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Chapitre B. — Phénomènes de tension

CuAFiTRB C — Phémmiènes d(» courant.

Ai*pb>di(:b. — Sur les actions chimi(jues qui se produisent dans le cii'cuit galvaniqu(; et sur les variations (Pintensité (|ui <*nsont la conséquenc<î.

34. — Sans analyser cette œuvre (»n détail, prenons-y c|uelques ntationsfpii nous renseigneront Jnen sur le vnii |M)int de vue (rOhm.

Premier principe. — Distribution d(; rélectricito dans Tinténeur d'un seul et même corps : « Je suis parti de la supi)Osition qu'une molécuJe éhxrtrisée ne peut (^ommuniffuer d'électricité qu*aux molécules contigués, de telle sorte (lu'il n'y a jamais d'échange immédiat entre des molécules situées à une plus grande distance. »

I)eu.rihne principe, — Disi>ersion de l'électricité dans Tatmosplièn; airibiante. <f J ai adopté la loi (pie Cioulomb a déduiU' de s(»s exjM}riences »... « dans le C2is d'un circuit gsdvanicjue, comme rélc^clricilé rircule rn très grande partit? dans l'intérieur des corps, il n'y (»ii a qu'une très jielite partie qui soit soumise à Faction de lair, de sorte» qijr* la dis[*ersion est comparativement très petite et n'intem(»nt que rarement dans les cx|M3riences. >

Troisième principe. — Mode de développement de l'électricité au

'\ Di'S galranische Kette^ mathematisch bearbeitct^ vou 1)' G. S. Ohm. Berlin, 1827, bel Riemann.

En anglais, tradoit car Wiuiam Francis, étudiant en philosophie de l'Univereilé de Berlin, dans Scientific Mcmoirs... edlted by lUchard Taylor F. S. A V ol. II. i85i, p. 4oi-43*) et 437-500.

En français , Traduction, préface et notées i)ar Gacgaih, iS^io, MauitBachiueb.

34 PROPÀ.GATION DE L^BLKGTRICITÉ

point do ronlacl do deux corps hétérogènes. « La forte éleclromotrice 8(î trouve déniiio p«r le principe suivant : Quand deux corps différents st» touch(Mit, il s'établit au point de contiict une différence constante entre leurs tensions. »

« &»s deux dernières lois sont purement expérimentales, mais la preniièn* est, en |)arli(» du moins, liy])otliétique. »

« Los équations que Ton obtient sont de la môme forme que celles qui ont été. établies par Fourier et Poisson pour la propagation de la chaleur, et elles i)euvent être Irait/îes d'une manière analogue... »

36. — Les alt(''rations chimiques qui se produisent dans les parties liquides du circuit compli(|uent le phénomène et en auiient hi vraie nalure ; u j'ai donc étudié séparément hs circuits galvanicpies qui !ré|)rouvent «Taltération chimique dans aucune de leurs parties » et consacré un appendice aux nutn»s... « Pour (prune théorie soit utile et durable, il faut que toutes ses consécpiencea soient d accord avec robsiM*Yation et Texiiérienct^ ; or, en ce (jni concerne la prcmiènî classe de circuits ci-dessus mentionnés, cet accoi'd est suffisiimmcnt étabh, ce me semble, soit par les exj)érienc«»s antérieures d'autres observateurs, soit ])ar celles (pie j*ai moi-même exécutées : ce sont ces et^^ériences qui m^oni fait décout^rir la tJiéorie que je développe ici et qui JïCont etisnile déterminé à m'y consacre^'' entièrement. 11 n'iMi (^t [dus de m(>m(» pour les circuits de la seconde classe... ; j'ai donc pris le parti de reléguer dans un coin cette classe de circuits... )>

36. — Même en faisant abstraction de la tradition acquise, il (»st facile à (*eux qui ont suivi hîs travaux expérimentaux d'Ohm, de voir |>ar qut^lle élaboration lat(^nte il a oIa!! ctmduit à F <( hypothèse » qui forme son premier princijje ; i)ent-étre peut-on regretter qu'il n'ait pas rappelé formellement au début de son livre le fait (^xpc^rimental, qui im[)Oses(m hyi)othèse. celui de la participation uniforme de lout^ la 8ecti<jn au passage du courant ; fait qui a tant étonné les physiciens d'alors et qui suii)rend (Micore tellement tous ceux({ui ont été d abord familiarisés av(*c rélectrostalicjue, même quand on ne prend j>as

ClIAriTRE III. — OHM 35

plaisir h jiMcr Ir Iroiibli» dans h'ur «'Sjirit rii y ajoïiUmt dès le dôbul la pro|insirnin [lanMloxalc de Kii'cldi(»ff sur iadtMi^itr iiullr d(^ lï^lcc- IriciUi dans le ronducleur. Uni' des (ihrasrs cilé«'s plus haut (»t loul If \v<W ihi livre luontiv clainiiKMd (pie Ohm n^f^ardail. la drnsilr dr IV'U'L'trii ité cniiime fiuii* dans h* coiiduclcur ; nous y n^vieudrons.

N«ilons encore, «pu* loul m excluant dr sis raisonneiiH'iils rertaius le» ivgiuns (lù si^ produis<Mit drs arlions cliiiniipied, Ohm tmih* di^ la pili* dt* Voltii. de sa r(''si»ilanre inlérinire, 4'lr. ; Ions ses misonnemonts sfHit c<»rreets, pourvu «pie la fdire êltM-lroiii<)lric4* do la pile et «irépistanee inliM'ieun^ soient ronstanles ; mais il ne soupçonne pas tMiciiH' la liaison entnî hi force dtromposafite et la forec éleclromotrice.

37. — 11 |»;irait inutile de résumer l'iKTR'inucTio.i ; e^* sont t(»iil4>s k< |iri>priétcs riassiipKs des einuits simples dans lëtat permaueiil, exjiosées en faisant le )diis larj^e usaj^c» de la reia-ésenlalioii gé«)Fn<''trique linéaire {{c:^ tensions le |i>ii«^ d4*s eirciiils avec h's sauts bnwpies aux points de contact hétéro^îènes, en insistimt sur ce fait qne la position de la lif^ne hrisé»^ ri'|)ivscntalive n'est com|)lèh'ment déliTminée que lorsipron sait <pn'l j)i»int est en communicalioii avec le sol. Quant à la différence entre les effi»tsdes piles theniHH'hMtiicjues **! ceux des piles hydriM''leclrifpies conslaiites) sur les mêmes coii- «Inrteurs extérieurs, elle provi(»nt unicpiemenl de ce ([ue la f(»rceélec- Iromotrice et la résistance des premières sonl beaucou|) [dus petites •jue celles des secondes.

38. — An début du Ciiapitrk A, Ohm définit la teiisinn de réliM-lricilê au moyen tie rélcclroscnpe, d'une mîinièrejpii, mnlInMireiisemeiil, manque «le netteté (') ; et après (pielqu<\s réfleximis sur le nMe utile des hyjiolhèsos mathématiques, il énonce ses hy pot hèses : n Quand deux éléments élec^trîque» E et E' créole grandi^ur et de mémo forme, sem-

r) • On détermine ]ii force avec laquelle l'ôlertroscopp ««st repoussé ou allirt \AT le corjis avec lequel on Vn mis ni irlalioii (Vcrlùiiduri;:) ; colt<; force «ra appelée force élcctroscopiquo du corps A. »

36 PROPAGATION UB l'ëLBCTRIGITÉ

blabh^nonl placés ï\m par ra|)p<)rl à Fauln», mais doués de tensions inéjialos. sont situés à uni» distanco <*onv('uable l'un do lauln', ils manifcstcul uïio tondauco inutu(»lU» V(m*s Télat d'ccpiilihiv, ils vonl coiilinui'IliMncMil en se rap|>rnrliaut de la nioycMine de leurs tensions, jusqu'à ce qu'ils Taient alleinle, c'est-à-dire que I elal électriqiu? des deux éléuieids se modifie iiussi longtemps qu'il existe une ilifférencc (Mitre leurs tensions, et (pie cet étal devieid invariable (piand les d(Mix éléments sont arrivV's à la même li^nsion ; par consé(pient, la variation d(» l'état éleclri(iue et la différence des tcMisions sont deux ([uautiti'îs lices entre elles, de tcll(» manièn? (|u*elles disparaissent en même temps ; nous admettrons qu(» la variation de tension que les deux éléments subissent dans un instant (wtrômeraent court est |)ro[M>rti()nneIle à la différ(»nc4' des tensions actu(»lles des éléments et à la grandeur du temps éaiulé... »

39. — Remarquons (!(» suite qu'ils'a^'it là d'une hypothèse analogno à(M»lle de Kouriert.Mi chaleur, mais bien moins naturelle. En chaleur, c'(»st un fait (|U(» IVchang(* se fait graduellement par rayonnement entre deux (•<jr[)s (éloignés, et rhyiM)thès(î de Fourier n'est jmiup ahisl dire que la réduction microscopique du fait d'observation. En électricité, rien d(» semblable : (l(»ux corps éleetrisi^sen présence, à distance nu |M»u grand(», dans l'air, u'(';chang(Mit ri(»n, à ]a*oprement parler ; chacun d'(*ux eons(MV(» sa chai'g(\ ou la p(T(l d'une manièn» indci)endante, par d(»s fuites, c'est-à-din» (pielqu(^ chose de très mal défini et de très confus ; (îe u'(»st qu'à très p(»lit(» distiuice que rechange se pmduit. et cela d'une manière discontinue, i)ar aigrett(* ou |)ar étincelle ; h» phénonuMu» (lir(M*tem(înt observaidc sur des corps de dimensions finies est donc très différent du phénomène moléculaire hypothétique en él(M'tricité (').

40. — " Nous avons admis, conformémeni à toutes les observations fait(*s jusqu'ici (ï), (pie lors(|ue d(»ux éléments qui ont les mêmes formes

(i) A ccrlains tî^anls, umi <lifficult<^ aualo|?u6 |H*ut.i>lro soulevée \H)ur l'hypoilièsii (le FouriiT ; la rt'duction hypolliétu|m' aux (liiiieiisions niolëfiilnires, qui sout bien plus petites ([ue les loii^ueur:^ d'onde, csl loul h fait arbitraire et î«uii» justifi(Miliou ; jo m'occuperai ailleurs des échanges de ce genre. M. B.

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