‹ Propagation de l'électricité: histoire et théorieChapitre 7 sur 158 · CHAPITRE I. — FIN DU XVI II' SIFXLB. CAVKNDISII · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — FIN DU XVI II' SIFXLB. CAVKNDISII

canal, tlniis UmiiicI 1<* flui«l(» esl siii>posr iiicoinprrssilih' ; c'rsl I« fil iiK'liiirHiuc fin lit* nos niisciiintMiicnls ucluris ; rt lÏMpiilibn' rst atldnt, lorsqiir la pression du flnidc est unirorinc.

« Pour ju^tT, (lil-il dans la druxiènic partie di^ son niéuioire !»• ma., si un ivjrps A rst électrhv posUinnnent nu n^gatirejnctit, supposons ((u'iin anln* corps H de forint* et de dimension données, soil plai-r à une dislani't» infinie* de A et dt» loiit aulre corps, .mrchart/i* i»u sous'Chavfjr (oviT or nnder diar^ed). Supposons cpie H emiiieiini* la même quanlilé de fluide ipie s1! ronuniini(piait avec A |»4ir un canal de flnidc incom])re>sil)l4' : nlors, si H esl itira/iarf/è, je dis que A esl élertris*'» positiv<'inenl ; s'il esl snusc/tarffr, je <Iis que A esl éleelrisé né^ativemi'iit ; pins le degré de su relia ip» de H esl faraud , plii.s \r detjvv cVilerti'isallon ptisilive de A esl grand, et v. v. »

I-.a définition expérinn'ulale du potentiel esl encore la même aujourd'Iiui.

Les définitions tliéori(|ues se tnmvenl avec plus d(» nellelé encore, dans un niann>cril préparatoire ') resié inédit :

rt Déf. I. f^orsqne le fluide électrique dans un corps est plus pressé que dans l'état iiîiturel.jedisque le l'orpsosl électrisé positivement ;...

chef. II. Lorsqu'un cin'iis eontiont plus de fluide éi(M'lrique tpie dans rétat naturel, ]v dis (pi'il est surcliar;:é ;... »

6. — Ainsi familier avec ces notions distinctes de degré dVlectrisî!tion id (le charge électrique, habitué à rnsngedes c.inaux dans ses rai- Miunements, partint de riiypothèsi» d'un seul fluide, qui (»cciipe tout rt*space, mais n'est mobile <pie dans les conducteurs, (Invendisli était nalurellenu'iil conduit à regnrder le fliiiih; comme s'éi-onhint à Iriivers balte la section. >ans ipie le caractère superficiel de la dislributi<in statique lui causal la inoiiulre gène. Dès la fin «lu mémoire jmblié en 1771. la propnriionnalité di' la résistance l\ la loiigiirur est H'.Liardée roinme évidente w^ \\S\). Il était ég.doment préjiaré à se repré-^eiiler exai'Iement W partage des dérharges mire plusieurs lirniil-. parallèles ; c'est <-e qui lui permit d(; comprendre et de coor-

i^f Thouffhtê eoncerning cUctricity^ p. <y>, u* aoi.

8 ' PROPAGATION DE l'cLBCTRICITA

ilonn<T lies ï)h(''noinoiics singulier*!: c»b«on'6s par G. Walsh (*;, sur la torpille dans l'air et dans l'eau. Dès le début de son mémoire (*), Cavendîsh explic]ue que, la résistance du 1min d*eau salée étant comimrable aver eelle du corps humain, le choc de la torpille dans IVau est encore sensible, mais moindre que dans Tair, et il donne un ailcul exact du partage de la d*M-har?£e d'une batterie entre le corps de robs<»r\'ateur, IVau. »»l le liois humide qui représente le coq)s de sa torpille artificielle.

7. — Boccaria avait déjà remarqué (1772) que le choc reçu à ti-avers un tube large est i)lus intense qu'avec un tube étroit. G) vendish pi-écisa «'«'tte notion en novembn» 1773. 11 compara (') les chocs tn»s faillies de deux jarres soit h travers un tube soit à tmvers neuf tul)cs IMïrallèles <le verre «le mcnie loufçueur et de même sivtion totale ap))roxiniative que le pn'micr. pleins d'une même solution salée faibh' : .'^7 pouces du premier continuaient QSojii-ains d'eau, 37 pouces des neuf autres contenaient 258 f^'rains d'eau.

La différence fut douteuse; pourtimt le choc îi travers le tube uniipie jKirul plus fort. Avec sept tubes seulement, la lUfférence était manifesh'.

Puis il compara une longueur de 44 l)ouces i/4 du tulie large à un tube ne contenant que 44 grains d'eau |)our ^7 i)ouces de longueur, et trouva que 8'\4 est trop et r)"',2 n'est pas assez. Prenant la moyenne 61,8 et comparant les rapports des longueurs et des sections, il trouva

44"r WoJ li'-\^') ]

ce qu'il énonça en disant que la résistance est i>roportionnelle à la ])uissance 1,08 de la vitesse (supposée en raison inverse de la section).

(«) Of the el<»otric propcriy of t!ic Torpoili). — Ph. Tr., 177:^. C'^) An account of soine ulteiniils lo imilate tlie effectî* of thc lorpedo by electricily. — Ph. Tr., 1770.

(•) NO 574. p. 293.

CIIAPITRR I. — PIN DU XVIIl* .SifeCLI. CAVENDISII 9

Di'iix autres lubos, comparés à la même époque, donn^ronl Tex- |K>3aiit i,o3.

En janvier 1781, huit ans plus tanl, Cavendish reprit la même oxp«»rienc€ avec deux nouveaux tulM»s el trouva une première fois iVxiwsant 0,976; la ser<mde fois i,oo.

D'ailleurs, ni dans le journal irexpérionces. ni <lans le n^levé fiDal des résultats, ("avendisli n\i souligné rimportance de ce dtTnier résultat — 1,00, — rfui se trouve au milieu des expériences sur le> diss4»luti«>ns ; il n'eu est pas moins vrai que dès celte épiKjuc» l'Ioiv'uée, Cavendisli savait que la résisUuice d'un tul>e est proportionnelle h la longueur el en niisou inverse de la section.

8. — Pour la comparaison du fer et de l'eau sîdée, il opère autn^nient (*). Les deux bouts <Iu fil de fer de 2 r>4o pouci's (12 pieils )ii\sent 1 4 grains) sont attachés ît des |M)i^nées de laiton, tenues dans chaque main et la diVliar^e s<* parla^^e entre le fil de fer et le corps di- Cîivt-ndish. Remplaçant le fil de fer pjir une colonne d'eau salée ï >aturation (1 |K)uee contient <),!'-« grains d*eau pure) il trouve que lt»clioccst le même pour une longueur de 5,i pouces et diffèn» si un change la longueur d'un quart de \xn\ce.

tVest si'ulemenl eh ijjO que fut arrêtée la technique décrite plus

iiaal |iar Maxwell et qui a servi à toutes les mesures sur les solu-

t'Kms.

Lis données sont assez complètes ])our rpie Maxwell ait pu inscrire

■ i n'ilé do rhaque exp('»rienc<* la résistance en ohms d'après les me -

i. snnrs «le Kohlrausch.

! Pour les fils iU cuivre, les essais faits en 1781 (-), ont pré- I j^nt»- de gnimles difficulUV, et fourni <les résultats assez singuliers que Maxwell n'a pas réussi à reproduire.

9. — Stupéfait de rétendue et de rexaclilude des résultats oh- ^ tpno-! par t^ivendish en appréciant rid(»ntilé des chocs dans di-

10 PHOPAOATlOlf DE L^BLKCTRIGITK

vprsos rin'oiislnnrvs, Maxwell n repris une iHiule, dont (lavendish sV'Inil f)n'ui)é à diverses rejuises, eell<»dc l'intensilé de la sensation produite par une déelmrg(» éleclri(|U(» (*;. (lavonilish s'altendail h c«ï quo rintensitc'ï du clioe fût pniporUonni^llo un produit de la nuantité iréleclricité par sa vitesse, on, en laufîaf^c aetuel. au travail électrique ilé|MMisé dans le eorps; mais rex|M'Tience jie réi>undit jias 21 son attente. Or, ou sait mainUMiant que la rapidité de la déeliar^'e a une influenei» prépondérante sur la siMisation. A liavers une résislanee U s^uis self induction, la loi de Tintensité I en fonction du temps t>st, eommc on sait,

pour un potentiel initial V,, et une capacité ('. Comment la sensation

dépend elle de , " et de (IRI ou plutôt, quelle est la relation entre . '*

et (iR quand la sensation <»sl la même V f/est ce cpu» Maxwell îi étudié par la sensation «le rlioc <|n'il resseutail dans les |)oifînels r{ d;ins les coudes, en recevant la déeliarfre par li*s deux mains i)lon,i:ées chacune dans un haipiet tTeau salée — on mieux par l'inscription de la secoussi* musculaire il'une fîrenouilh'. Pour des temps (IR qui ont

varié dt» o\<m à <»",ooo «i, '• a varié à peu pW»s comme ((iU)"'''* ;

les quatre expériences ile (lavendisli cjne Maxwell a pu calculer conduisenl à des exposants du nu^^nu* oitlre.

10. — l>*' tous ces résultats, (lavcndish ne publia rien ; il n'en laissa rien savoir, ou à peu prés rien, même à ses collè«^ues «le la Société Hoyale d(» Londres ; car il était peu communieatif : Maxwell notrw///' visiti* d(* qm^hpn's membres de celte Société dans son laboratoire, pour voir b»s expériences sur la torpille. Dix ans dr travaux assiflus furent ainsi perdus pour la Srirnce ; l«'S lois si fécoud«»s des capacilés, des pcmvoirs inducteurs, de la couiluclibililé des dissolu-

(i; Note 31, p. 43:-4.»3.

CHAPITRK I. — PIN DO XVIII SltCLB. CAVBNDISH 11

lions [rest«Tont inconnues des savants pendant plus do (rente ans ; ellos avaient été découvertes à nouveau et étaient ac<juises à la Science <lepuis près d'un demi siècle, lorsque la publication des manuscrits de Gavendish fit à la fois admirer sa puissance de travail, ainsi que la i)énétration de son esprit, et regretter son indifférence ponr le public et son dédaigneux silence.

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