombre d'éléments de pile employés, de leurs dimensions, etc.. d'une manière tout à fait conforme aux observations an tcîrieures publiées par Poggendorf sur ce sujet (1821), et dont Nobili n'avait rien soui)çonné.

\}) En note, p. i5fi, Ohm indique l'énoncé do Davy ; « Conductibililé proporlionneUe h la masse du fil » ; en oubliant d'ajouter, « sous la m<^me longueur » pe qni le rend faux. Il cite l'inl^iressante exiKTJence de comparaison entre le fil rond et le fil laminé. V. p. i4 ci dessus.

30 PROPAGATION* DB L'jftUiCTRlCITé

30. — Quelques mois plus tard (/), Ohm annonce qu'il a été assez heureux pour déduire, avec Taide des mathématiques, de la notion connue et fondamentale de tension électrique (electrische Spannung) eîitre deuo) corps différents^ deux lois relatives à l'état intérieur des corps qui subissent Taclion de la pile électrique.

« Ces lois paraissent définir complètement le phénomène clans les conducteurs solides ; pour les liquides de la pile Ohm se réserve encore. Dans cette pubUcation il énonce seulement ces lois, et en tire les conséquences principales pour les courants constante et uniformes, sous la forme mémo qui est devenue classique depuis.

« Ces deux lois fondamentales sont (^)

(a) X = kw jy

Ar, pouvoir conducteur de la matière ;

/, longueur du conducteur prismatique homogène ;

w, section droite ;

a, tension électrique entre ses extrémités ;

a?, distance comptée sur le fil à partir d'une section arbitraire ;

X, force (Starke) uniforme du courant électrique tout le long du conducteur ;

w, intensité de rélectricité qui agit sur Télectromètre au \mni x ;

c, une quantité indépendante de x, »

L'équivalence des fils de longueur proportionnelle à leur sec^tion droite a été découverte « d'abord par Davy, plus tard imr Barlow, Becquerel et moi (^) », toutefois pour des fils qui ne constituaient qu'une petite partie du circuit total.

(*) Avril 182G. — Vereuch einer Théorie der durch galvanische Kriifte hervorgebrachlen clectroscopischen Er8cheinuiig<)n. — Vogg. Ann. V[, 45^*4^, et VU, 45-54.

(3) Loo, cit., p. 4^»3. Je n*ai rien vu de si précis dans Barlow.

GHAPrriiB m. — ohm 31

« A* définit la conduclihilité 8i)écifiqu<» il<' la iiirme inanièro que Ioî* t'xpériences dn Becquerel et Jes miennes. » Toutefois, lobservation que j*ai faite (sur l'argent) que des conducteurs de mî^ine nature chimiquo n'ont pas toujours la même conductibilité semble indiquer l existence de quelque autre influence. « Quant à la loi (b), elle a été déduite par moi antérieurement de nombreuses observations soignées îait«*s an moyen de la pile thermoélectriquo, publiées au Journal de Schweigger > avec des applications variées.

A CCS ap])réciations liistoriques il semble qu'il n'y ait rien à clianf:er aujourd'bui : Timportante loi de la section a bien élé découverte par Davy, mais unû énoncée ; la relation avec les actions électroscopiques et toutes les fécondes applications de ces deux lois réunies soDt dues, sans conteste, à Ohm.

31. — Voici un sommaire très succinct de ces consé^iuences théoriques :

A. — Phénoynènes électroscopiques dans un circuit simple. — Notons qu(; Ohm précise les cin^onstances extérieures qui influent sur la constante c, suivant que le circuit est entièrement isolé, ou est. par exemple, en communication parfait*? par un de ses points avec le sol. Eléments associés en tension ; influence de la résistance du circuit extérieur comparée à celle de la pile. Tensions électroscofiiques le long de la ])ilo, en supposant qu'à chaque lieu de dévelopf>ement d'électricité tout le changement diî tension de la pile se produit brusquement; tensions dans le conducteur liquide. Etat d'un circuit qui contient deux piles en opposition.

Le mois suivant, Ohm écrit fi Poggendorf cpie lexpérience a c<mfirmé siîs déductions théoriques (*). Une pile à colonne de cent disques, fermée imr un fd de laiton de 3oo pieds et d'un sixième de ligne de diamètre, ne donnait entre, ses pôles qu'une tension a peine >ensil)le à Téleclroscope condensateur et comparable j\ celle d'un seul *'lémenl ouvert. En remjdaç<mt le fil de laiton j)ar un fil de fer tn^s

(U Ein Nachtrag zu dom vortstehcndeii Aufsatz dos H. D. Ohm. — Pogg. i4nn., t. VII, 117.

S2 PROPAGATION DB L*éLBCTIIlCITlfi

fin (n° i5) de mt^mo longueur, la dlslribution devint sensible môme sans condensateur : Avec une pile à tasses de douze petits éléments, réunis i)ar le même fil de fer, une extrémité mise au sol, Fautrc extrémité « exj)lorée au moyen d'un éleclromètre, sans condensateur, très sensil)le » lui donnait une impulsion.

Ceci fixe bien la définition expérimentale de la tension de Ohm.

L-ex|)loralion du liquidt» inlérieur de la jûle a donné des singularités.

32. — Toujours soucieux de contrôler ses vues théoriques, Ohm public au début de 1827 de nouvelles recherches expérimentales ('). 11 s'agit de la loi de^ sections droites de Davy, d'après laquelle « réliH»tricitt», pendant qiiVlh» ])arcourt les corps, est également répartie entre toutes leurs ])arlies. » Gîtte ])ropriété i)anut si op|K)sée à la distribution suj)erficiell(» de Télectricilé en repos, qu'une nouvelle preuve expérimentale n'est i)as sup<»rflu(\

Avec sa pile thermoél(Ttri(pie (»t son galvanomètre de toi*sion, Ohm compare d'abord un fil de laiton de iG pouces 4 lignes de longueur avec un autre bout de; môme longueur laminé jusipi'à être sept fois plus large qu'épais, et il trouve 1 29 ' pour l'intensité avec le fil

rond, i32 ^ avec le fil aplati ; ces deux nombres doivent être regardés comme siMisiblement égaux. Touh^fois il perfecli(mne les prises de contiicl avec ses godets de mercure, pour être assuré d'opérer toujours sur les mêmes longueurs ; et opérant sur 8 fils identiques placés côte à cùl(», puis sïir 3 fils différents combinés en dérivation de toutes les manières, Ohm trouve l'obscM'vation et la théorie d'accord à moins de deux divisions près du himbour de torsion sur un total de 100 à 3oo divisions; ayant constaté celte concordance étroite, il ajouttîi «cm voit combien la loi qu(» j'ai établie diffère de celle trouvée» par Dîivy et confiiniée par IkH:quercl ; et on pimrrait encore (»xagérei* cette différence en changeant les dimensions du circuit ». Gi»llc différent» n'existe (pie dans l'imagination d'Ohm.

(M Kiuige electrische Versuche. — Jahrb. dcr Chem. Ph. Schweigger, XLIX, 1827 p. I.

Page 1